Noms de trois rivières
-2. Voy. p. 90, col. a, note 1.
:î. Le commentateur suppose que cet lij mno est di! CoHtsa, ou plutôt d'un certain Uiclii appelé Tiita, lils des Eaux : l'hymne fut composé, dit-il, dans un moment où ce dernier, précipité dans un puils, ne pouvait apercevoir les rayons de la lune. Nous avons déji nu (voy. p. 74, col. l.note 4) une légende sur la naissance du personnage connu sous le nom de Trita. Ici, l'on raconte que trois Hichis, Ecala, Dwita el Trita, voyageaient ensemble dans une forêt; ils arrivèrent il un puils. Après s'être rafraîchis, les compagnons de Trita le jetèrent dans ce puits, et s'emparèrent de ses elTels. Une autre légende considère Ecala, Dwita et Trita comme un seul et même personnage qui renaît jusqu'à trois fois. Le sens de cet bymne peut être allégorique, car Trita, c'est le soiiui personnilié; il est dans le puits, c'est-à-dire dans le bassin qui contient la libation; il aspire à en sortir, el adresse ses plaintes à tous les (lieux. Il me sertiblo même, d'après son nom, que Trita iloit être spécialement la troisième libation, ou celle du
RIG-VÉDA. - SECTION PREMIÈRE
votre voie. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
2. Qui demande, obtient. La femme a obtenu un mari. Le désir des deux époux s'est enflammé ; et la femme a conçu un germe précieux de cet amour '. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
3. Û Dévas, que l'heureux aliment destiné à ce brillant (nourrisson) n'aille point tomber sans effet 1 Ne soyons pas réduits à perdre ce (fils) fortuné, digne de nos libations ! Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
4. Je m'adresse, avant tout, au dieu protecteur du sacrifice. (.\gni) notre messager peut bien dire (aux autres dieux) : « Qu'est devenu lefruitde nos sacrifices passés ? Quel est votre nouveau favori? «' Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
5. 0 dieux, qui habitez ces trois mondes qu'enveloppe la lumière céleste, où est pour vous la justice ou l'injustice'? Qu'est devenu le prix de notre ancienne piété? Ciel et Terre, 'voyez ce que je suis.
6. Qu'avons-nous retiré de notre sacrifice"? Où est la forme de Varouna ? Sur quelle route est le grand .\ryaman? Comment pourrons-nous triompher de nos ennemis ? Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
7. C'est moi qui, plus d'une fois, ai versé le soma et chanté des hymnes en votre honneur; et c'est moi que surprend le malheur, tel que le loup (surprend) la biche altérée. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
8. Des douleurs poignantes -, pareilles à des rivales jalouses, me déchirent de tout côté. 0 Satacratou, moi qui t'ai célébré, la peine me dévore, de même que les rats se dévorent la queue s. Ciel et Terre, voyez ce que je suis.
9. Ma demeure est l'endroit même où brillent les sept rayons lumineux ». Tel est l'espoir du fils
soir. Après avoir été Ecata, ou première libation, Dwita ou deuxième libation, ce personnage aspire à devenir Trila. J'ai entendu dans ce sens les détails de cet hymne du soir. Telle est la position des choses dans la première strophe : la nuit arrive, et la lune brille au ciel. On n'aperçoit plus les rayons du soleil. Le Richi ou plutôt Trita prend la parole.
i. Le texte est plus expressif. Je pense que cette strophe fait allusion au rapprochement des deux pièces de Varaiii, d'où nait le feu.
2. Le commentateur dit que ce sont les côtés du puits qui déchirent les chairs de Trita.
3. Comparaison triviale, sur laquelle le commentateur n'est pas d'accord avec lui-même; car il doute si le mot sisnâni signifie queue, ou appât ou même niellée.
i. Trita, étant le soma personnifié, habite le lieu du sacrifice, où brille Agni aux sept rayons.