‹ Mon franc parler (volume 3)Chapitre 15 sur 60 · AUX EAUX DE MIERS · texte numérisé non relu

AUX EAUX DE MIERS

récemment votée par la Chambre; et, franche»

ment, n'aimeriez-vous pas mieux entendre parler du curieux travail d'une bonne truie dans une truffière que de celui d'un ministre flairant le terrain parlementaire et y cherchant, du groin, les suffrages de sa majorité?

Telle est, chers lecteurs, depuis une dizaine de jours, la vie de votre causeur hebdomadaire. J'ai fait aussi, dans ce beau pays, quelques excursions, dont j'aimerais à vous entretenir. La vallée de la Dordogne est enchanteresse ; et le sanctuaire de Roc-Amadour, avec son babélique entassement d'églises et de chapelles, est, après le Mont Saint- Michel, ce que j'ai vu de plus audacieux, en fait d'architecture gothique. Si quelque actualité ne se jette pas à la traverse, ce sera pour la prochaine fois.

2 août 18^4»

Roc-Amadour

;oc-Amadour... Roc-Amadour... » crie le conducteur du train en courant le long des wagons. Et, s'il s'est endormi tout à l'heure, après avoir admiré la splendide vallée de la Dordogne, le voyageur est tout surpris de s'éveiller dans une sorte de désert. C'est le causse de Gramat. Partout de la pierre. Les vastes, mais très maigres herbages, à l'herbe courte, sèche, comme roussie, où pâturent de rares moutons, sont entourés de murs bas, sommairement bâtis de cailloux superposés. A perte de vue, la roche perce la terre,

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