DE LA MUITIPLICATION DES PLANTES
racines. Je serre ordinairement la branche au moyen d'un fil de cuivre au-dessous de la partie sur laquelle j'opère, de façon à empêcher la sève de redescendre.
Quelquefois j'obtiens une plante directement de la racine ; j'emploie ce procédé principalement pour les fougères (fig. 106) ; ce n'est pas là un système employé généralement, mais il peut être quelquefois utile. Les racines du figuier, par exemple, produisent souvent un nouvel individu.
Je multiplie fréquemment les plantes au moyen de leurs feuilles (fig. 107). La feuille du Hoya carnosa reproduit un nouvel individu. Une feuille de Gloxinia enterrée produit de nombreux bourgeons donnant autant de plantes, et chaque plante est identique à la plante mère. Les feuilles (TEcheperia^ placées dans un pot plein de sable, se reproduisent aussi.
Fig. 107. Fig. 108.
MaltiplicatloQ au moyen de feuilles. Boutures. — Œinets et Géraniums
Nous multiplions beaucoup de plantes au moyen de boutures; par exemple, les œillets, les géraniums, les>oses-thé, les peupliers et les concombres. On les sépare à un joint (fig. 108) où il paraît y avoir plusieurs bourgeons inactifs capables de se transformer en racines. On plante ces bourgeons dans du sable, ou, ce qui est préférable, au milieu de fibres de noix de coco. Une bouture de géranium, placée dans ce sol artificiel maintenu constamment humide et assez chaud, se transforme au bout de quinze jours en une bonne plante. Les boutures de peupliers et de lau-
Googh
riers s'enterrent un peu plus profondément; la racine se forme plus lentement. La vigne se reproduit au moyen d'yeux (fig. 1 09) . Il faut qu'un morceau du cep reste attaché au bourgeon pour que celui-ci puisse se développer. Il ne faut jamais exposer les bourgeons aux rayons du soleil ; on les Ifig. 109place dans des châssis, pour que l'air soit toujours très humide. A mesure que les racines se forment, on laisse entrer plus d'air et de lumière. Loddiges recommande de tremper l'extrémité de la tige dans le collodion. J'ai essayé ce système, mais il ne m'a pas donné de très bons résultats.
On multiplie quelques plantes, telles que le Polyanthus, le Phlox et le Chrj^santhème au moyen d'éclats (fig. iio); d'autres, telles que le
Fig. iio. — Eclat des racines (i'rimevères). Fig. iii. — Filets (Fraisiers).
fraisier, au moyen de filets (fig. 1 1 1 ) ; d'autres se multiplient au mo3^en de bulbes, comme l'hyacinthe, l'amaryllis (fig. 112), l'échalotte et
Fig. 112. — Bulbes (Amjiryliij^) . Fig. ii3. — Pomme de terre.
l'ail ; d'autres, enfin, en divisant le tubercule comme la pomme déterre (fig. ii3).
Dans tous les cas précités, nous avons parlé des multiplications d'une plante individuelle qui se reproduit avec toutes ses particularités.
Googh