‹ Mon franc parler (volume 3)Chapitre 29 sur 60 · SIGNAUX DANS MARS I · texte numérisé non relu

SIGNAUX DANS MARS I

longue, il m'a semblé que les silencieuses, les impassibles étoiles se fixaient toutes ironiquement sur moi et je n'ai pu supporter plus longtemps leurs regards. Et, seulement parce que ma pensée a tenté ce coup d'aile vers l'infini, je me sens encore, à l'heure où j'écris ces lignes, fatigué comme après un combat et brisé comme par une chute.

18 octobre 1894,

Paul Arène

N i86f , la rue du Luxembourg n'existait pas, et, de ce côté, l'on pénétrait dans le beau jardin Médids par une grille située au bout de la rue de Fleurus. Là, se trouvait le théâtre Bobino, qui est mêlé à tous mes souvenirs d'enfance et de jeunesse et dont, si vous le voulez bien, je vous parlerai un de ces jours, car il me donnera l'occasion de vous conter une ou deux petites histoires. Mais aujourd'hui, c'est seulement du café de Bobino — disparu comme le théâtre — que je voudrais ndlumer

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