‹ Mon oncle Thomas (volume 4)Chapitre 6 sur 11 · TOO · texte numérisé non relu

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bien le rendre à lui-même j il l'assura qu'il le trouvèrent toujours prêt à lui marquer sa reconnoissance , et jamais à approuver des folies ; il prit sa femme sous le bras , embrassa l'officier de marine royale , qui s'y prêta d'assez mauvaise grâce , et partit en le priant de ne point oublier qu'on doit des ménagemens aux gens en place , lors même qu'on croit avoir à se plaindre d'eux.

Mon oncle partit aussi de son côté , pare comme une chasse, et poudre à blanc. Son laquais , à qui il avoit fait endosser l'habit rouge galonné , se crut aussitôt un personnage , se rengorgea derrière le carrosse , regarda les piétons avec dédain , et dit avec insolence au suisse du ministre , que monsieur le marquis vouioit voir monseigneur. Comme un valet impertinent ne peut appartenir qu'à un maître de la plus haute importance , le suisse laissa passer, quoiqu'il ne fût pas l'heure où monseigneur donnoit audience. Monseigneur , qui \'\t un inconnu, brode de la tête aux pieds, traverser sa cour , suivi d'un laquais doré comme un calice, le prit pour le gou\erneur de quelqu'ile sous le vent ; il s'avança jusqu'à la porte de son cabinet , rendit à mon oncle une de ses révérences , et lui fit avancer un siège.

Bien que Thomas fût présomptueux et

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