LENDEMAIN
fants? Réfléchissez. Cet ouvrage, qui semble vous faire plaisir, est issu de la tradition grécolatine. L'auteur est un vulgaire Français, qui tâche d'écrire le moins mal possible ^dans sa langue maternelle. Il s'est contenté de l'alexandrin de nos aïeux, du vers de douze syllabes avec une rime au bout, et l'action de ce drame est en somme simple comme bonjour. Public français, et vous, chers confrères de la critique, je m'étais laissé raconter que vous aviez changé tout cela. Ne vous y trompez pas. Tour la Couronne n'est pas un ouvrage traduit du bulgare, et l'amour de la patrie — sentiment désuet et suranné, s'il en fut — y fournit le fond de la conversation. Et vous applaudissez? Est-il possible? Je croyais que vous ne vouliez plus que de l'art brumeux et du vers bancal. Non? Vraiment? Vous ne considérez pas Corneille et Victor Hugo comme des galfâtres, et le théâtre héroïque est encore capable de vous emballer à ce point-là! Franchement, je ne l'espérais qu'à moitié. Mais, puisqu'il en est ainsi, marchons, mes enfants, et vive la France! :d
J'ai rengainé ce petit discours, parce qu'il était minuit et demi et parce que mon cher directeur Fernand Xau m'attendait, au Café Voltaire, pour souper avec quelques camarades. Cependant
■OH FEAMC PARLER
f ii.ruse: ^oeiqae dioïc, convenons-en, de lancer ce Mcx € speeck b«
r^res^ cft eitc, et dq>uis longtemps, perdu ^x::e CK!c£uue dms ma pièce. Porel, le presser ijnecxer à qui jeFavais montrée, me l'avait ^^(^5Me.i;;$à^iLdalls mon propre intérêt ec pour me ôcttsier ;:ae pcenve d*amitié particulièrement oc^.x:Ke ce toodunte. Je la lus ensuite à un cra- |:«c^^ cÀci^ei. qui n*j comprit rien du tout. £J^ sKc.âs3î ton. il est vrai, mon ami Jules Cla- ^(ci(. ^.:i. ^i. est un liomme de lettres. Mais on iJL.t^^}e.àUComed2e<ffaDçaîse,rAdministrateur e$c j( cbdfet non k maître. CLuretie voulut abso- L^dect qae ye ioniusse lecture de ma pièce au ^>cs^^é. Ces messieurs récoutèrent, Tœil morne et la tèce lML.ssee« comme les chevaux d'Hippo- Irte dax:$ le Kcit de Hietamène, et la reçurent fVK::ï:er,r: mjùs iU me firent demander, séance ter«as^e^ si |e n^aimais pas mieux une reprise de Sn^^ T.yrfl^L Poser la question, c'était la ré- $.x:ire. Je sais ce que parler veut dire. Je oonsenxts^ et JTorcTc^ tut, en effet, repris... trois ans plus tard.
Tout cela, convenex-en, n'était pas bien régalant. Je songeais parfois qu'ils devaient savoir leur métier, après tout, les gens de théâtre, qu'on