‹ Mon journal, 1820-1823Chapitre 29 sur 72 · MICHELE! A POINSOT · texte numérisé non relu

MICHELE! A POINSOT

31 août.

Qu'est-ce qu'on m'apprend, que tu vas alterner ton service entre Bicétre et la Charité? Tout change donc encore une fois? Adieu nos promenades du dimanche; adieu notre correspondance; elle aussi s'achève. Je sais bien qu'elle te faisait perdre un temps précieux que tu dois réserver à les éludes. N'importe, j'ai le cœur plein de regrets. Celte triste et prosaïque rue où Ton a loué pour loi une chambre, si près de la rue de Buffon, va réveiller bien des souvenirs! Mais comment et

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à quelles heures te rejoindre? Te voilà désormais sur les routes.

Tout s'éclaireira, s'arrangera je l'espère, nriais pourquoi toujours de nouvelles séparations dans une vie si courte? Auras-tu, au moins, de Tair, de la lumière dans ton nouveau gîte? Je cours m'en informev. Souviens-toi combien lu avais pâli dans l'élroile et sombre rue des Anglais. Ne recommençons pas l'expérience. Attends-moi dimanche à Bicètre. J'ai tant de choses à te dire !

J. MiCHELET.

Quand je souffre, je m'enfonce dans le travail. Je lis Job en ce moment, et je tache de me trouver moins malheureux en portant mes regards sur des misères plus grandes que les miennes.

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