‹ Mon franc parler (volume 2)Chapitre 19 sur 66 · APRÈS LES FÊTES DE KIEL I · texte numérisé non relu

APRÈS LES FÊTES DE KIEL I

jourd'hui, pleine à la fois de chimère, d'amertume et de découragement, nous marchions le long d'un champ de blé, et je comparais à la nadon armée et immobile ces épis verts, qui se dressaient comme des lances, sous le del morne, dans Tair orageux. Mais, au fdnd de l'épaisse moisson, les alouettes chantaient doucement, accablées par la grosse chaleur.

Chante, alouette, chante! Je veux espérer!

Rappelle-moi que, dans les masses populaires, vibre et palpite, simple comme un instina, l'amour de la France I Chante, alouette gauloise I jusqu'au jour où m t'envoleras dans la lumière, au grand soleil de la Victoire I

2^ juin ï8^S,

La Décentralisation

> I nous en parlions un peu? Elle est fore à la mode.

Et ce serait si simple de décentraliser. Il suffirait — mon Dieu I oui — de supprimer les chemins de fer et de couper les fils télégraphiques. Je m'étonne qu'on n'y ait pas songé plus tôt.

Ohél ohél vous qui voulez être nommés députés, quand le suffrage universel — que le diable emporte! — nous versera sa prochaine tournée! Prenez vos numéros, citoyens candidats! Ne vous y trompez point. Pas de gaffe ! La décentralisation, c'est la plate-formelilectorale de demain. Ne soyez pas les derniers à inscrire ce grand mot, — je dis

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