Le trèfle atteint ici une hauteur de 75 centimètres
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n’y trouve ni lits, ni meubles, ni caisses, ni paniers, car ces malheureux n’ont rien à serrer. Ou ils dorment sur le sol nu, ou bien ils s'étendent sur une couche de bambou recouverte d’une natte de paille, et gardent sur eux les seuls habits qu’ils possèdent, et qu’ils portent jus- ‘ qu’à ce que, réduits à l’état de haillons, ils leur tombent du corps. Leur nourriture est aussi misérable que le sont leur habitation ‘et leur costume. Ils vivent généralement mäl; les Indiens ne se nourrissent presque que d'orge un peu grillée et pulyérisée. Ils mangent d'ordinaire cette ‚ farine sèche et sans aucun mélange, ou bien ils la prennent délayée dans de l’eau. Quand ils partent pour quelque temps de chez eux, ils n’emportent. rien que cette farine dans un sac de cuir. Le descendant aisé des anciens Espagnols mangé aussi quelquefois cette farine ; mais il y mêle ordinairement un peu de sucre, ce qui lui donne assez bon goût. Quand il entreprend quelque long voyage, il en emporte aussi, et il ajoute alors au sucre du cacao et de la cannelle. Préparée de cette manière, l'orge offre un mets non-seulement très-savoureux, mais très-sain et très-nourrissant. Il ne faut pas beaucoup de place pour porter $a provision, et on n’a pas besoin de feu ni de pot pour la faire cuire. Dans les marches, le soldat n’a guère d'autre nourriture que la farine d'orge. On conçoit sans peine que les Indiens soient les parias de ce pays ; mais chez les cultivateurs issus des anciens Espagnols, et mème chez les poss®sseurs des haziendas; on voit rarement les indices et les dehors de l’aisance. Et cependant beaucoup d'individus, surtout les propriés taires de tambos, ne sont pas assez dénués de ressources pour être forcés de mener une vie si pitoyable. Ils se: font proportionnellement très-bien payer leur repas et leur trèfle. a
Pour quelques cuillerées de.cette misérable soupe à l'eau, dans laquelle il n’entre que quelques pommes de