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V... était un homme froid, raide, sentencieux

Un jour, un élève casst par mégarde m carreau

GAIETES FA.RI8IENNES 255

de la porte vitrée de Tatelier; il se hâte d'y appliquer provisoirement « une taie en papier », selon Texpres* sion au don César de Victor Hugo.

Le lendemain, en arrivant à Tatelier, M. V... donne un coup de sa canne dans le papier et le crève.

— Qui casse les verres les paie, dit-il gravement. On baisse la tête.

Le maître parti, on remet un nouveau papier.

Même scène le jour suivant : même coup de canne delapartde M. V..., accompagné du même proverbe.

Le surlendemain, le peintre se trouve encore face à face avec une feuille de papier. Il s'irrite de cette obstination, et c'est avec plus de violence qu'il assène son coup de canne, en accentuant davantage son refrain :

— Qui casse les verres les paie I

Mais, cette fois, c'est une véritable vitre qu'il vient de casser... vitre que les élèves avaient fait poser, et qu'ils avaient malicieusement recouverte d'un papier.

Qui fut penaud? comme disent les fabliaux.

Ce fut M. V..., dont les yeux ne cessèrent de lancer de sombres éclairs pendant toute la durée de la leçon.

On ferait facilement un gros volume avec le recueil des charges d'atelier.

Voillemoty Olivier Merson, Delor, Roux, de Pennes, Jung, Vibert en savent beaucoup. Il faudrait les amener sur ce chapitre et écrire leurs causeries. Grâce à eux, on connaîtrait ainsi :

Le Mannequin qui a pris médecine;

La Partie de Colin-Maillard;

Le Modèle ruminant;

La Lutte à la foire de SainU'Cloud;

Les Amours de rélève La Rozière ;

Le Tronc pour le propriétaire ;

L'Italienne sans le savoir et le Pifferare au safran.

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