LE VOL DE L’AIGLE
SAINT-VALLIER-DE-THIEY1
Derrière Grasse surgissent des cimes ardues, des montagnes dénudées qui, dans le mystère de lëurs grottes, abritent la Siagne, cette nymphe à l’urne de cristal.
C’est la route des aigles : ce fut celle de Napoléon, lorsqu’il prit son vol vers Paris, au retour de l’île d’Elbe.
Stéphen Liégeard.
Napoléon, évadé de l’île d’Elbe, débarqua au Golfe- ; Juan le 1er mars 1815. Il était une heure après-midi. Il s’installa à proximité du rivage, fit préparer le dîner de ses soldats, et, vers minuit, se dirigea vers Cannes où il bivouaqua aux abords de la ville, près d’un feu de sarments, car la nuit était froide. Ce repos nocturne ne fut troublé que par le passage inattendu du prince de Monaco, qui arrivait d’Aix-en-Provence et regagnait en berline sa principauté.
— Venez-vous avec nous, Monaco? demanda Napoléon à cet hôte d’un instant.
1. A 49 kil. de Nice, 12 kit. de Grasse. Sur la route de Grasse à Castellane. Altitude, 716 m.
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— Mais, sire, je vais chez moi, reprit l’autre.
— Et moi aussi, répartit l’Empereur...
Et le Prince s’en fut, dans la nuit, sur la route de Nice.
Napoléon leva bientôt le camp, et, par Mouans gagna Grasse, où le maire, le marquis de Gourdon, satisfit, bon gré mal gré, aux réquisitions délivrées par le Général Cambronne chargé de faire « le logement » pour la petite armée impériale.
Celle-ci s’était arrêtée sur le plateau abrupt qui domine immédiatement au nord la cité de Grasse. Napoléon se souciait peut-être médiocrement d’enfouir ses faibles troupes dans la ville, où les royalistes avaient des partisans remuants, dont le général Gazan s’était efforcé, quelques heures auparavant, de stimuler le zèle hostile. Les bonapartistes grassois, d’ailleurs, ne lui tinrent pas rigueur de cette suspicion. Ils gravirent sans le moindre scrupule la montagne déserte, s'approchèrent du camp impérial, des fleurs à la main, des acclamations aux lèvres, et, pour la première fois depuis son débarquement furtif, Napoléon eut la joie d’entendre des cris de : Vive l’Empereur ! 11 en fut délicieusement ému et remercia chaleureusement ceux qui lui donnaient cette aubade réconfortante. Puis, il reprit sa marche. Le temps pressait.
Il fallait gagner de vitesse les troupes de police que, de Marseille, où commandait Masséna, on allait envoyer pour fusiller l’Aigle qui menaçait de prendre son vol vers les tours de Notre-Dame. L’Empereur avait renoncé à traverser la Provence qu’il savait lui garder rancune des fautes passées. Pour réussir et frapper l’imagination populaire, il convenait de prendre la route des Alpes pour se présenter, tout auréolé des fui-
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gurances glorieuses d’autrefois, au milieu de populations dont il savait pouvoir escompter les sympathies et le dévouement.
Après Grasse, il n'y avait plus que des sentiers difficiles, encore encombrés de neiges, où l’artillerie et la cavalerie ne pouvaient se risquer. Avec la résolution dont il était coutumier, Napoléon abandonna ses canons et ses chevaux, et, mettant pied à terre, il se prit à cheminer au milieu de ses soldats, un bâton à la main. Le chemin était détestable, glissant, couvert de verglas. Les mulets qui portaient le trésor trébuchaient malgré les efforts des conducteurs. Un d’eux, raconle-t-on, perdit pied, roula dans un ravin et la plupart des pièces d’or dont il était chargé se dispersèrent dans les rochers et les herbes sauvages... Enfin, on atteignit Saint-Vallier. Hommes et bêtes s’arrêtèrent pour souffler.
Saint-Vallier était un bourg assez important, pittoresquement emplacé au débouché du col où aboutistissait, après une ascension pénible, le chemin de Grasse, sur un plateau verdoyant, arrosé de sources abondantes. Il offrait une étape heureuse aux voyageurs se dirigeant vers Castellane et Digne, car, de là, la route s’essouflait de nouveau au flanc de montagnes pierreuses, grises et silencieuses, derrières lesquelles on trouvait les petits villages d’Escragnolles et de Séranon, des failles profondes comme des gouffres, des parois escarpées comme des murailles, des forêts maussades, des solitudes désertiques, des eaux torrentueuses et méchantes.
Quels hommes avaient jadis fondé ce bourg, dont le riant aspect rassérénait les passants et leur donnait du cœur pour continuer le pénible voyage ? La chronique
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garde à ce sujet un silence prudent. Les premiers parchemins faisant allusion au village sont de facture ecclésiastique. Ils semblent établir que les évêques d’Antibes poussèrent leurs conquêtes utilitaires jusque dans la montagne de Grasse et probablement mirent à profit les ressources pastorales de cette région capable de fournir des produits parfumés de thym et de lavande. Les prélats ne dédaignent pas toujours les plaisirs périlleux de la table... Cependant, les évêques d’Antibes — les premiers surtout — ont laissé derrière eux un sillage fleuri d’odeurs de sainteté. L’un d’eux connut même les douces joies du martyre. Le Bréviaire de Grasse l’appelle Saint-Vallier, et le donne pour « confesseur et évêque ». Ce saint homme fut-il le fondateur du village qui porte son nom ? C’est probable, mais on s’est bien gardé de conter les circonstances de l’événement. Force donc nous est de croire que le bourg fut sous la tutelle des bons évêques d’Antibes jusqu’au moment où ceux-ci émigrèrent à Grasse pour y installer leur diocèse.
Alors, un inventaire minutieux fut dressé des possessions utiles des évêques dans la région. Les chanoines réclamaient leur part de prébendes et de bénéfices. Il importait de faire une ventilation équitable. . . Saint-Vallier tomba dans le lot du chapitre qui, dès lors, se para du titre de « Seigneur de Saint-Vallier » et s’occupa de tirer de ce terroir tout le suc désirable. Les chanoines entendaient ne point laisser contester l’étendue de leurs droits. Leur « procureur juridictionnel » veillait à l’observation des règlements et à la paisible rentrée des redevances. Il avait pour convaincre les récalcitrants une prison, un tribunal et tout un arsenal d’amendes (25 livres coronats en cas de blas-
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phèmes, 50 ou 100 livres pour les atteintes aux droits seigneuriaux du chapitre, 10 livres pour qui jouait du poignard, etc., etc.).
Les habitants, toutefois, ne goûtaient pas toujours les douceurs de ce régime féodal ecclésiastique. Ils discutaient, tenaient des conciliabules, essayaient même de se rebeller. Une fois, ils s’échauffèrent si fort qu’il fallut transférer à Grasse le tribunal et la prison dont les gens du pays menaçaient la traditionnelle quiétude. Ces justiciables subversifs étaient entichés de libertés communales. Il leur répugnait de trouver les soutanes des chanoines mêlées à toutes leurs affaires. Peut-être esquissaient-ils déjà des passions anticléricales !... Les chanoines ne sont généralement pas d’humeur batailleuse loin du lutrin. Ceux de Grasse ne se sentaient pas le courage de se colleter avec leurs corvéables et taillables de Saint-Vallier. Ils préférèrent un arrangement au pugilat. En 1566, une transaction intervint entre les parties. Le chapitre abandonne à la communauté « tous les revenus, droits utiles du terroir de Saint- | Vallier et de la Motte, en deçà et au delà de la Siagne... » Il retient toutefois les droits féodaux essentiels, la faculté de faire paître « le bétail des chanoines », les maisons seigneuriales et claustrales, des terres, des vignes... Pour tous ces délaissements, le chapitre devait recevoir une pension annuelle de 800 florins.
Ainsi rassérénés, les adversaires vécurent côte à côte sans trop se houspiller. A la Révolution, la commune reprit naturellement aux chanoines tout ce qu’ils avaient conservé sur le territoire de Saint-Vallier, s’enrichissant démocratiquement de ces dépouilles fructueuses.
Napoléon trouva la commune en complète maîtrise
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de ses droits territoriaux. Toutefois, il n’eut guère le temps de s’enquérir des besoins et des souhaits des habitants. Il était anxieux de brûler les étapes. A peine prit-il le temps de se restaurer. Mais, soit que le pays ne lui inspirât qu’une confiance médiocre, soit qu’il voulut ne point frayer avec les indigènes, il ne demanda rien à l’aubergiste (dont la maison portait, dit-on, le nom alléchant d’Hôtel des Ministres), rien qu’un verre pour boire le vin de sa cantine. Puis, il repartit au long du sentier qui devait le conduire vers Digne, et, de là, par Gap et Corps, à Grenoble où l’attendait la vibrante acclamation de Labédoyère.
L’Empereur disparu, il ne resta à Saint-Vallier d’autres souvenirs de ce passage sensationnel que le verre demeuré en la possession de l’aubergiste. Celui-ci le conserva avec soin, N comme une sorte de Saint-Graal ayant approché les lèvres d’une « divinité ». 11 le montrait aux voyageurs et ceux-ci s’inclinaient avec respect. Un Anglais vint un jour qui prétendit emporter la relique. L’hôtelier fit des manières. L’amateur britannique sortit des guinées reluisantes. Celles-ci calmèrent victorieusement les scrupules de l’aubergiste. L’Anglais emporta le verre comme un trophée.
Mais, bientôt, un autre verre, tout semblable au premier, prit la place de celui-ci, et servit, comme lui, à satisfaire les curiosités des passants, à attiser les convoitises des amateurs. Le « verre de Napoléon » fut de la sorte vendu et emporté à plusieurs reprises, ce commerce étant des plus lucratifs pour l’heureux aubergiste... Peut-être, en reconnaissance de cet involontaire bienfait, l’hôtelier changea-t-il le nom de son auberge pour la baptiser : A la Halte de Napoléon ! C’est possible. Toujours est-il que les habitants n’ont
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pas voulu que fût oubliée la venue dans leur village de ce guerrier couronné dont la renommée emplissait le monde. Au centre de l’agglomération, près de l’église et de la mairie, une robuste colonne de pierre porte un buste en marbre de l’Empereur vêtu d’un costume de parade, avec cette simple inscription, éloquente dans sa brièveté : 2 mars 1815! Ainsi nul ne peut traverser le village sans se reporter un instant aux tragiques et passionnantes péripéties de cette audacieuse marche à l’étoile...
Cependant, aucune des hôtelleries actuçlles du pays ne s’est risquée à commémorer, par son enseigne, cet événement considérable. L’Empire est si loin, démodé, légendaire ! La République est une dame exigeante, surtout dans les villages. Les aubergistes ont besoin des pouvoirs publics.. . Les deux hôtels de Saint-Vallier qui happent au passage les voyageurs, aux deux extrémités opposées du village, se dénomment prosaïquement, l’un « Hôtel de l’Acacia », pour signaler la présence dans un jardinet d’un acacia gros comme un plumeau, prétentieux comme le célèbre baobab-nain de Tartarin — lequel, on le sait, tenait dans un pot de réséda — l’autre « Hôtel du Nord », probablement parce qu’il est au sud du pays et regarde la trouée lumineuse conduisant aux rivages ensoleillés de la Méditerranée.
Deux hôtels ! c’est coquet pour un bourg de montagne. Saint-Vallier n’est pas un « trou », hâtons-nous de le proclamer. Il met sur ses cartes de visite, à côté de son nom patronymique enjolivé d’une particule nobiliaire « Saint-Vallier-de-Thiez », le titre enjôleur de « station d’été ». Et ce n’est point une réclame oulrancière. Saint-Vallier a une clientèle d’estivants qui
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chante ses louanges; petite clientèle encore, mais agissante et prête à s’enfler, pourvu que les naturels du pays lui prêtent assistance. Ils disent que le village est charmant, qu’il y a des jardins, de la verdure, un air excellent, un « Grand Pré » communal, ombragé de noyers et d’ormeaux, où les enfants peuvent s’ébattre à l’aise, pendant qu’à côté d’eux les grandes personnes jouent aux boules ou papotent en cercle sur le gazon rasé de ce parc sans grillages.
Tout cela est scrupuleusement vrai. Saint-Vallier s’est paré de grâces ronronnantes depuis que les grandes routes ouvertes dans la région s’y joignent ainsi que dans un carrefour. Fi ! du temps vulgaire où seuls des sentiers muletiers le mettaient en relations avec le reste du monde. Une large route, escaladant avec aisance la montagne, le relie vers le nord à Castellane. Une autre, zigzaguant à l’est dans des rochers abrupts, conduit aux célèbres pinèdes de Thorenc. Un chemin carrossable court allègrement à l'ouest, au-dessus du gouffre de la Siagne, pour atteindre Saint-Cézaire, le Tignet et Spéraeèdes. Enfin, au midi, une voie magnifique, une sorte de voie triomphale, gagne, en se jouant, le col voisin, pour glisser par des lacets onduleux jusqu’à Grasse, « cette distillerie dans un paradis». Les joies précieuses de ce dernier chemin suffiraient à justifier l’ascension jusqu’à Saint-Vallier.
Quelle vue ! Quel panorama éblouissant à chaque tournant, et combien la femme de Loth, de biblique mémoire, serait excusable de s’arrêter encore pour admirer curieusement, au risque de se figer en sta:ue de sel ! Au pied de la montagne, Grasse pelotonnée, ramassée, grise et pimpante, fumant de toutes les cheminées des distilleries où les jasmins, les roses, les
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fleurs d’orangers rendent-leurs petites âmes odorantes. Devant la cité de Fragonard, des champs d’oliviers, des jardins, des bois de pins et de chênes dévalant jusqu’à la mer en longues vagues harmonieuses. Des villages sur des pointes, au creux des ravins clairs, dorés sous les feux du soleil, s’empourprant au crépuscule, avec des allures de coqs batailleurs ou des affaissements de poules en couvée. Et puis, la mer scintillante de mille feux, d’un azur violent, se dressant, par un amusant effet d’optique, comme une toile de fond sur l’horizon, avec des taches sombres et dentelées qui sont les exquises îles de Lérins... Il faut un effort de volonté pour s’arracher à ces magnificences, tellement on est englué, ébloui, balbutiant d’admiration. Quand on perd la vision de cette terre bénie pour dépasser le col engoncé et blême dans sa collerette de pierres nues, on croit perdre pied et s’évanouir dans de mystérieuses et tristes solitudes.
Mais la désespérance est courte. Quelques villas sont installées au seuil même du défilé, émergeant gaiement de buissons d’arbres frissonnants. Des prairies étendent çà et là le velours de leurs gazons épais. Des enclos garnis de chênes et de bruyères conservent, comme de vastes lapinières, des familles de maîtres Jeannot que des chasseurs fortunés viendront cueillir au moment opportun. Et le village de Saint-Vallier apparaît au centre de ce terroir souriant, verdoyant et feuillu, ses maisons grises entuilées de rouge bien tassées des deux côtés de la route qui le traverse et le coupe en deux comme un fruit mûr. Une placette où chante une fontaine et sur laquelle un café — le grand café Emile — et l’Hôtel du Nord se font vis-à-vis, lui fait un vestibule agréable. Au long de la route, ser-
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vant de grande rue, quelques boutiques, la colonne de Napoléon, l’Hôtel de Ville, un antique « portail » qui devait être une des entrées fortifiées du bourg, et puis l’église au flanc de laquelle une banquette de pierre luisante invite aux cagnardises dominicales.
Cette église a été « revue et corrigée » au cours des siècles. Elle devait avoir jadis les proportions simplistes d’une chapelle romane faite de pierres massives. On lui appliqua ensuite, comme une boursouflure, une annexe d’un style indécis qui se maria tant bien que mal à la maçonnerie primitive. De cette opération brutale, la petite basilique a gardé une forme bizarre, biscornue, sans queue ni tète, pourrait-on dire. Deux nefs, séparées par des piliers massifs, rapprochent dévotement la première églisette de sa « rallonge ». Elles sont propres, assez vides contenant seulement quelques autels de chapelles en bois sculpté et doré, dont le plus seyant flambo e dans la chapelle de saint Joseph, et deux bustes-reliquaires d’une vulgarité désolante mais d’âge vénérable, fourrés d’ossements appartenant à saint Constantin et à sainte Lucie.
A défaut d'œuvres d’art, Saint-Vallier s’enorgueillit avec raison de son « Grand pré ». Ce « parc », démocratiquement ouvert à tout venant, s'étale magnifiquement au nord du village, ourlant les maisons aux façades usées d’une fourrure herbeuse. Les édiles qui décrétèrent l’intangibilité de cet espace libre, sur lequel paissaient probablement autrefois le bétail de messieurs les chanoines de Grasse, ont bien mérité du dieu des jardins et des nymphes Limoniades, mystérieuses protectrices des prairies. Sur ce gazon communal, on promène, on court, les enfants s'ébattent, les parents se joignent, M. le curé joue aux boules avec
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les gendarmes, les ânes du pays gambadent à côté des poules, les merles donnent des concerts. On prétend même que les lièvres des environs viennent y faire des cabrioles, sans souci des fusiles du cru. Ceci n’est probablement qu’une légende,.. Quoi qu’il en soit, ce « Grand Pré « est une bénédiction. Chacun peut s’y mettre au vert, galoper, s’ébrouer pour rien, pour le plaisir, pendant que tout autour de l’oasis de Saint- Vallier, les montagnes flambent, incendiées par le soleil, et que, sur les routes poussiéreuses, les bêtes et les gens tirent la langue et soufflent de fatigue.
Napoléon eut grand tort de ne point considérer avec plus d’attention le joli terroir de Saint-Vallier. Mais peut-on goûter le charme de la nature lorsqu’on se demande de quoi sera fait le lendemain ? Des acclamations et la poussée triomphale vers le trône, ou bien la chute lamentable et le peloton d’exécution. Telles étaient les perspectives qui s’entrechoquaient dans l’esprit du Bonaparte anxieux. Allez donc, avec de si belles préoccupations, vous soucier de paysages et de poésie !...