Bateau plus court mais plus large que le prauh
Pontiandk. Je le priai de me IE le lendemain au lever du soleil.
3 février. Immédiatement après le lever du soleil, on m’annonca la visite du sultan : car, selon ses idées, il n’était pas convenable qu’il me rendit ma visite le même jour; mais comme je devais partir de si grand matin, il était forcé lui-même de choisir une heure matinale.
Il arriva accompagné de-son père, que je n’avais pas encore vu, et de quelques-uns de ses parents du côté maternel. Les femmes de prince ne rendent pas les visites.
Le père du sultan portait un‘petit bonnet et un corsage en brocart d’or; c'étaient, en fait de vêtements , les premiers objets précieux dont je voyais paré un prince de Bornéo. Indépendamment des beautés ordinaires propres A sa race, cet hömme était encore doté d’un goître remarquable, lesecond que j’avais occasion de voir dans cette île : le premier, d’une grosseur moins saillante, ornait le cou de la femme du rajag de Beng-Kallang-Boenot.
Cette société distinguée ne montrait pas la moitié de la réserve dont les chasseurs de têtes, les Dayaks, avaient fait preuve. Ils ouvrirent et fouillèrent tout; ils se jetèrent comme des bêtes fauves sur mon petit sac de voyage, resté malheureusement ouvert. Je n’avais pas assez d’yeux pour garder toutes mes richesses , particulièrement les insectes et les reptiles, et pour les préserver de tout dommage. Le père du sultan finit par s'emparer du sac et de son contenu, et indiquant du doigt le peigne, la brosse à dents et le savon, il me demanda à quoi cela servait, et, à la suite de mon explication, l'utilité de ces objets lui parut si évidente qu’il me déclara sans autres façons qu’il les gardait pour lui. Mais, avant qu’il s’en allât, je les lui repris avec aussi peu de cérémonie, et je lui donnäi en échange quelques petites images et autres bagatelles.
L’ignorance dans laquelle étaient ces gens sur tous les objets que je possédais me démontra qu’ils n'avaient guère