Pénible continuation du Fils de Louis Y
22. — Le curé Storp. Impossible de lui faire comprendre quoique ce soit. Il me dit, entre autres choses, que l'Art est incompatible avec la forme littéraire du Mendiant ingrat, c'est-à-dire que le^ phrases de peu d'étendue ne peuvent avoir aucune beauté. Cette idée prussienne me renverse. Au fond il juge que je suis coupable de ne pas écrire des saletés pour nourrir ma femme et mes enfants.
Le Fils de Louis XVI. Sorti des généralités du début, la nécessité d'entrer dans l'histoire de Louis XVII me paralyse.
23. — Visite du propriétaire et d'un muileman qui voudrait louer notre appartement. Occasion nouvelle de vériJier le goujatisme Scandinave.
Jamais un individu n'ôtera du bec sa pipe ou son cigare, en entrant quelque part, fût-ce chez des malades.
24. — Saint Matthias, l'Apôtre du Saint-Esprit, l'Apôtre isolé des autres, au canon de la messe, celui de tous, je pense, qu'on invoque le moins, qu'on honore le moins dans l'Eglise. C'est une de mes dévotions anciennes. Je le prie, comme je peux, avec une grande douceur triste et beaucoup d'espoir. Depuis vingt-deux ans, j'ai tant appelé le Consolateur!
On nous envoie de Belgique une brochure idiote sur le pèlerinage (?) de Notre-Dame de Pellevoisoin, dévotion nouvelle, dévotion neuve, dirait Uuysmans. Cela se passe chez des riches, naturellement, lesquels sont, bien entendu, des chrétiens parfaits, — en attendant les malédictions et la damnation. Yœ divitibus!
26. — Lundi gras. Une fille que nous employons nous montre un objet en argent, une truelle à poisso?i gagnée par elle.
Ici on donne une récompense, un prix de vertu <nt plus beau masque, au travestissement le plus réussi. Cette récompense est mise aux voix dans le bastringue même, où les vierges de la ville