‹ Mon pèlerinage à Assise, Cortone, l'Alverne [microforme]Chapitre 72 sur 87 · SE · texte numérisé non relu

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un nom de moins à effacer, car tel est le sort

s de cette gloire humaine!

/ Je regarde encore les peintures de la vie de saint François. Elles occupent toute la muraille du fond. La température de l’Al-

| verne les a détériorées et plusieurs fois on a | dû les restaurer, avec plus ou moins de succès. | Elles ne sont pas une merveille, mais elles ra-

content la vie de saint François. Elles sont déjà belles, de ce qu'elles parlent de notre Père!

Enfin voici, à l'entrée de la galerie, la chapelle de la Compassion de Notre Dame.

Toutes ces chapelles ont leur histoire, qui raconte qui les a fondées et pourquoi, et quand; . plusieurs sont des sépulcres de famille, mais il faudrait une mémoire que je n’ai pas pour retenir tout cela.

Celle-ci me touche tout particulièrement à

; - cause de son titulaire. La table robbiane qui . . surmonte son autel nous représente la Vierge - affligée, pleine d’une immense douleur, soute-

nant sur ses genoux le corps inanimé de son

«# doux Fils. A droite saint Jean, en arrière

« saint François, saint Longin, peut-être saint

= j Paul; à gauche sainte Marie Salomé, saint An- ;

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A L'ALVERNE 365

toine de Padoue et le bon saint Jérôme, toujours se frappant la poitrine.

Il faut passer devant cette chapelle lorsqu’en procession on se rend au lieu des Stigmates,

Or il se trouve, comme en plusieurs autres endroits, qu’il y a, avant d'y arriver, une barrière de fer, fortement scellée au sol. et qui, à cet endroit, oblige la procession à distancer les rangs. Elle peut être pour cela très utile ; elle a aussi son inconvénient, pour les étrangers surtout, particulièrement pendant la nuit. J'en sais quelque chose.

C'était par une belle nuit de Juin, sous un ciel étoilé. Pendant que je récitais le Miserere. que je sais par coeur, je me permis, en passant sous Île péristyle de l’église majeure, d’où sortait la procession, de lever les yeux vers le firmament si beau:

Sur le vaste horizon quand la nuit fut venue, A l'heure où tout chagrin dans un rêve s'endort, Le regard de l'enfant s'éleva vers la nue, Il contemplait l'azur semé de perles d'or; Les étoiles au ciel formaient une couronne...

Imprudent! je me heurtai brutalement à l'inflexible barre de fer. Du coup, je fus ramené, du zénith perlé des cieux, à la réalité des obstacies de la terre.

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