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MON JOIIIN.M.. 157
onscmble bon ménage'. Il nie semble bon enfant, mais bien inllammable. On l'avait mis à table près d'Ambroisine", et voilà ([ue mon liomme en est déjà tont grisé.
Jeudi 15. — Je réserve maintenant l'algèbre ponr le travail dn soir, a^în de m'y donner tout entier. Le matin, préoccupé de l'heure du départ, je ne faisais rien de bon. A chaque instant, je m'interrompais pour regarder la pendule.
Tantôt, je suis allé à Saint-Louis voir mon malade que j'ai trouvé mieux portant. Il m'a écouté Ini raconter tout ce que j'ai ruminé et écrit depuis huit jours, sur ce travail inconscient qui se fait dans notre cerveau et prépare notre originalité fnture. Ce qui l'émerveille autant que moi, c'est que les mêmes éléments assimilés par les mêmes organes, produisent, selon les individus, des résul-
1. Ce bon mciiago a duré toute la vie. En réalité, il n'y eut jamais esprit plus fin, plus original, un peu brusque; mais les bleus que faisaient parfois à ceux qu'il aimait le plus, certains coups de boutoir assez rudes, les caresses d'une âme à la fois chaude et tendre, bien vite les effaçaient. Ce n'était pas seulement un homme d"esprit, c'était aussi un homme de cœur tout vibrant d'émotion, plein de pitié pour les maux de l'humanité. Ils sont ainsi, ces enfants de la Meuse, à deux pas de la frontière et de l'ennemi. La France n'a pas de meilleurs Français. ... Avec cela, un savant des plus distingués, La chimie industrielle lui a dû plusieurs découvertes importantes. Il a passé le premier, il est mort, emportant, tous nos regrets.