‹ Mon grand fauteuilChapitre 4 sur 43 · TOME H · texte numérisé non relu

TOME H

avec autorisation de la municipalité , nom splendide ou obscur qu'elle porte écrit au front en lettres rouges ou blanches; c'est une sorte de registre de l'état civil qui constate aux yeux des passans ce nom que la pluie et le soleil n'effaceront pas, mais bien peut-être les révolutions : la rue née Charles X est dédiée maintenant à La fa jette.

Quant à la rue elle-même, elle vivra et vieillira ainsi qu'un homme; elle aura des rides à ses murailles noires et décrépites ; elle assistera immobile au passage de bien des générations et de bien des événemens ; à peine perdra-t-elle* quelques cheminées que lui emporteront les ouragans ; mais ses pavés auront beau se soulever et les tuiles pleuvoir de ses toits, elle gardera son nom, pourvu qu'il ne soit ni politique ni religieux, car les saints, aujourd'hui, sont aussi peu stables dans leurs niches que les rois sur leurs trônes, et la République française les avait chassés impitoyablement des rues de Paris comme les lépreux du moyen âge.

Cependant ces noms de rues , que donne ou consacré tous les jours la préfecture, n'ont la

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plupart aucun relenlisseinenl , aucune sympathie dans Je peuple, qui les adopte avecindifférence et qui les respecte par habitude.

Avant la révolution, prendre un nom de terre, ne fût-ce qu'un champ de betteraves ou un bouquet d'arbres, c'était la gloriole de la noblesse; maintenant on se fait honneur de graver son nom à l'angle d'une rue : la vanité devient populaire; en fait de parrainage , autant vaut avoir une rue qu'un sot pour homonyme; d'ailleurs on se rapproche par là de la royauté, qui pose toujours la première pierre d'un monument qu'elle ne construira pas, et qui se réserve de marquer à son coin une place d'armes avec une statue qu'on fondra plus tard en canons ou en gros sous.

Les rues que la ville fait ouvrir pour salubrité ou commodité publique tiennent souvent leurs noms de la flatterie administrative : c'est un chef de division, un membre de commission , un député > un pair de France , qu'on attache à ce pilori au-dessus de la borne, et le glorieux parrain paie les dragées du baptême. Tout préfet de la Seine j après trois

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mois d'exercice, doit laisser en souvenir de lui au moins un nom octroyé à quelque culde-sac, quoiqu'on ait tranché la querelle des mots impasse et cul-de-sac en les supprimant tous deux par arrêté de la voirie , sinon de r Académie.

Il fut un préfet d'honnête et paterne mémoire lequel parsema sa famille et ses amis dans toutes les rues tracées de son temps : on peut dire à son éloge qu'il n'est pas de nom plus connu des cochers de fiacres.

Tous les baptiseurs de rues ne sont pas préfets : il y a des banquiers et des marchands; ces derniers ne se contentent plus de nommer les passages qu'ils entreprennent à grands frais : ils achètent des terrains, ils bâtissent, ils dépensent, ils se ruinent, et tout cela pour se pavaner devant l'écriteau d'une rue, comme ils faisaient devant leur enseigne au bon temps de leur commerce. Ah! si l'opinion publique avait encore le droit de baptiser les rues !

Le dix-septième siècle avait nommé force rues royales oii le grand roi montrait le bout de l'oreille; le dix-huitième fit des rues littéraires et philosophes; le dix -neuvième a

commencé le baptême des rues par des victoires; mais à présent c'est l'argent seul qui baptise nos rues, nos places et nos boulevards ; or l'argent se nomme Véro ou Dodat.

Ce serait une belle pensée que d'illustrer chaque rue par un nom illustre qui éveillât dans l'esprit le plus sourd un écho de gloire et d'admiration : on pourrait résumer les annales des arts, des lettres , des sciences, du crime et de la vertu, avec des noms d'hommes inscrits à la tête des rues , aussi noblement que sur les tables de bronze du Panthéon, Les Piliers des Halles y où naquit Molière , accepteraient avec orgueil le nom de ce grand comique; Lekain léguerait son nom à la rue de Vaugirard ^ où il mourut; la rue de Bièvre qu'immortalisa le séjour de Dante , la rue du Marché-Palu où demeurait le poète Martial d'Auvergne, la rue Béthisj où fut massacré Coligny, la rue des Fossés-Saint-Germain-F Auxerrois oii fut empoisonnée Gabrielle , la rue de la Tioceranderie oii logeait Scarron , la rue de \ Ecolede-Médecine où Charlotte Corday poignarda Marat, la rue du Coq-Saint-Hoîioré où Jean Châtel tenta d'assassiner Henri IV , la rue Saint-

go MON GRAND FAUTEUIL.

^ndré'des-Jrls où était la maison du traître Périnet Leclerc, la rue Marwaulx oii Nicolas Flamel exerçait son métier d'écrivain , toutes ces rues revendiqueraient les noms des hommes célèbres qu'elles ont possédés autrefois; plusieurs d'elles néanmoins seraient mal famées et désertes à cause du nom que leur imposerait la tradition inexorable : on n'oserait plus passer qu'en tremblant dans les rues Marat et Ravaillac . Yoilà pourtant comme nos ancêtres entendaient les noms des rues de la Cité , Ville et Université de Paris : ces noms étaient une récompense ou bien une punition , un éloge ou une infamie; souvent le caractère moral de la rue avait part au sobriquet que lui attribuait la voix du peuple ; ordinairement elle énonçait dans son titre, ou son aspect physique , ou son genre de commerce, ou l'enseigne la plus remarquable de ses boutiques ; quelquefois les bienfaits d'un riche paroissien se trouvaient rémunérés après sa mort par le legs de son nom fait à la rue encore pleine de sa mémoire : le peuple avait seul le privilège de nommer ses rues , de même que la noblesse nonunait ses hôtels.

Pendant des siècles, les rues ne portèrent pas de noms précis. On les distinguait entre elles à des indications plus ou moins vagues et plus ou moins prolixes. On disait : « la rue qui « va du Petit Pont a la place Saint-Michel » ( vis-à-vis une chapelle de Saint-Michel qui existait dans la rue de la Barillerie ) pour désigner la rue de la Calandre j il y avait seulement la rue du Petit-Pont et celle du Grand- Pont qui traversaient la Cité ; les autres , peu nombreuses il est vrai, étaient désignées de diverses manières, tantôt par le nom de l'église la plus proche, tantôt par le nom du principal bourgeois , tantôt par quelque particularité locale, un puits, une fontaine, une tour, une notre - dame , un crucifix , que tout le monde connaissait d'enfance : car, en ces temps-là, on naissait, on vivait, on mourait dans la même maison et dans la même rue.

La formation des rues avait été lente et progressive, depuis qu'aux cabanes rondes et grossières de la primitive Lutèce eurent succédé les maisons plus vastes et plus commodes du Paris des rois francs : ces maisons , d'abord basses et séparées par des cours ou des celliers,

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tendirent toujours à se rapprocher les unes des autres, et à s'exhausser à Tenvi, jusqu'à ce que la rue , pressée de chaque côté par les habitations qui l'envahissaient, déroulât péniblement ses replis sinueux dans une atmosphère sombre et fétide : la population manquait d'espace et de jour dans son berceau de la Cité.

Quand la Cité déversa ce trop-plein d'habitans sur les deux rives de la Seine , les maisons semblaient sortir de terre ; et bientôt deux jeunes villes poussèrent au nord et au midi de l'ancienne , comme ces rejetons vigoureux qui ombragent la tige maternelle.

Alors les rues naissaient au hasard , sans ordre, sans lois, et presque sans but : une maison s'épanouissait , un matin , au soleil , toute blanche du plâtre de Montmartre et des pierres d'Issoirej elle s'entourait d'une treille, d'un verger, d'un champ de roses, d'une étable et d'un appentis : aussitôt une seconde maison venait s'ébattre joyeusement en face de la première venue, qu'elle attristait de son ombre; puis , une troisième maison se plantait auprès de ces deux voisines, parfois entre elles, comme pour leur disputer l'air qu'elles respiraient ;

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ensuite une quatrième accourait à l'appel de ceile-ci; une cinquième approchait cherchant compagnie.; une sixième, une septième, et le reste, germaient, grandissaient et prospéraient a Fentour , chacune gagnant du terrain pied à pied , se déployant et se haussant de toutes ses forces aux dépens des autres pour avoir la meilleure part de soleil.

Voici la rue qui se forme suivant le caprice des propriétaires , obligés de se réserver mutuellement un chemin pour arriver chez eux, h moins qu'un plus puissant , familier de la maison de l'évêque , de l'abbé ou du prince , un simple marguillier peut-être trônant au banc d'œuvre de la paroisse, ne s'avise d'ar- 1 êter les progrès de cette rue en se jetant au travers : ainsi la rue sera close à son extrémité , et s'appellera rue sans chef.

Les rues n'avaient pas encore de nom , ou plutôt elles prenaient tous les noms qu'on voulait bien leur donner , et n'en gardaient aucun de préférence; car elles n'appartenaient point encore au roi , ni même à la ville , puisque les habitans avaient le droit de s'opposer au passage des voitures et des piétons, en défendant

l'entrée de leur rue par une barrière, par des portes qu'on fermait la nuit, même par des tourelles et des fossés.

Certes l'aspect de ces rues du onzième siècle ne ressemblait guère au Paris moderne : elles se développaient tortueusement, étouffées entre des murs couleur de suie faisant le ventre et surplombant de toute leur hauteur; ces maisons, qui avaient les pieds dans la fange et la tête dans ]a fumée, se détournaient de la voie publique comme pour éviter un objet désagréable , et leur étroite façade coiffée d'un pignon pointu n'avait à chaque étage qu'une fenêtre unique, obscurcie de treillis de fer et de petits vitraux plombés ; le jour ne pénétrait jamais par là.

Quant à ces rues ténébreuses et méphitiques, oii les pourceaux grognaient parmi les immondices , oii les canards gloussaient dans les mares , oîi les chiens hurlaient en s'arrachant des lambeaux de charogne, elles n'étaient que les avant-cours des maisons et les sentines du peuple : çà et là des cloaques infects , des égouts délétères, que l'on devine avec horreur à leur nom générique de trou punaisj un cimetière

côte à côte avec un marché; un dépôt d'animaux morts en putréfaction ; des places aux chiens et aux chats , où les petits enfans allaient jouer à la cligne-musette; enfin des gueux en haillons, accroupis à la porte des hôtels, attendaient les reliefs de la table, ou, couchés sur les montoirs de pierre , dormaient a l'odeur de la cuisine.

Ce hideux tableau changea du moment que Philippe Auguste , mieux conseillé que ses devanciers par la puanteur qui avait offensé son odorat royal , commanda que ces rues fussent pavées de grès gros et forts : la voirie étant instituée pour présider à ces travaux d'assainissement, les noms de rues commencèrent à se fixer , par suite des listes qui furent dressées à cette occasion , et qui servirent de base à toutes les opérations du voyer. Cependant une même rue était encore citée sous plusieurs noms différens dans le peuple , dans les cartulaires des églises , dans les registres de la prévôté : ainsi le peuple choisissait un nom indécent ou trivial , le rédacteur ecclésiastique un nom de saint ou de sainte , le grefTier municipal le nom que l'ancienneté légitimait a ses yeux.

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Souvent même le déplacement d'une lettre dans le nom originaire produisait une consonnance différente qui se modifiait à l'infini en passant de bouche en bouche; de sorte que le sens de ce nom devenait inintelligible, ou s'éloignait de son étymologie par des transformations successives.

Car les noms de rues étaient aussi mobiles que l'à-propos de leur création. Un caïman ivre, demandant soii pain de porte en porte, pouvait imposer un nom déshonnête ou burlesque à la rue la plus recommandable par la condition de ses habitans et par la virginité de ses mœurs; la protection d'un Bienheureux, si puissante au ciel, était impuissante ici-bas contre le blason injurieux , impie ou ordurier que la fantaisie populaire attachait à une rue chaste, pudique et dévote jusque-là : or, il en était des rues comme des hommes; on les jugeait sur l'étiquette; leur surnom devait être le signe infaillible de leur naissance, de leur naturel, de leur état, en un mot, tout leur portrait physiologique.

A coup sûr pourtant les désappointemens et les erreurs étaient alors moins braves et moins

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fréquens qu'aujourd'hui : l'étranger qui aurait cherché des roses dans la rue Champjleuri, et du raisin dans la rue des Joignes , n'y eût rencontré que des ordures et des fdles publiques; on aurait couru risque de battre tous les quartiers de Paris , avant de découvrir la rue Tirouanne , qui se nommait aussi Pirouette , Petonnet, Tironne, Perronnet, Therouanne ^^ Pierret de Terouenne, etc. ; mais chaque classe de marchands ayant sa rue spéciale , on était sûr de trouver les tisserands rue de la Tisseranderie , les corroyeurs rue de Ja Corrojerie ^ les drapiers rue de la Draperie, les iingères rue de la Lingerie, les orfèvres rue Saint- Êloi , les bouchers rue des Boucheries , les tonneliers rue de la Tonnellerie , les poissonniers rue de \di Poissonnerie , les verriers rue de la Kerrerie, les armuriers rue de la Heaumerie , les changeurs au pont au Change , les potiers rue de la Poterie, les mégissiers rue de la Mégisserie, les pelletiers rue des Fourreurs , les blanchisseuses rue des Lavandières, les tabletiers rue de la Tabletterie, les fromagers rue de \di Fromagerie , les charrons rue de la Charronnerie , les cordonniers

rue de la Cordonnerie , les cordiers rue de la Corder ie , les parcheminiers rue de la Parcheminerie , les jongleurs rue des Ménétriers , les usuriers rue des Lombards , les fripiers rue de la Friperie , les écrivains riîe des Écrivains, etc.

Allez donc à présent, sur la foi des noms, .vous loger rue Gracieuse dans le faubourg Saint-Marceau, cueillir des cerises rue de la Cerisaie , voir l'heure rue du Cadran , vous coucher sur l'herbe dans la rue Verte , attendre l'arrivée de la marée dans la rue Poissonnière, acheter du fourrage rue du Foin, et admirer des merveilles dans une des trois Cours des Miracles , où. le fumet du Grand- Coësre n'est pas même resté , où les truands et les cagoux sont remplacés par de dignes héros de la garde nationale 1

11 faut l'avouer, presque tous les noms de rues ont été revus et corrigés : un conseil de prud'hommes , pénétrés de la haine que Voltaire professait pour l'ignoble mot de cul-desac, a nettoyé la ville des sales et malhonnêtes dénominations qui n'offensaient pas les oreilles de nos naïfs aïeux : la rue Tirehoudin,

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qui avait déjà subi une variaijte notable dans sa terminaison par respect pour Marie Stuart, a pris le nom de cette reine de France, qui avait rougi en l'entendant nommer; la rue Merderel n'a pas cbangé seulement de nom en devenant rue Verderet, Toutefois, l'antiquaire le plus dépourvu de préjugés ne saurait se plaindre que la rue Brenease soit métamorpliosée en rue Pagevin,

Adieu bien des origines singulières, bien des légendes et des faits historiques qui ne reposaient plus que sur un nom de rue détérioré par les années, comme ces médailles frustes rongées de vert-de-gris, à travers lequel on peut encore apercevoir une empreinte et deviner une inscription à grand renfort de lunettes et d'imaginative ! adieu vos lettres de noblesse, ô rues, ruelles et culs-de-sac du Paris si puant, si pittoresque et si fantastique de nos pères !

Le vieux Paris n'existe déjà plus : tous les jours il disparaît sous le nouveau ; et çà et là quelques auvens en saillie , quelque tourelle avancée, quelque voûte surbaissée, quelque boutique noire et profonde , quelque ogive

oubliée , se montrent à peine h nos regrets , ainsi que , dans une tempête , le navire qui sombre disperse au gré des vagues ses débris auxquels se suspend un malheureux , tandis que le faîte des mâts se dresse encore au-dessus de Tabîme. Les débris du vaisseau, ce sont les noms des rues ; les mâts , ce sont les tours de Notre-Dame; et nous, pauvres archéologues, attachons-nous aux reliques de ce grand naufrage.

Il ne s'agit pas ici de ressusciter les noms de rues défunts, ensevelis dans le tombeau archéologique du vieux Paris , ou de les arranger symétriquement tels que des os de morts dans les Catacombes ; il faut les laisser dormir en paix parmi les Recherches de Sauvai et de Jaillot, jusqu'au jugement dernier de l'histoire de Paris. Mais les rues vivantes , séculaires ou nouvellement nées , dont la généalogie a été reconnue et admise par les archivistes de la préfecture, toutes rues ayant écriteaux , bornes et réverbères , peuvent être classées d'après leurs noms, aussi exactement que les plantes d'après leurs genres et leurs familles en botanique. C'est la seule ressem-

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blance possible entre une rue et une fleur. On doit reconnaître d'abord les noms de ces rues communes k la plupart des villes du moyen âge : les rues attribuées aux bains , aux juifs et à la débauclie; car les femmes folles et les juifs surtout se trouvaient toujours séparés du reste de la population , et les rues qu'ils habitaient par ordonnance royale ou communale étaient infâmes comme eux. On craignait la contagion morale non moins que la peste et la ladrerie : les lépreux demeuraient hors des villes , oii ils n'entraient qu'en évitant de toucher et même de regarder les passans dans la rue ; les pestiférés étaient isolés dans leurs maisons, dont ils ne sortaient pas , sous peine de mort ; quant aux juifs , signalés à la malédiction populaire par la rouelle de drap jaune qu'ils affichaient sur leurs habits , ils couraient risque d'être battus, dépouillés, peut-être massacrés, en se montrant dans les rues. Les filles publiques qu'on surprenait hors de leurs clapiers en plein jour, ou parées d'étoffes de soie, de fourrures de prix, de bijoux d'or et d'argent, encouraient l'amende et la prison. Nul chrétien ne

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