J'ai pensé que ce mol était un nom propre
UIG-VÉDA, —SECTION 1' l{ Iv M 1 K II li.
■,'3. La puissiuice avec laquelle vous ave;;, ù (dieux) digues de cent sacriliccs ', protégé Coutsa, lils d'Anijouna -, Tourviti = et Uabliîti *, sauvé Dhwasanli = et Pourounchati ", montrez-la eueore, ô Aswins, et secourez-uous !
Ji. 0 Aswin?, (dieux) secourables et généreux, rendez fécondes eu résultats et notre parole et notre pensée. Je vous appelle à notre aide, quand le jour ne luit pas encore. Daignez augmenter notre bonlieur, et nous accorder l'abondance!
i'). Jour et nuit, ô Aswins, veillez sur nous, et comblez-nous de vos faveurs ! Qu'ils nous protègent également, Mitra, Varouiia, Adili, la Mer, la Terre et le Ciel I
LECTUlîK IIUITIKMi;.
II Y. M m; I.
A l'aurore, l'AR COCTSA.
[M,-ln- ; Tnchtoulib.;
I. La plus douce des lumières se lève; elle vient de ses rayons colorer partout la nature. Fille du Jour ', la Nuit a préparé le sein de l'Aurore, i|ui doit être le berceau du Soleil.
•J. Belle de l'éclat de son nourrisson *', la blanche Aurore s'avance; la noire déesse a disposé son trône. Toutes deux alliées au Soleil, (l'une comme sa fille, l'autre comme sa mère), toutes deux immortelles, se suivant l'une l'autre, elles parcourent le ciel, l'une à l'autre s'effaçant tour à tour leurs couleurs.
3. Ce sont deux s.rurs qui poursuivent sans lin la même roule ; elles y apparaissent tour à tour, dirigées par le divin (Soleil). Sans se heurter ,1 imais, sans .s'arrêter, couvertes d'une douce rosée, la Nuit et l'Aurore sont unies de pensée et divisées de couleurs.
'(. [{amenant la parole et la prière •', l'Aurore répand ses teintes brillantes ; elle ouvre pour nous les portes (du jour). Elle illumine le monde, et
1. I-e poêle (lunne à cesdieu\ l'éiàlii He i\ii Stilncrdtuii, :iffectée oi-(liiiaireiiicnt à Indra.
2. Voy., pour le nom de Coulsa, p. &>, c. ti, noie 3; page lOG, col. 1, noie 3, el page 119, col. ■î, iiole 11. Le cûmmcntalL'ur dit que le mot Anljouna est un nom d'Indra.
3. Voy. p. (m, c,1, noie H. — 4. Xum de Itù-lii. 3. Nom de Uiclii. — (i. >om de liiclii.
7. La nuit, qui \ient après le jour, en est considérée comme la lille. Le jour, c'est le soleil, Suvitri.
S. L'aurore, précédant le soleil, est regardée ici comme sa mère ou sa nourrice.
. 9. Le silence de la nuit ce^so avec l'aurore, et la prière du sacrifice commence.
nous découvre les richesses (de la nature) ; elle visite tous les êtres.
5. Le monde était courbé |)ar le sommeil; tu aimonces que le temps est venu de marcher, de jouir de la vie, de songer aux sacrifices, d'augmenter sa fortune. L'obscurité régnait. L'Aurore éclaire au loin l'horizon, et visite tous les êtres.
G. Richesse, abondance, honneur, sacrilices, voilà des biens vers lesquels tout ce qui respire va marcher à la lumière de tes rayons; l'Aurore va visiter tous les êtres.
7. i-'illeduciel, tu apparais, jeune, couverte d'un voile brillant, reine de tous les trésors terrestres; Aurore, brille aujourd'hui fortunée pour nous.
8. Suivant les pas des .\urores passées, tu es l'aînée des Aurores futures, des Aurores éternelles. Viens ranimer tout ce qui est vivant. Aurore ! viens vivifier ce ((ui est mort !
'.t. Auroi'e, c'est tui i[ui allumes le feu du sacrilice, toi qui révèles (au monde) la lumière du soleil, toi qui éveilles les hommes pour l'œuvre sainte. Telle est la noble foiiction que tu exerces parmi les dieux.
10. Depuis combien de temps lAurore vientelle nous visiter'? Celle qui arrive aujourd'hui imite les anciennes qui nous ont lui déjà, comme elle sera imitée de celles qui nousluirontencore; elle vient, à la suite des autres, briller pour notre
11. Ils sont morts, les humains qui voyaient l'éclat de l'aidique Aurore; nous aurons leur sort, nous ([ui voyons celle d'aujourd'hui ; ils mourront aussi , ceux qui verront les Aurores futures.
V2. Toi qui repousses nos ennemis, qui favorises les sacrilices, née au moment même du sacrifice '; toi qui inspires l'hymne et encourages la prière ; toi qui amènes les heureux augures et les rites agréables aux dieux, bonne Aurore, soisnous aujourd'liui favorable.
13. Dans les temps passés l'.\urore a brillé avec éclat; de même aujourd'hui elle éclaire richement le monde; de même dans l'avenir elle resplendira. Elle ne connaît pas la vieillesse, elle est immortelle ; elle s'avance, ornée sans cesse de nouvelles beautés.
M. De ses clartés elle remplit les régie-' '-'^' lestes ; déesse lumineuse, elle repouss' '* uou'e déesse. Sur son char magniliiiue 'aînepardes coursiers rougeàtres , l'Auror- vieiil, éveillant (la nature).