‹ Mon journalChapitre 70 sur 80 · A Henry de G roux · texte numérisé non relu

A Henry de G roux

Mon cher Henry. Je pense que vous ne pouvez pas douter de mes sentiments pour vous. Je vous embrasse donc fraternellement et tendrement, en vous priant avec douceur, sans le moindre mélange d'amertume, de supporter comme un homme que je vous dise ceci :

Dans votre dernière lettre si violente où vous ne vous accusez de rien, je remarque particulièrement le réproche de « sottise », reproche absolument confondant, ahurissant et abrutissant de la part d'un artiste

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incontestable qui, depuis environ dix-huit mois, s'est laissé mettre dedans par le plus bas, le plus puant, le plus imbécile des mufles contemporains.

C'est tout. Maintenant je vous prie de ne pas vous livrer à la colère, mais de réfléchir sérieusement et profondément.

29. — Reprise du Fils de Louis XVI abandonné depuis tant de mois. Jamais travail ne me fut aussi pénible.

Extrait d'une lettre de Jeanne à une personne privée d'équilibre : « ... Un homme ne doit compte de ses péchés qu'à Dieu. La femme n'a rien à y voir, rien. Cela condamne d'avance toute jalousie qui n'est que le besoin d'usurper ce qui appartient à Dieu seul. »

Février

1er. — Misère et tristesse. Pourquoi notre vie, si exceptionnellement douloureuse, n'aboutiraitelle pas à cette assertion divine : « Je ne vous ai demandé (\\xune chose, mes pauvres enfants, c'est de ne pas tomber dans le désespoir »?

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