‹ Mon grand fauteuilChapitre 10 sur 43 · LES CARTES A JOUER. I /^C · texte numérisé non relu

LES CARTES A JOUER. I /^C

rapports qu'on ne saurait attribuer au hasard. On a même des raisons de eroire que primitivement les cartes offraient une représentation exacte des échecs : pour laisser quelque chose à décider au sort, et pour mieux égaliser les chances, les Jbus, les chevaliers et les tours ou rocs se retrouvaient sans doute dans les premières cartes, dont le jeu n'était qu'un jeu d'échecs double; peut-être le jouait-on à quatre , chaque adversaire ayant sa couleur, et, pour ainsi dire, son armée à faire ^anœuvrer. Ces analogies des cartes avec les échecs sont presque prouvées par l'inspection des vieux tarots du xv° siècle, dans lesquels il y a le fou et la tour^ dite maison de Dieu,

Quant au sens allégorique, il est k peu près identique dans les deux jeux, qui sont une image de la guerre. On trouve encore dans les tarots une carte qui devait , par son apparition , produire le résultat de Véchec et nuit : c'est la Mort, montée sur le cheval pâle que lui donne \ Apocalypse.

Originairement, les cartes n'étaient donc pas plus nombreuses que les pièces de l'échiquier, divisées en deux bandes, l'une rouge et l'autre

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