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L’ile,de Madura fait partie de la régence de Java

haute de 50 mètres, un petit fort nommé Sorg, en souvenir du colonel Sorg, qui mourut en cet endroit des blessures qu'il avait reçues dans un combat contre les Chinois. Le capitaine van Houten, commandant du fort, eut la bonté de me recevoir chez lui et de m’y garder jusqu’au moment où un bateau de Sambas vint me chercher. Cette complaisance de sa part avait d’autant plus de mérite que sa demeure ne se composait que de deux petites chambres.

Jamais je ne vis de fort plus misérable que celui-ci; il n'y avait qu’une couple de cabanes couvertes de feuillage et servant d'asile agx deux officiers, au médecin et aux soldats. On me dit que ce fort avait été élevé dans la plus grande hâte lors de la révolte des Chinois de Mandore, qui pe voulaient plus reconnaître la domination des Hollandais et qui surtout ne voulaient pas payer le fermage de l’opium. Dans la plaine située au pied de la colline Paniebungan, où se trouve le fort, il se livra trois combats, ‘ dans lesquels quatre mille Chinois furent battus par six cents soldats hollandais. Les Chinois promirent, en se soumettant, de se tenir tranquilles ; mais, à ce qu'il paraît, on ne peut guère compter sur leur fidélité, et on s’attend à de nouveaux troubles. Aussi, dès que cette révolte sera complétement étouffée, on élèvera un autre grand fort, dans un emplacement plus convenable.

Après avoir reçu pendant deux jours l'hospitalité chez M. van Houten, je me rendis à Sambas (36 milles), dans un bateau du gouvernement, que le résident adjoint, M. van Prebn, eut l’amabilité de m'envoyer. En arrivant le soir, on me conduisit dans la maison du pangerong' Rato. La maison de M. van Prehn était tellement remplie d'officiers qu’il lui fut impossible de me loger chez lui.

Le pangerong me reçut dans le divan; tout y avait si

1. Le pangerong, est, comme le panam-baham, plus qu'un roi et moins qu’un sultan.

bien le cachet européen, que je me flattais d’y trouver un bon gîte. Après avoir causé pendantune heure, je témoignai le désir de me rendre dans ma chambre. On me-demanda ce que je désirais manger. J’eus la discrétion de ne demander que deux œufs à la coque. Arrivée dans ma chambre, j’attendis très-longtemps qu’on me servit ce grand repas. Enfin parut un domestique, tenant dans une main un petit panier et dans l’autre un petit paquet ; il les posa tous les deux sur la table et les déballa. Le premier contenait six œufs et le paquet une livre de bougie. Je ne pus que rire de la simplicité deve service, et d'autant plus qu’on m'avait donné quelques domestiques et une servante qui me suivaient comme mon ombre, mais dont aucun ne songeait à m'apporter un couteau, une assiette, du pain et du sel. Je n’eus plus le courage de rien demander, car je pensais qu’on me le ferait attendre pour le moins aussi longtemps que les œufs. Désirant me reposer, je portai la main sur un œuf pour l’avaler en toute hâte; mais il était froid et pas cuit. Il me fallut donc me mettre au lit sans avoir rien pris.

Ma demeure se composait d’une grande salle à laquelle on montait par trois marches. Un petit espace fermé par des cloisons de feuilles formait la chambre à coucher, qui n’avait ni portes ni fenêtres; à l'entrée on avait seulement placé un petit écran. En me levant le matin, je ne pus naturellement pas rester dans cette sombre pièce, et je passai dans la salle; mais celle-ci avait une demi-douzaine de portes qui restaient toujours ouvertes et étaient accessibles à tout le monde. .

Les gens oisifs ne manquent nulle part aux tropiques, à plus forte raison à la cour d’un prince; de plus, ils me regardaient comme une curiosité (car, à l’exception de Mme Willer, ils n'avaient pas encore vu d’Européenne) : ma salle fut doùc toujours pleine de monde, et chacun de mes moindres mouvements était observé; je

ine faisais réellement l'effet d'une actrice jouant un rôle muet. :

Pour le déjéuner, que j'attendais avecune véritable faim canine, on m’apporta du thé sans lait' et sans pain. Je commençais déjà à être contrariée d’avoir été adressée à une maison où je ne pouvais parler à personne et où il me fallait passer par tout ce qui plaisait à mon entourage, quand deux messieurs, le capitaine van der Kapellen et le docteur Enthoffer, vinrent me faire visite et m’ihviter, au nom de tous les officiers, à aller demeurer dans une de -leurs maisonnettes. Je ne crois pas avoir besoin de peindre la joie que j'éprouvai de cette invitation inespérée. Ces messieurs proMirent de venir me chercher vers le soir. Cependant midi approchait, et personne n'ayant paru pour mettre le couvert, je demandai à manger. Il y avait plus de vingt-quatre heures que j'étais à jeun. Mais quel que fût mon appétit, je ne touchai guère au repas qu’on me servit. Ce repas se composait de riz cuit à l’eau, de la moitié de l’aile d’un petit poulet assaisonné d’une sauce de kuri si forte qu’elle me brûlait la langue, et de deux minces petites tranches de viande séchée (appelée denden), apprêtée avec de l'huile rance de coco et réduite à l’état de charbon. L A quatre heures, on m’apporta un grand panier de fruits, auxquels je n’osai presque pas toucher ; car !’Européen, dans ce pays, doit être bien sur ses gardes contre les fruits, qui d'ordinaire ne lui réussissent pas trop.

A cinq heures, mes deux messieurs reparurent. Le capitaine van der Kapellen me conduisit dans sa propre maison, qu’il mit, avec ses domestiques, entièrement à ma disposition. Lui-même alla, pour le temps de mon séjour, loger chez un autre officier. Mais qu'on ne s’imagine pas que,

1. On‘ne trouve des vaches que chez les Européens, et très-rarement chez les indigènes, qui ont quelquefois des chèvres.

‚pour avoir toute une maison à moi, j’eusse: beaucoup de pièces à mon service. Mon palais, modeste cabane de feuillage composée de deux petites chambres, avait été construit en toute hâte, comme d’autres palais semblables, pour loger les officiers qui, à cause des troubles suscités par les Chinois, étaient venus avec leurs troupes renforcer la garnison dé Sambas. En temps de paix, toute la société se composait du résident adjoint, de quelques employés et officiers, en tout onze personnes, sans parler des soldats.

Sambas compte quelques milliers d’habitants, et ressemble à toutes les villes malaises, si ce n’est que la plupart des maisons chinoises sont construites sur des radeaux, ce qui donne un aspect très-animé à la rivière. A l'instar de Pontianak, Sambas est situé dans une grande plaine, mais qui n’est pas aussi marécageuse, et au fond de laquelle on aperçoit quelques montagnes. Devant la maison du résident adjoint, il y a encore une grande pelouse de gazon avec des allées d’arbres.

Indépendamment d’un fort, Sambas a aussi un hôpital avec des salles spacieuses, de bons lits très-propres, et de riches provisions de linge, de médicaments et de vivres, parmi lesquels se trouvent beaucoup de boîtes de fer-blanc hermétiquement fermées, contenant des légumes de bonne qualité, du veau, etc., et des vins fins, tels que du bordeaux , du vin du Rhin. On reçoit aussi les indigènes dans cet hôpital, mais ils en font raremient usage. Ils ont une grande horreur pour les hôpitaux, en raison du monde qu’ils y ont vu mourir : aussi les regardent-ils plutôt comme des maisons mortuaires que comme des maisons de santé, et préfèrent-ils se droguer eux-mêmes.

Je remarquai avec surprise que les Hollandais de Bornéo! vivent aussi librement avec les fillesi gènes que les Français à Otahaïti. Je pourrais ici répéte des paroles que j'ai

1. Plus tard je remarquai la même chose dans tout l’afchipel.

déjà dites à l’occasion de mon voyage d’Otahaiti. Cela me frappa d'autant plus, que je n’ai rien vu de semblable ni à Singapore, ni à Sarawak, ni dans aucune autre ‚Possession transatlantique des Anglais.

Quoiqu'il n’y eût rien de bien intéressant à voir à Sambas, le temps passa cependant vite et agréablement. M. van Prehn m’envoyait tous les matins son bateau, et le prince Rato quatre Malais. Je mé promenais sur l’eau jusqu'aux bois, et toute la matinée, jusqu’à midi, je causais avec mes compagnons. J'étais déjà accoutumée aux chaleur tropicales, ainsi qu'aux flaques d’eau et aux marécages, et je ne songeais nullement aux morsures des serpents ni à d’autres accidents semblables. Nous portions partout la mort et la destruction; il n’y avait pas d’insecte ni de reptile ou de papillon qui trouvât grâce à nos yeux. L’apr&s-midi se passait à classer nos pauvres victimes, et le soir je recevais des visites. Je me souviendrai toujours avec plaisir et avec reconnaissance des Européens de Sambas, et surtout de MM. van der Kappellen, Enthoffer et van Prehn. Ils me firent de leurs compatriotes de Batavia un portrait bien plus flatteur qu'on ne me l'avait fait à Pontianak, et ils me donnèrent une foule de lettres de recommandation, de sorte que je vis approcher ‘avec plus de courage le moment de me mettre en route pour Batavia. |

Le 26 avril, je quittai Sambas pour retourner à Pontianak , où le navire devait prendre une cargaison de cinquante mille noix de coco (le cent à deux roupies), et du rotang pour Batavia.

A l'embouchure du fleuve, j’eus le plaisir de rencontrer M. et Mme Willer, et de déjeuner avec eux. C'é- - taient les affaires chinoises qui avaient amené M. Willer à Sambas.

A Fort de Sorg, chez le capitaine van Houten, je trouvai la même réception amicale qu'auparavant. Il me fit la sur-

prise d’une petite collection d’insectes, et d’un serpent excessivement beau et rare.

Le 1*.mai, j’allai de nouveau à bord. Il nous fallut quatre jours d’efforts continus pour franchir les bancs de sable qui entouraient la rade. Le premier jour, les matelots harponnèrent un boa : emporté de la terre par la marée, il avait sans doute considéré notre navire comme un lieu de refuge, car il voguait tout droit vers nous et . cherchait à aborder. Il aborda en effet, mais sans vie. Il avait-près de 6 mètres de long et plus de 20-centimètres de diamètre. Les matelots le dépouillèrent et voulaient jeter le corps à la mer, mais je leur conseillai de n’en rien faire et de manger plutôt la chair de ce serpent. Ils se moquèrent beaucoup de moi, et dirent que si j'aimais tant cette chair, je n’avais qu’à la manger, et qu'ils m’abandonnaient volontiers leur part. J'en fis rôtir un morceau, et me mis à en manger devant eux’. A cette vue, un des plus courageux approcha et me pria de lui en laisser goûter un peu. Je lui en donnai un petit morceau, et lui l'ayant trouvé comme moi excessivement savoureux,, les autres suivirent son exemple et en goûtèrent tant et tant, que je me vis réduite au rôle de spectatrice. On résolut unanimement de manger le serpent, et les matelots, ainsi que les soldats, me remercièrent du bon conseil que je leur avais donné.

Nous avions à bord trente soldats et joué femmes et enfants. Plusieurs de ces soldats étaient malades : on les envoyait à Batavia pour les fâire changer d’air. Un d’entre eux, un Javanais, mourut pendant la traversée.

1. Celui qui a lu mon premier voyage autour du monde se souviendra pohtistes qu’à Singapore j'assistai à une chasse au tigre, où à la place d’un tigre on tua, un boa. Nous le portämes dans une plantation - ‘de poivre, cultivée par des Chinois. On lui ta la peau, on le fit cuire et on le mangea. Je goûtai ce singulier mets, et je trouvai qu’il était véritablement très-bon.

Assitôt après son décès, le corps fut placé près du mât du milieu. Six: heures après, on le cousit dans une natte, on lui attacha deux grosses pierres aux pieds, on le mit ensuite sur une planche et on le laissa glisser dans la mer. Cette scène n’émut aucun des compatriotes et des compagnons d'armes du mort, pas même sa femme dont l'œil demeura. sec et dont la physionomie exprimait l'indifférence. Deux jours après, on me dit qu’elle avait déjà engagé sa foi à un autre.

J'avais remarqué qu'au moment où l’on mettait le mort dans la natte, ses compatriotes y placèrent quelques monnaies. Je demandai quelle en était la raison; on me répondit qu’on croyait qu’un corps jeté dans la mer, quand on avait soin d’y joindre quelques monnaies, ne remontait pas sur l’eau. |

Ce ne fut que le 8 mai que nous jetâmes l’ancre dans la rade de Porttianak, et le 22 mai je fis mes derniers adieux à cet endroit; mais, comme je quittais en même temps pour toujours Bornéo, on me permettra de consacrer encore quelques mots aux différents peuples dont j’ai fait la connaissance.

De tous les peuples de Bornéo, et même de tous les peuples sauvages de la terre avec lesquels j'étais entrée jusqu'ici en rapport, les Dayaks, qui forment la majeure partie de la population, sont ceux qui m'inspirèrent le plus de sympathie. Ils ont, surtout les tribus libres, un caractère vraiment pur et noble. Les Malais, au contraire, ‘ me déplurent excessivement; je ne puis que confirmer ce que disent la plupart des voyageurs, que les Malais de Bornéo sont de tous les Malais les plus méchants. Ils mentent, volent, trompent, traitent avec beaucoup de dureté les Dayaks soumis à leur domination, et portent peu d’affection, à leurs femmes et à leurs enfants. Ils rompent souvent leurs mariages pour en contracter de nouveaux. J'ai vu des hommes aussi bien que des femmes qui comp-

taient à peine trente ans, et qui avaient déjà été mariés six ou huit fois. Souvent, après avoir été mariés avec d’autres, ils retournent à leurs anciens époux. La loi permet aux Malais, qui, comme on sait, sont tous mahométans, d’avoir plusieurs femmes à la fois.

Outre ces belles qualités, les Malais sont d’une paresse et d’une apathie incroyables, et d’une malpropreté dont on ne saurait se faire une idée. Ils se baignent ou font des ablutions deux ou trois fois par jour, comme l’exige leur religion; mais ils ne se décrassent et ne s’essuient pas; ils laissent couler l’eau sur leur corps et s’en tiennent là. Leur nourriture est mauvaise, parce qu’ils sont trop paresseux pour cultiver ou pour planter autre chose que du riz. Dans chaque chaumière où je m’arr&tai dans mes voyages, je trouvai une bande d'hommes et de femmes qui pendant des demi-journées, et quelquefois des journées entières, ne faisaient que jaser, cuire du siri, dormir et jouer avec les enfants, ou bien qui me regardaient pendant des heures sans penser à rien.

Quant aux Chinois, on sait déjà que dans leur pays ils sont faux, cruels, rusés et astucieux. Ils ne changent pas plus de caractère à l'étranger qu’ils n’abandonnent leurs coutumes, leurs usages et leurs costumes; mais ils ont aussi beaucoup de bonnes qualités : ils sont industrieux, laborieux, persévérants et économes; ils aiment leurs enfants, ce qui fait qu'ils changent moins souvent de femme. ,

Les Chinois jouent à Bornéo le shrite rôle que les juifs en Pologne ou en Hongrie. Le commerce en gros et en détail, aussi bien que tous les métiers, sont dans leurs mains;ils louent ou exploitent toutes les mines, et-cultivent le pays avec beaucoup ‘plus de soin que les Dayaks ou les Malais. Leur nourriture est aussi bien supérieure; ils élèvent beaucoup de pores et de volailles, plantent des légumes et des arbres fruitiers. Le thé remplace l’eau,

et pendant leurs repas ils. boivent souvent une espèce de rhum très-léger extrait du riz et sucré.

: On pourrait considérer le Chinois comme le maître et le bourgeois du pays, le Malais comme le paysan, et le Dayak, placé sous la dépendance du Malais, comme l’esclave.

Quant aux descriptions qu’on fait du sort pénible des femmes de Bornéo et surtout des femmes dayaques, je les trouve fausses et exagérées. Ceux qui les ont faites n’ont pas vu ce que les pauvres ménagères ont à souffrir dans presque tous les pays de l’Europe. Ils n’ont pas vu nos paysannes pesamment chargées de denrées se rendre, longtemps avant le lever du soleil, à une ville souvent fort éloignée, pour y vendre leur marchandise, et à leur retour chez elles, à moitié épuisées, au ‘lieu de prendre du repos, s’occuper de la cuisine, veiller aux enfants, regarder à l’étable si le bétail ne manque de rien, et, souvent encore, aider leur mari à travailler dans les champs. Ils n’ont pas vu la pauvre journalière des villes, depuis trois heures du matin jusqu’à sept heures du soir, occupée à tordre et à laver le linge, jusqu’à s’écorcher les doigts’; d’autres montant à un quatrième et à un cinquème étage ” de l’eau et de grandes charges de bois ; ils n’ont pas songé aux malheureuses ouvrières accroupies dans leurs sombres et tristes taudis, qui travaillent de douze à quatorze heures par jour et qui voient à peine le soleil le dimanche. Certes, il n’y a pas de sort plus dur qe celui de la femme pauvre en Europe.

Que sont à côté de ces peines et de ces ialigtns les travaux des femmes de Bornéo ? Elles ne travaillent que trèsrarement dans les champs; elles tressent des nattes et des “ ‚eloisons de feuillage pour construire des chaumières ; elles soignent les enfants et s’occupent du ménage. Pendant le temps de la récolte du riz, les femmes dayaques seules vont: quelques heures aux champs, coupent des épis de

riz plein un petit panier!, et les portent chez elles. Tout ce qu’il faut pour faire les nattes et les cloisons de feuillage, le mari l’apporte à la maison ; les femmes se tiennent assises dans le vestibule aéré et ombragé, et travaillent à leur guise. Personne ne les pousse à faire plus qu’elles ne peuvent. Une besogne ne s’achève-t-elle pas le même jour, on la finit le lendemain ou le surlendemain. Les enfants ne leur donnent pas beaucoup de tracas ; ils courent tout aus et font ce qu’ils veulent. Une femme est-elle chargée d’un nourrisson , elle ne sort pas de chez elle. Quant à la cuisine, ce sont chez les Chinois les hommes qui la font ; et chez les Dayaks et les Malais, le riz est presque la seule chose qui se mette sur le feu. Les femmes n’ont pas à s'occuper du bétail, ni des vaches, car elles n’en élèvent pas; les. poules set les porcs cherchent en grande partie eux-mêmes leur nourriture. Elles n’ont pas de vaisselle à laver, de chambres à nettoyer : toutes les saletés, on les jette à travers le plancher de bambou. Le blanchissage et le raccommodage du linge et des vêtements ne leur prennent aussi que peu de temps, puisque tout le ende ne porte qu'un simple sarong.

C'est à ces pénibles travaux que les Européens, sutisis si sensibles, attribuent la vieillesse anticipée des femmes. Pour moi, elle me semble plutôt la conséquence toute naturelle des mariages trop hâtées qui, pour les filles, ont . souvent lieu à onze ou douze ans.

1. A Bornéo, on coupe les épis tout en haut ,à l'extrémité de la tige ; la paille est brûlée sur pied dans les champs.

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