‹ Mon voyage à Tracadie [microforme]Chapitre 5 sur 15 · ARRIVÉE À ‘LA TRAPPE · texte numérisé non relu

ARRIVÉE À ‘LA TRAPPE

J'arrivai à la Trappe de Tracadie, le mercredi 7 mai, vers les 4 heures de l’après-midi. Le monastère est situé dans une vallée délicieuse. Il comprend le couvent proprement dit, une chapelle, un moulin à grain, une scierie, des étables et des écuries, Une aile du couventest reservée aux étrangers qui viennent visiter la Trappe, poussés par la curiosité ou le désir de faire une retraite. Une petite rivière qu’on a baptisée, je ne sais pourquoi, du nom de Congo, donne un pouvoir d'eau suffisant pour faire mar- ‘& cher le moulin et la scierie. La statiou la plus proche du monastère s’appelle Gorriers. Une route très-bien entretenue conduit de la gare à l’abbaye distante d'environ un mille et demi. Cette route a été construite par les trappistes eux-mêmes pour leur usage personnel. Les religieux possèdent dans les mille acres de terrain dont la plus grande partie est encore inculte. La vallée encaissée entre deux colliries brisées et arrosée par le Congo, fournit d'excellents pâturages et produit beaucoup de foin. Lors de mon arrivée au monastère, les religieux entretenaient une douzaine de chevaux et une quarantaine de vaches. Comme ils sont assez peu nombreux, ils sont obligés de prendre des hommes du pays pour leur aider. Ile ont aussi plusiears valets de ferme qui font tout le gros travail du défrichement et de la culture des terres. Sans doute les religieux et les frères lai: surtout travail-

let, mais ee travail manuel quotidien m'a plutôt l’air

d'un exercice hygiénique que d'autre chose. tra} Je ne m’arrêterai point à faire ici une description dé- iln taillée de la règle de la Trappe. Tout le monde sait que dog i cette règle brille surtout par sa sévérité. Les religieux O | ne mangent jamais de viande, couchent avr la dure et se Pot (4 lèvent la nuit pour chanter matines. Tous doivent gar- qué à der un silence absolu et comme nous l'avons dit plus pro hi! haut, s'adonner aux travaux manuels. Toutefois les bea

religienx de chœur où pères travaillent moins que les lar autres appelés frères, car ils sont obligés de se rendre plu- un 1 sieurs fois par jour À la chapelle pour y chanter l'office por divin. qu’

On m'a dit (mais je ne garantis point l’exacritude du s’ir fait) que les religienx avaient défense de lire d’autres fort livres que des livres de piété ou de dévotion. Si j'étais des resté à la Trappe et que je fusse entré dans l’ordre, c'eût cou

été certainement là la pénitence la plus dure pour moi, qui ne:

aime passionément l'étude. Je n'ai jamais approuvé, de

même lorsque j'étais dans l’église de Rome, ce point de la 0

règle qui coudamne des prêtres au travail manuel et leur sal

défend tout travail intellectuel. Car à quoi servent alors mo

toutes les études qu'ils ont faites précédemment”? A quoi fau

servent toutes ces années passées au collège et au grand jou

séminaire? Tout cela leur devient inutile et ne sert qu'à hu

les tourmenter par la pensée du passé et des joies qu’ils rie

trouvaient autrefois dans les études théologiques, philo- Fa

sophiques ou scientifiques. Le système peut être bon ce

pour les frères lais, qui ordinairement n'ont que fort peu au

d'instruction, mais il ne l’est certainement pas pour des di

hommes qui ont reçu une bonne éducation et dont les ar

facultés mises en éveil ont besoin de se développer. Il est ch

# vrai—et c’est peut-être la pensée qui a guidé le fondateur ce Î de ia Trappe—qu’on coupe court à tout danger de ré- a

volte contre la doctrine romaine et par là même à tout

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danger d’hérésie. Il est probable que si Luther avait été trappiste et que toute faculté d’étudier ini eût été enlevée, il n’eñt jamais levé l'étendard de la révoite contre les dogmes surannés de l’église romaine.

On a beaucoup parlé de la malpropreté des Trappistes. Pour ce qui est de mon expérience personnelle, j’ai remar-qué que les religieux de France sont beaucoup plus propres que ceux d'Amérique. Les couvents sont aussi beaucoup mieux tenus. D’où cela vient-il? Quelle en est la raison? Je ne saurais le dire. Je constate simplement un fait qui m’a frappé. Toutefois comme les Trappistes portent toujours le même habit de laine hiver et été et qu'en travaillant ils suent beaucoup, cet habit finit par s'imprégner de sueur et émettre une odeur suî generis fort désagréable, Cette odeur:ressemble beaucoup à celle des nègres, mais point du tout: à celle du patchouli. Ils couchent avec ces mêmes habits. Dans ces conditions, il. ne; faut point trop s'étonner s'ils attrapent quelquefois dela vermine.

‘On a dit aussi que les Trappistes en s’abordant se saluaient. ordinairement par cette phrase: ‘ Frère, il faut mourir,” et l’interpellé répondait: ‘Puisqu'il faut, il faut.” D’après la même version, ils devaient aller chaque jour creuser une pelletée de terre de leur fosse. J’avoue humblement que je n'ai rien vu de tel dans mon expérience de la Trappe. Curieux comme une femme, j'ai inter: rogé plusieurs religieux à ce sujet et tous m’ont dit que c'était là du roman et que toutes ces assertions étaient autant de ‘contes de ma grand’mère.”’ Encore une tradition qui s'en va. Par exemple lorsqu'un Trappiste est arrivé à sa dernière heure on le porte dans la salle du chapître et on l’étend sur un lit de paille recouvert de cendre, les mains croisées sur la poitrir 2. Les frères rangés autour de sa couche funèbre récitent les prières des agonisants et ne cessent de prier que lorsqu'il a remis son

âme entre les mains de son Créateur. Plusieurs religieux m'ont assuré que cette scène était vraiment touchante, ce que je crois volontiers.

L'abbaye de Tracadie se nomme le Petit Clairvaux. Ellerappelleadmirablement le grand Clairvaux, lefameux monastère dont le célèbre Bernard fut le premier abbé. Il est inutile, je pense, de faire observer ici que tous les Trappistes regardent ce saint canonisé par l'église de Rome comme leur fondateur et leur patron. Le premier livre qu’on vous donne à lire lorsque vous arrivez à la Trappe, c’est la vie de saint Bernard par le père Ratisbonne. En voyant ce monastère, on se croit transporté au moyen âge, en plein onzième siècle et l’on s’attend à chaque instant à voir apparaître quelque preux chevalier tout bardé de fer et venant faire quelque donation au couvent pour expier ses petites peccadilles.

Tous les étrangers qui arrivent à la Trappe sont reçus à bras ouverts comme des envoyés de Dieu. Ainsi du moins le veut la règle et généralement elle est bien vbservée sur ce point important pour les visiteurs. C'est l'hospitalité chrétienne dans le sens le plus large du motet l’on se surprend à se rappeler les légendes du moyen âge. Un pauvre vient frapper à la porte du monastère. On ouvre et on lui donne la table et le couvert pour la nuit. Le lendemain matin, il a disparu. Alors c'est un ange ou Jésus-Christ lui-même qui a voulu éprouver la charité des bons moines. Je dois encore dire ici pour être juste, que cette hospitalité traditionnelle est plus cordiale dans les Trappes de France que dans celles d'Amérique. Le sans-

gêne yankee a déteint jusque sur les religieux. J’ai visité un couvent de Trappistes en Franceet commecatholique, je fus plus édifié que je ne l’ai été en Amérique. Il me semble (je désire me tromper) que la règle est mieux obser vée, le silence mieux gardé. Les Trappistes français vous ont un air ascétique qui manque à leurs confrères

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du Novveau-Monde. Est-ce un bien? Est-ce nn mul? Je n’ai pas inission de me prononcer sur ce point. Pour moi, j’attribue cette différence aux idées libérales à l’ordre du jour dans la libre Amérique et que les religieux portent du monde jusque dans leurs sombres couvents.

Pour entrer à la Trappe de Tracadie, comme d'ailleurs dans toutes les Trappes, il suffit de sonner à la conciergerie située précisément sur le bord de la route. Le frère portier vient vous ouvrir et vous conduit au parloir sans vous adresser une seule parole. Immédiatement après cette petite cérémonie, il denne trois coups de clochette. C’est pour avertir le père ou le frère hôtelier, c’est-à-dire le père ou le frère qui a charge des étrangers. (Celui-ci vient aussitôt, vous salue poliment et cordialement et s’informe du motif de votre visite. Si vous désirez passer quelques jours au monastère il vous conduit immédiatement à votre chambre. Vous y déposez votre sac de voyage, parapluie, etc., et allez ensuite, toujours guidé par le frère hôtelier, à la chapelle pour y adorer le Saint- Sacrement, c’est-à-dire l’hostie consacrée conservée dans le tabernacle devant lequel brille une lampe jour et nuit. Lorsque vous avez fini vos dévotions, votre guide vous ramène à votre chambre et prend congé de vous, mais seulement après vous avoir demandé si vous avez besoin de prendre quelque chose et vous avoir annoncé l’heure du prochain repas. Dans le cas où vous désireriez lire, vous n’avez qu’à prévenir votre fidèle mentor et à lui indiquer les livres que vous préférez. S'ils sont à la bibliothèque du couvent, vous êtes sûr de les avoir à bref délai. Vous devez également avertir le frère hôtelier si vous désirez voir le père abbé.

Tout se passa exactement de cette façon pour moi. Je dois faire observer en passant que le frère hôtelier de Tracadieremplit ses fonctions à la perfection. Sans doute que ce témoignage venant d’un prêtre apostat n’aura guère

de valeur à ses yeux, mais enfin j'aime à rendre justice à tout le monde. Quand un homme agit bien, je ne me

demande pas s’il est catholique ou protestaut, je dis sim-

plement: c'est bien. Toutes les cérémoniss de l'entrée | À finies, je demandai à voir le révérend père abbé. Il n’était per pas au couvent, mais était sorti pour aller examiner ler mo IE travaux dans les champs. Le frère hôtelier me promit de pro il: le prévenir sans faute à son retour et me dit que je le mo verrais certainement le lendemain matin. qué

En effet le lendemain matin, après le déjeûner, comme je vo

me trouvais duns la salle de récréation, je vis entrer un fac père Trappiste qui après m’avoir salué me dit aussitôt: On

— Vous avez demandé à me parler ? vot — C'est-à-dire, répondis-je, que j’ai demandé à parler au pas père abbé. avo — Eh bien, me répondit-il en souriant, le père abbé c’est réci

moi. tan

Je fus un peu interloqué car il ne portait en ce moment rep aucune de ses insignes. Cependant la conversation s’en- vai gage. Nous parlons de la pluie, du beau temps, de la sa France et de la Belgique, son pays natal. J'étais sur des “E

charbons ardents pendant tous ces discours inutiles. Je r'av

cherchais une occasion favorable pour lui dire le sujet de L’'a

ma verue et je n’en trouvais pas. A la fin ennuyé d’at- | Cor

tendre, je saisis bravement le taureau par les cornes. pre

— Vous n’avez pas l’air de soupçonner qui je suis, mon COL

révérend Père, ni ce qui m’amène à ce monastère. Je crois Val

(fl cependant que votre Révérence a dû être informée de mon à 1 ‘ arrivée. î — C'est-à-dire, répondit l’abbé, reprenant mes propres me paroles, que monseigneur l'archevêque de Montréal m’a / les

écrit à propos d'un prêtre égaré qui veut faire pénitence. de

‘Je crois qu’il est sincère,” ajoute-t-il dans sa lettre. en

— Et il ne vous dit point le nom de ce prêtre? Il ne vous tu

parle point de ses errements ?

> justice à je ne me e dis simb l’entrée Il n’était miner les romit de que je le

comme je ntrer un Issitôt :

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bbé c’est

moment ion s’en- 8, de la sur des iles. Je sujet de yé d’ates.

is, mon Je crois de mon

propres al m’a itence.

re.

1e vous

— Non. rien, absolument rien.

— Eh bien, repris-je, ce prêtre, c’est moi.

A ces mots mon interlocuteur fixa sur moi deux yeux perçants comme s’il avait voulu lire jusqu’au fond de mon âme et découvrir si ce que lui disait l'archevêque à propos de ma sincérité était vrai. Je vis parfaitement le mouvement, mais ne fis point semblant de l'avoir remarqué. “Eh bien, repris-je, je veux être franc avec vous et vous mettre au couraut de mon histoire afin que vous sachiez à quoi vous en tenir. Je ne connais point l’avenir. On ne sait ce qui peut arriver. Je serais désolé de payer votre hospitalité en vous causant du trouble et je ne veux pas que vous ayez sujet de m’accuser un jour de vous avoir trompé et mis dans l’embarras.” Alors je lui fis le récit de mou mariage, de ma liaison avec l’église protestante, etc. Pendant ce récit, je remarquai à deux ou trois reprises une grimace significative sur sa figure. Il trouvait l'affaire assez compliquée probablement. Cependant sa première réflexion lorsque j’eus terminé fut celle-ci : ‘Et l’autre que va-t-elle devenir?” Ces simples paroies ravivèrent toutes mes douleurs et tous mes remords! L'autre, c'était bien là mon tourment, mon cauchemar continuel! ‘ Monseigneur de Montréal m’a promis d’en prendre soin ainsi que de mes enfants, si elle voulait y consentir.” Le sujet entamé était pénible. Sans doute l’abbé le vit car il changea immédiatement le tour donné à la conversation. |

Nous discutâmes l'affaire sous toutes ses faces, les démarches à faire pour obtenir l’absolution des censures, les noyens de correspondre sans éveiller l’attention. Rien de plus facile. Les lettres étaient adressées sous double enveloppe à l’abbé, l’enveloppe supérieure portait naturellement son nom et l’enveloppe intérieure le mien. Lorsque tout fut arrangé, l’abbé me dit: ‘Prenez courage. Vous allez avoir de terribles luttes à soutenir, les

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premiers jours, car vos souvenirs sont engore trop frais et puis le démon est friand de l’âme des prêtres. Il vous tenait sous son empire depuis longtemps et il ne vous lâchera pas si facilement. Maïs tenez bon et résistez ferme. Ne vous laissez pas aller au découragement. Il faut bien souffrir quelque chose puisque vous avez gravement offensé le bon Dieu et qu'après tout vous ne devez vous en prendre qu’à vous-même de ce qui vous arrive. Ici vous serez parfaitement tranquille. Soyez prudent et vous n’avez rien à craindre. Le père C....a passé ici trois mois et personne n’en a rien su. Sans doute on va s'oceuper de vous pendant quelque temps, mais au bout de buit jours on n’y pensera plus. Pendant votre séjour ici, pas un mot de votre affaire à qui que ce soit. Il faut que tous ignorent qui vous êtes. Si l’on vous interroge, dites que vous êtes venu faire une retraite pour vous reposer, vous recueillir devant Dieu et le consulter sur votre vocation. Personne n’a besoin de mettre le nez dans vos affaires. D'ailleurs rien de plus vrai. Vous avez besoin de recueillement et de repos. Vous devez réfléchir longuement sur le passé et prendre de sérieuses résolutions pour l'avenir. Au reste vous avez fait votre devoir de catholique et de prêtre. Remettez vous en pour le reste à la Providence qui fera sûrement le sien. Fais ce que dois, advienne que pourra.” Sur ces derniers mots nous nous séparâmes. Une vie nouvelle allait commencer pour moi.

La recommendation de ne confier mon secret À personne était superflue. Je connaissais trop bien les sentiments des catholiques à l’égard des prêtres tombés et surtout des prêtres apostats, pour aller leur confier mes affaires. Singulière anomalie! Si vous persistez dans votre apostasie, on vous maudit et vouscouvred’injures, Si vous faites pénitence de vos erreurs, on vous regarde de travers comme un pestiféré. Avec ce po que a viennent donc les droits sacrés du repenti:?

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Somme toute, la réception du père abbé avait été polie, mais je ne sais pourquoi, je la trouvai froide et en fis la remarque à l’archevêque de Montréal dans la lettre que je lui écrivais pour lui annoncer mon arrivée à Tracadie. C’est qu’il y a des moments douloureux où la politesse ne suffit pas: il faut de plus la cordialité. Une bonne poignée de main où l’on sent vibrer le cœur vous fait plus de bien que tous les discours du monde. Cependant j’ajoutais mentalement: ‘Cela ne m'étonne pas outre mesure. Je comprends qu’on ne tienne pas précisément à avoir beaucoup de varoissiens de mon espèce.” Mais je le répète, daus l’état d’esprit où j'étais, ce point d'importance secondaire me fut très-sensible.

Lorsque je fus seul le soir dans ma chambre, mes pensées des jours précédents revinrent en foule. ‘Me voilà donc à la Trappe! me disais-je. Qui l’eût dit, il y a seulement un mois? J'y suis entré hier, mais Dieu seul sait quand j'en sortirai. Et l’autre, comme dit l’abbé, que vat-elle faire? Restera-t-elle à Montréal ou s’en retournerat-elle chez ses parents? Persistera-t-elle dans la religion protestante ou va-t-elle revenir à sa première croyance ? Certainement à cette heure elle connaît toute l’étendue de son malheur. Je donnerais tout au monde pour avoir de ses nouvelles, pour avoir des nouvelles de mer enfants. Mais comment obtenir des détails? Comment savoir ce qui s’est passé depuis mon départ? A qui écrire pour avoir des informations exactes? A personne, car écrire, c'est se trahir.” O fardeau de la pensée humaine! Combien de fois dans ces tristes jours ai-je envié le sort des choses inanimées, qui ne pensent pas. Sans doute la pensée est la plus noble faculté de l’homme. C’est par là qu’il ressemble aux anges et à Dieu lui-même. C’est parce qu'il possède cette admirable puissance que la sainte Bible nous dit ‘qu’il a été créé à l’image de Dieu.” Mais dans certaines circonstances, cette pensée qui a une si noble

origine est un hôte bien incommode. Combien de temps durèrent ces tristes réflexions? Il me serait impossible de le dire. A la fin, le sommeil vint y mettre un terme, le sommeil, l’ami bienvenu des aflligés et des malheureux.

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