‹ Mon second voyage autour du mondeChapitre 18 sur 67 · BEE · texte numérisé non relu

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à serpenter paisiblement dans la belle vallée. Les flancs de Ja gorge sont aussi couverts de pisangs et d'arbres touffus, de plantes grimpantes et d'une herbe épaisse.

Les plantations de thé s "stendent sur plusieurs pentes et sur plusieurs collines. On m’assura que le fermier actuel, M. Brumsteede, possédait plus d’un million d’arbresà thé. Le thé et le café viennent mieux sur un sol accidenté. Les arbres à thé sont ici tenus plus bas que dans les environs de Canton; ils pouvaient avoir deux ou trois pieds de haut.

Dix arbres donnent-une livre de thé. La préparation du thé est bien plus simple, -et exige bien moins de maind'œuvre que dans les fabriques chinoises. Au lieu de rouler séparément Chaque feuille de thé vert‘, comme à Canton, on réunit une certaine quantité de feuil'es, on les pétrit légèrement les unes contre les autres, et on les fait sécher à petit feu sur des plaques de cuivre ; ellesıse détachent ensuite d’elles-mêmes ; mais.il®'en faut de beaucoup qu’elles soient aussi belles et aussi égales que les feuilles roulées.

Les Slariaine de thé de Java, comme 1 Nés de sucre et de café, sont la propriété du gouvernement, et d'ordinaire ou les afferme pour quinze ou vingt ans. Le gouvernement fournit les terres aux fermiers, ou bien il leur donne des plantations déjà établies (une plantation se conserve près de quatre-vingts ans), et leur assure un nombre de travailleurs suffisant, à des prix arrêtés d’avance. Le salaire est ici à très-bon compte, comme dans toutes les autres résidences plus. éloignées de Batavia; le journalier reçoit par jour dix deniers, avec une livre de riz, qui vaut ici deux deniers. Pour cueillir le thé, ce qui demande le plus de.temps, on emploie le plus souvent les

1. Le thé noir, comme on sait, est seul exposé à la chaleur du soleil celui qu’on veut-conserver vert est séché par une chaleur factice. :

femmes et les enfants, que l’on paye naturellement encore moins cher. Le fermier reçoit du gouvernement soixantequinze deniers par livre; on évalue son -bénéfice'à: cent pour cent.

Le thé de Java se bonifie par le transport par mer en Hollande ; mais les connaïséeurs donnent, de toutes manières, la préférence au thé de Chine.

La façon de récolter le riz À Java est singulière. On se sert de petits couteaux, avec lesquels on coupe chaque épi séparément, à peu près au milieu de la-tige. Les épis réunis en petites bottes, on les porte, au moyen de perches, sur l'épaule. Quiconque a envie de prendre part à la récolte peut aider; il a pour salaire le cinquième de ce qu'il coupe.

En. visitant ke moulin à café de Lembang (à 8 paals de, Bandong), je fis en même temps une excursion à la solfatare, située 4, paals plus loin. Comme il pleuvait quand j'arrive à Lembang, et qu'il me fallut forcémenit remettre ma visite au cratère, j'acceptai avec beau- ' coup de reconnaissance l'invitation qui me fut faite par le propriétaire du moulin à café, M. Philippeau, de rester un ou plusieurs jours dans sa maison. Pour ne.pas perdre toute l’après-dînée, M. Phlippeau me montra d’un bout à l’autre comment se fait la culture du café. Je trouvai le procédé beaucoup plus compliqué qu’au Brésil. Le café venant de l'arbre est jeté dans des réservoirs d’eau, où on le laisse jusqu’à ce que la cosse ou la capsule qui renferme les fèves, soit assez amollie pour qu’on puisse facilement la casser dans les mains. Dans cet état, on le met dans de longues caisses en planches, dont les parties supérieures sont munies de trous juste assez grands pour que les fèves puissent y passer. On le presse, on le tourne et on le remue là dedans, jusqu’à ce que les fèves se soient entièrement détachées des capsules. On met ensuite les fèves sur les sécnoirs, d'où elles passent dans une grande

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AUTOUR DU MONDE. 147 machine, appelée moulin, qui leur enlève les pellicules dont elles sont enveloppées. Ce n'est qu'alors que l’on comménce je triage, qu’on sépare les bonnes fèves de celles qui le sont moins, et qu’on finit par les emballer. -

Au Brésil, on n’amollit pas le café dans de l’eau ; mais aussitôt enlevé des arbres, aussitôt séché au soleil, il est pilé légèrement, ce ‘qui détache à la fois la capsule et la pellicule; puis trié, séché à petit feu sur des plaques de cuivre,'et emballé: + + . ;

A Lembang, on a béaucoup de peine à sécher le café, parce que pendant toute l’année il fait plutôt humide que sec. Et quelle chaleur forte et continue le café, tout imbibé d'eau, n’exige-t-il pas pour sécher complétement I+

Le moulin à café de Lembang est le plus grand de Java ; il fournit par an, dit-on, environ 25 000 picouls de cafe trie.

Nous avons déjà dit que le café est,"comme le thé et le sucre, un monopole du göuvernement, La régence de Batavia seule est exceptée. LA, il est permis À chacun de cultiver à son gré le café ou toute autre chose, “et de le vendre à qui bon lui semble. Dans les autres résidences, le gouvernement exploite lui-même le sucre, le thé et le café, sur les terres qui lui appartiennent, ou bien il les afferme, & la condition expresse de cultiver ces produits, et de les lui livrer à des ‘prix fixés. Mais c’est le café que le gouvérnement cultive de préférence lui-même. Dans les contrées propres à la culture du café, chaque propriétaire ou planteur est obligé de “planter trois cents arbres et d'en conserver toujours le même nombre. Pendant les trois premières années, l'arbre ne produit rien, et le planteur ne reçoit pas non plus de. dédommagement de son travail. Les années suivantes’ il reçoit par picoul de café en capsule, tel qu'il le livre au moulin, dequatfe-vingts à- cent deniers. Le possesseur du moulin est également-payé par le Bouvernement,

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qui lui donne pour chaque picoul de café émondé deux florins de cuivre, et gagne ainsi, comme le planteur de thé, ceni pour cent. On compte qu’un picoul de café “émondé fait six picouls en capsules. Dans les endroits . ol ’y a pas de moulins, et oüsle planteur est obligé d’émonder lui-même le café, le gouvernement lui paye pour chaque picoul de café emondé six ou sept florins de cuivre. Ce qui rend souvent la tâche des planteurs beaucoup plus dure, c’est qu’ils demeurent parfois à°15 ou 20 paals des plantations, et sont obligés d’y aller travailler au moins trois ou quatre fois dans le cours de l’année. Ils trouvent bien des huttes pour se coucher, mais il faut qu’ils se nourrissent eux-mêmes.

La résidence de Preanger, en général une des plus fertiles de Java, est la plus riche en-café. Son sol’ élevé et montueux, sur un plateau étendu, à plus de 650 mètres au-dessus du niveau de la mer, est surtout favorable à cette culture. On y compté .soixante millions d'arbres à cäfe, dont trente-cinq millions sont placés sous la direction du résident adjoint de Bandong. Trois arbres produisent deux livres de café émondé. Nulle part je n’ai vu les plantations aussi propres et aussi bien tenues qu’ici.

Le lendemain, je ms rendis à cheval à la solfatare. M. Phlippeau avait eu la bonté de me munir de chevaux et de guides. Mon cortége s’augmenta à chaque paal de cavaliers et de piétons, à tel point qu’à la fin j’eus plus de trente personnes à ma suite. Car dans beaucoup d’endroits de Java on a adopté lä coutume suivante : une personne à qui l’on veut donner une marque de respect passe-t-elle par un village, aussitôt le juge et plusieurs notables viennent l'accompagner un grand bout de chemin. On me fit aussi cet honneur par égard pour M. dus due et le résident adjoint.

Ce qui est également unique, c’est la manière dont s'y prennent les indigènes, dans le pays de Preanger, pour

temoigner leur respect aux fonctionnaires et aux Européens. Ils s’accroupissent par terre, en restant tournés comme ils se trouvent, de sorte qu'on voit de l’un le dos, de l’autre le profil, et d’un troisième le visage. Quand ils sont à cheval, ils descendent, écartent leur monture de la route, et s’accroupissent à côté. Je remarquai cette coutume aussi dans d'autres parties de Java.

Il y a un assez bon chemin presque jusqu’au cratère, et on peut approcher tout contre le bord à cheval. Le cratère peut avoir de 60 à 75 mètres de profondeur ; il n’est guère plus étroit en bas qu'en haut, et a de 90 à 120 mètres de diamètre. Les flancs du cratère sont à pic, et il n’y a qu'un côté par où on puisse y descendre, avec assez de danger, sur de grosses pierres qui roulent, et sur de la terre meuble et sans consistance. Au fond, de petites colonnes de fumée s'élèvent en tourbillonnant; on trouve, à côté, du soufre pur. Ce fut avec beaucoup de peine que je parvins en bas. Près des petits amas de soufre, j’entendis un fort mugissement : la colonne de fumée monta avec force et fit absolument le même bruit que fait la vapeur d’une locomotive. Avec quelque précaution, on peut approcher tout contre ces colonnes de fumée, ou plutôt de vapeur; seulement, il faut avoir le vent derrière soi et pas en face, pour que la vapeur étouffante du soufre ne vous frappe pas à la figure.

Non-seulement les indigènes, mais aussi les Européens, m’avaient dit que le sol au fond du cratère était toujours si chaud, qu’on en revenait avec les souliers brûlés. Je touchai le sol à plus de cinquante endroits, ct particulièrement tout près des colonnes de fumée; je pus laisser reposer ma main quelque temps dessus, et je rapportai aussi mes souliers intacts.

Pourquoi les hommes sont-ils toujours si portés à l’exagération, et pourquoi se plaisentails tant à répéter

les mensoriges des autres ? ou bien serais-je assez malheureuse pour voir tout d’un autre œil, pour observer et pour sentir les choses tout autrement que le reste des voyageurs ?

Il y a quelques annéès, ce cratère a jeté une si grande quantité de cendre sulfureuse, que les bois, à un quart de paal autour de la gorge, moururent tous; les troncs, nus et noirs comme s'ils avaient été carbonisés par un grand. incendie, formaient le contraste le plus choquant avec la riche nature qui, sars la moindre REN les encadrait d’une couronne de verdure.

‚J’avais déjà vu à Java quelques cratères .en PR ou &teints; mais nulle part je nerencontrai la lave pure et poreusé que j'avais trouvée sur le Vésuve, sur l’Etna et en plüßieurs endroits de l’Islande. Il paraît que les volcans de Java ne sont formés que de cendre, de sable, d’eau ou de pierres.

A mon retour à Bandong, : M. de Vischer me procura un divertissement très-agréable chez le régent', qui fit exécuter en notre honneur, par ses danseuses, la danse nationale de Bedogo.

Les six danseuses étaient vêtues de la manière la plus ravissante : elles portaient des corsages très-serrés, sans manches, des sarongs en soie, bordés en or, qui descendaient à peine jusqu’aux chevilles ; les pieds étaient nus. Elles avaient pour ceinture une écharpe pourpre, dont les bouts tombaient jusqu'aux genoux; la poitrine, le corsage, les poignets et l’avant-bras étaient ornés de larges plaques d’or. Elles avaient sur la tête des casques percés

1. A Java, chaque résident a pour adjoint un rajah ou quelque autre . grand personnage du pays; celui-ci porte le titre .de régent et touche le même traitement que le résident, avec des intérêts prélevés sur le café et le sucre. Sans son assistance on n’entreprend rien d’important; cependant son opinion ne diffère que trös:rarement de celle du résident.

à jour sur les côtés, et qui laissaient voir leur abondante chévelure noire. On pouvait se figurer qu’on avait devant soi des amazones : il était seulement fâcheux que les charmes des jeunes filles ne répondissent pas à là beauté de leur costume; le type malais se montrait trop dams leur physionomie. -.

La danse se composait de trois parties. Dans la première, tout se passait assez paisiblement, et on se bornait aux mouvements les plus simples; dans la deuxième, les danseuses apportèrent des bouquets de plumes de paon qu’elles brandissaient comme des glaives dans un combat; dans la troisième partie, elles arrivaient armées d’arcs et de flèches, et représentaient une véritable lutte, qui se: terminait par la défaite de la moitié des combattantes. Les morts restaient quelque temps étendus sur le champ de bataille. Au moment de leur défaite, on entendit comme dans le lointain: une mélodie douce et plaintive. La musique, au contraire, qui accompagnait la danse, était très-bruyante et très-discordante: Je trouvai cette représentation pleine de goût et d’expression, et nullement choquante à voir; mérite qui ne distingue pas ‘toujours nos ballets. La seule chose qui ne me plut pas, c’est que les danseuses tenaient toujours les yeux baissés à terre, coutume, du reste, que j'ai remarquée chez les danseuses de presque tous les peuples en dehors de l’Europe, et qui semble exprimer un grand respect pour les spectateurs.

De Bandong je retournai directement à Buitenzorg, où conformément à l’aimable invitation du gouverneur général, je passai de nouveau quelques jours dans son palais. Je lui dois vraiment la plus grande reconnaissance, nonseulement, pour l'accueil gracieux que je trouvai dans sa maison, mais-aussi pour le vif intérêt qu'on m'y témoigna : il est certain que cela contribua singulièrement à m’assurer une excellente réception dans toutes les posses-

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sions hollandaises, et fayorisa partout mes plans de voyage au delà de mes espérances !.

A Batavia, je descendis encore dans la maison: de mes aimables amis, M. et Mme van Rees.

Pendant mon séjour chez eux, j’eus la surprise d’une visite très-précieuse pour moi. Je fus appelée au salon, et en y rentrant, je vis M. Steuerwald, colonel au-service . de la Hollande, dont j'avais fait la connaissance en 1845, lors de mon voyage de Gothenbourg à Stockholm. Son instruction variée et étendue, mais surtout son caractère franc et loyal, m’avaient inspiré pour lui la plus haute estime; j'étais fière d’avoir d’jä été-traitée par un homme aussi respectable avec plus de distinction que je ne pouvais l’espérer d’une connaissance fugitive faite en voyage. Son service l'ayant appelé aux Indes, cette heureuse circonstance me valut le plaisir de continuer d'agréables relations commencées dans le nord de l’Europe.

Peu de jours après mon retour de Bandong, je me rendis à Tangerang, à 15 paals de Batavia. Quelques affaires ayant réclamé la présence de M. van Rees en cet endroit, il avait retardé son départ jusqu’à mon retour, pour m'y conduire. Il profita de cette occasion pour faire exécuter devant moi quelques représentations populaires, telles qu’un combat de coqs, une danse nationale, une comédie burlesque et un grand tour de force d’un véritable Hercule.

Le combat de coqs est trop cruel pour pouvoir être amusant. On attache aùx ergots des pauvres bêtes de petites lames de couteau pointues, très-affilées; puis leurs maîtres, les prenant sous leur bras, les poussent plusieurs

1. Le gouverneur général des possessions hollandaises de l'Inde a un traitement de 15 000 roupies pär an, ainsi que la jouissance de plusieurs palais, maisons de campagne, jardins et terre. Il garde ce poste quatre ou cinq ans au plus. Sa puissance et son autorité sont bien supérieures à celles d'un roi constitutionnel d'Europe.

fois l’un contre l'autre et les tirent par la crête et par les plumes pour les rendre furieux. Quand ils sont bien excités, on les lâche. Le combat commence aussitôt, mais il ne dure pas longtemps, car les coqs se frappent si vite et si fort avec leurs griffes et avec les lames qui y sont attachées, que souvent, au bout d’une demi-minute, les deux champions tombent morts sur le champ de bataille.

Le gouvernement hollandais a défendu sévèrement les combats de coqs. Ils étaient le plus grand plaisir et en même temps la ruine du peuple. On ne s’occupait presque de rien autre chose et on mangeait sa fortune en paris. Un joueur passionné ne risquait pas seulement tout son bien et son avoir, mais aussi sa femme et ses enfants, et il finissait souvent, faute d’autre enjeu, par se jouer lui-même.

La danse me parut la chose la moins attrayante. Six jeunes filles tournaient lourdement dans un espace trèsétroit, et jetaient des cris aigus qui passaient pour des chants. Mais, ce qui m’amusa, ce fut la comédie, quoique je n’entendisse rien -au texte, ce dont M. van Rees me fit compliment; j’admirai le jeu naturel, les grimaces et l’éloquence des acteurs, surtout du principal comique.

Il faut savoir que ces gens n’ont pas de pièces étudiées et apprises par cœur, mais que les scènes qu'ils représentent sont toujours improvisées. Les rôles de femmes étaient joués par des jeunes gens. Les spectateurs n’y perdaient rien, car dans ce pays les deux sexes sont également laids; je ne me serais jamais imaginé, si on ne me l'avait pas dit, que les figures que je voyais devant moi étaient des hommes déguisés.

Le divertissement finit par un tour de force vraiment merveilleux de l’Hercule. Vètu seulement d’une culotte courte, il se fit attacher une corde autour du cou, et lier en même temps les bras et les mains si foriement sur le dos, qu’il ne pouvait pas s’en servir pour faire le moin-

dre mouvement. Il vint à nous, pour nous faire examiner les croisements et les nœuds de Ja corde. Il se glissa ensuite sous un grand panier fermé de tous côtés, et où l'on avait mis une chemise et un sarong. Au bout d’environ six minutes, le panier se souleva; l’Hercule avait toujours la corde autour du cou, des bras et des mains ; mais il avait mis la chemise et attaché le sarong à la ceinture. Il se glissa de nouveau sous le panier, et au bout de six minutes il reparut sans chemise et sans sarong, et tenant à la main la corde avec tous ses nœuds.

Sur un théâtre, ce tour de force n’aurait pas ni d’effet, puisqu’on aurait pu, sous le panier, venir en aide à l’artiste; mais ici, au milieu d'un pré, toute assistance était certainement impossible.

Une personne de notre société offrit à cet Hercule 25-roupies,.s’il voulait lui vendre le secret de son tour de force ; mais l'artiste n’accepta pas l’offre.

Le lendemain, 7 juillet, nous devions, avant de retourner à Batavia, visiter un moulin à sucre; mais, malheureusement, il ne marchait pas encore, quoique la canne à sucre, tout autour, fût déjà tout à fait mûre. Nulle part je ne rencontrai de champs de cannes- plus grands et plus riches que dans cette plaine.

Les moulins à sucre produisent à Java un bénéfice de deux à trois cents pour cent.

Vers midi, nous rentrâmes à Batavia.

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