‹ Mon voisin Raymond (volume 2)Chapitre 19 sur 26 · M0!« V0IS · texte numérisé non relu

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mer la chandelle chez le portier, revient avec sa lumière au moment où nous touchons à la dernière marche de l'escalier. Je remarque alors quelques changemens dans l'ordre du de'part; quelques fichus chiffone's , quelques figures très-animées , et Lien des yeux que l'on tient baisse's , sans doute parce que la lumière leur fait mal; mais je me garde bien d'en conclure rien d'oflensant pour la vertu de ces dames et de ces demoiselles.

Le moment des adieux est arrive'. Je vois de pauvres jeunes gens qui demeurent vers le Palais-Royal , oblige's de reconduire des familles fe'minines dans le fond du Marais. Je vois des demoiselles s'arranger de manière à donner le bras à leur doux ami. Je vois des femmes soupirer en prenant celui de leur mari. Je verrais bien autre chose sans doute s'il ne faisait pas nuit ; mais madame de Marsan est monte'e dans sa voiture avec son époux : celui-ci apprenant que je demeure rue Saint-Florentin , m'offre complaisamment une place dans son vis-à-vis. J'accepte sans façon. Décidément ce M. de Marsan est un homme très-aimable.

<i II n'y a plus personne , crie Friquet » au portier , en poussant la porte-cochère. » — C'est bien heureux , re'pond celui-ci î> en fermant son carreau. Une heure pas-

» se'e ! Je vous assure qu'on donnera

» congé' à votre oncle!... C'est vrai, çà fait 5) de l'embarras , çà donne des soire'es , çà )> fait veiller le monde... et pour rien en-

)) core Quand on veut faire un train

3» pareil , il faut avoir une maison à soi. »

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