AUX BAUX-BONNES
Mon avril et sa primevère Sont loin. Je suis vieux, je me tais.
Adieu les vers où je chantais Lamour qui fut ma grande affaire,
Pai mis dans un oubli sévère
Ces rimes du temps où f aimais,
Et je ne les lis plus jamais.
Fleurs d'herbier! PapUlons sous verre!
Mais, Bartet, votre exquise voix Leur rend le charme ^autrefois.
Mon cœur s'émeut à vous entendre.
Les papillons sont palpitants.
Les fleurs donnent un parfim tendre;
Et j'ai mon arrière-printemps.
S septembre i8pj.
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A TExposition de Bordeaux
N revenant des Pyrénées, je me suis arrêté à Bordeaux et j*ai visité l'Exposition.
On dit, en ce moment» beaucoup de mal des expositions ; il semble même qu'un courant d'opinion s'établisse contre la kermesse internationale dont nous sommes menacés pour Tannée 1900.
De farouches décentralisateurs, qui trouvent que Paris n'a pas été sage, voudraient le mettre en pénitence et le priver de fontaines lumineuses et de danse du ventre. Je suis de ceux qui subiraient ce châtiment, non seulement sans murmurer, mais même avec un certain plaisir; car ces « admirables