VER FE
eu de rapports avec les Européens. L'usage des choses les plus simples leur était inconnu. Il me fallait leur montrer et leur expliquer tout, et, comme je l'ai déjà dit, ils voulaient tout s'approprier. Je fus enchantée quand il plut à cette noble société de me quitter.
Le sultan poussa la complaisance jusqu'à m’ accompagner pendant deux milles,
Le voyage de Sintang à Pontianak se fit très-promptement en trois jours et demi, et sans autre aventure. J'avais eu le soin de demander aux indigènes en combien de jours on pouvait faire le trajet. Si l’on néglige cette précaution, on se trouve tout à fait à la merci des matelots. Comme on m'avait assuré que le trajet se faisait en six jours, et au plus tôt en quatre, je priai le sultan d’ordonner à ses gens de me conduire à Pontianak en quatre jours. Cela n’arrangea pas trop mon domestique, qui aurait bien voulu voyager lentement et prendre toutes ses aises ; mais je ne m'inquiétai pas de lui et je me chargeai de donner moi-même . mes ordres aux matelots.
Les rives du fleuve étaient plus ou moins habitées; nous passämes près de petits villages, entre autres près de Sungan, et nous arrivâmes à Sintang, la ville la plus importante.
‚Je fis une courte visite au rajah et je ne m’arrêtai chez lui tout au plus qu’une heure.
A un mille de Pontianak, le Kapuas se joint au Landak; les deux fleuves perdent leur nom et se jettent, sous celui de Pontianak, dans la mer, à 25 milles de distance.
Le 6 février, j'arrivai heureusement à Pontianak.