‹ Mon général, sa femme, et moiChapitre 28 sur 31 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

« Glory without end « Scattcr'd the cloudi away and on thatname attend • The tcars and praises of ail time.

(Bïron , Gbilde Harold , canto A').

Hélas ! la guerre arrivait en même temps que moi aux frontières de notre pauvre France, et je n'eus que le temps de faire faire un uniforme et de me pourvoir d'un cheval.

« Il serait inutile de chercher à te retenir : je ne le tenterai pas, me dit Hertel ; tu as tort et tu as raison. Il s'agit maintenant pour ton pays de repousser l'invasion, et il faut croire que la France va, cette fois, comprendre ses intérêts. Adieu, mon ami, pense à moi de nouveau, au jour du malheur. »

J'appris à Colmar que mon général était employé au sixième corps, du côté de Mayehce* Je courus l'y rejoindre.

Je le trouvai se retirant vers Metz.

M. de Marilly m'accueillit comme un frère. Il avait appris par son oncle, à qui j'avais écrit de Munich, que j'avais échappé aux Prussiens et il en avait, me dit-il obligeamment ressenti une joie inûnie.

« Vous avez pris ma place, mon cherGermond , ajouta-t-il , je ne saurais l'oublier; sans vous, je serais prisonnier en Russie. »

Le malheur de nos armes avait entièrement changé l'humeur de M. de Marilly, mais sans abattre son courage. Il s'exposait en vra^ houzard , et se battait toujours au premier rang. *

Hélas I tout était perdu ; nos débris , échappés à Leipsick, à Hanau et surtout aux fièvres contagieuses qui régnaient à Mayence et environs , présentaient le plus triste spectacle. Un affreux découragement existait dans nos rangs.

Nous allions, disait-on, reprendre l'offensive; l'empereur arrivait à Chàlons avec une nouvelle armée.

Tout notre espoir était en lui. Oh! si nous avions pu repousser les alliés au-delà du Rhin ! Si une étincelle du patriotisme de 1793 avait pu renaître.

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