CHAPITRE XII
Sidenring. — Les lacs. de Tempe. — Lagousi. — Un repas royal. — Retour à Sidering. — La chasse au chevreuil. — Visite au sultan de Goa. — Départ de Célèbes. — Soulabaya. — Noce malaise. — His-' toire de revenants. — Retour à Batavia.
De Paré-Paré j’allai à cheval à Batou-Masapaija(12 paals), maison de campagne du roi de Sidenring, qui demeure alternativement dans cette villa et dans sa résidence ordinaire de Tete-adje, près du lac de Tempe.
Les routes traversent. de basses montagnes qui, à l’exception d’alang-alang et d’herbe fort courte, sont presque dépouillées de toute végétation, mais abondamment pourvues de pierres éboulées. Aussi nos pauvres bêtes étaient-elles forcées de grimper comme des chamois. Nous renconträmes beaucoup de chevaux de somme qui portaient surtout du riz au port de Paré-Paré. La campagne n'était d’ailleurs animée que par des chevaux quisy prenaient librement et gaiement leurs ébats. Les®#oi$ de ces pays ont de grands haras et font un commerce de chevaux tres-productif.
Déjà, depuis plusieurs hunde, À route montsit d’une manière monotone entre des collines qui masquaient toute la vue; mais, en revanche, au sortir d’une vallée étroite, nous fûmes récompensés surabondamment : car une des plus magnifiques vues, peut-être la plus belle de tout Célèbes, se déroulait devant nos regards. On apercevait une plaine immense dont.on ne pouvait pas découvrir la fin. Au milieu brillaient les nappes d’eau limpides des deux