‹ Monde ancienChapitre 130 sur 848 · On pourrail dire, '^ /''"'-' ''" ««cri/ite · texte numérisé non relu

On pourrail dire, '^ /''"'-' ''" ««cri/ite

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

[Lpc-I. VIII.]

I j. Elle apporlo les biens nécessaires a la vie fie l'homme, elle déploie un Étendard brillant ; elle nous appelle, pareille aux Aurores qui l'ont toujours précédée, pareille aux Aurores qui lu suivront toujours.

1(). Levez-vous; l'esprit vital est venu pour nous. L'obscurité s'éloigne, la lumière s'avance; elle prépare au soleil la voie qu'il doit parcourir. .\ous allons reprendre les travaux qui soutiennent la vie.

17. Le ministre du sacrifice élève la voix pour célébrer on vers les lumières de l'Aurore. Loin des yeux de celui qui le loue, repousse l'obscurité ; Aurore, bénis, en les éclairant de tes rayons, le père de famille et ses enfants.

18. Le mortel qui t'honore voit briller pour lui des Aurores qui multiplient ses vaches et lui donnent des enfants vigoureux. Puisse celui qui l'offre ces libations accompagnées de la prière (qui résonne) comme un vent (favorable), puisse-t-il obtenir des Aurores fécondes en beaux coursiers !

19. Mère des dieux ', œil de la terre '-, messagère du sacrifice, noble Aurore, brille pour nous; approuve nos vœux, et répands sur nous ta lumière. Toi qui fais la joie de tous, rends-nous fameux parmi les nôtres.

20. Les biens divers qu'apportent les Aurores sont le partage de celui qui les honore et qui les chante. Qu'ils nous protègent également, Mitra, Varouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel.

A nODDRA, l'AR COUTSA.

[Melres : DjaKSli ;•( Trichtoiilih.)

1. Nous adressons l'offrande de ces prières au puissant Roudra"', qui est le refuge des hommes : \h Roudra), qui est distingué par sa chevelure ".

1. Elle est la more des dieux, dans ce sens qu'avec l'Ile tous les dieux recommencent à agir, cliacun ilans le domaine qui lui est propre. Elle semble, cliaquejour, les enfanter de nouveau.

2. Le texte porte le mot Aditi; c'est le nom sous lequel est personnifiée toute la nature.

^ .•!. Iloudra est le personnage mythologique qui, plus ^''.■*. a l'ai mieux connu sous le nom euphémique de ■ 'Wr le mot Rouira, dont le commentateur donne ile cr s"])*'''' "^l'''"^'"!''""', implique l'idée de pleurs et "U élher n '^*™'' 1"''"''''^ représente réiémeiit àcàsa ,i„ ,■:.' J 1 ""'^">'^s' l:> porsonnilication de l'air, souflle r lest '"vV.^ '"^ «'^«"^ '•'""""■S et i^ouvènt agité e.r ?1„ M i ^""'V'^Huoi Roudra est regardé comme leur père et leur chef.

de''sivr noM ''^'r "''^"'■'''" *^ '''■^'^'"'e "" des noms de Siva. Hondra I ava.l reçue d0w,etes, qui voulaient

Rien portant soit en ce canton lout (être aimé), bipède ou quadrupède I Que tout ce qui vit y soit exempt de mal !

2. Sois bon pour nous, ù Roudra, et fais notre félicité! Nous t'honorons, nous te bénissons, toi qui es le refuge des hommes. Et cette part de bonheur que Manou, notre père, nous a assurée par ses sacrifices, ù Roudra, qui; nous l'obtenions par toi !

3. Par la vertu du divin sacrifice, que nous obtenions ta faveur, ù Roudra, toi qui es le refuge des hommes, et qui donnes la pluie. Viens vers notre peuple pour faire son bonheur : puission.s-nous, sains et bien portants, l'offrir notre holocauste !

'i. Nous appelons h notre secours le sage et brillant Roudra, ce (dieu) à la marche oblique ', qui consomme le sacrifice. Qu'il écarte loin de nous la colère du ciel! C'est sa faveur que nous souhaitons.

.j. Nous invoquons, en l'honorant, le sanglier céleste, aux formes rougeàtres, ce (dieu) éblouissant, distingué par sa chevelure. Sa main nous présente de précieux spécifiques. Qu'il nous donne nourriture, vêtement et maison 1

0. En l'honneur du père ' des Marouts, et pour augmenter la gloire de Roudra, nous chantons cet hymne, que rien n'égale en douceur. (Dieu) immortel, accorde-nous la nourriture des mortels. Sois bon pour moi, pour mon fils et mon petit-fils.

7. Épargne parmi nous le vieillard et l'enfant, le père et le lils. Épargne celui et celle qui nous ont donné le jour; ô Roudra, abstiens-toi de frapper les personnes qui nous sont chères !

S. 0 Roudra, grâce pour nos fils et nos petitsfils! grâce pour nos gens, pour nos vaches et nos chevaux ! Dans ta colère, ne frappe pas nos guerriers. Nous t'invoquons sans cesse, et t'offrons l'holocauste.

ainsi dépeindre l'état de l'air couvert de nuages légers, qui semblent lui former une espèce de chevelure.

1. Celte idée est employée pour tous les êtres qui ont une marche circulaire et périodique. Roudra, autrement dit l'air, semble suivre la même marche que le ciel et le soleil.

2. Ce mot rappelle le nom d'un desavatares de Viclinou. Roudra est ainsi nommé à cause de la violence des vents, ou de la couleur noire des nuages.

3. C'esl-i-dire Roudra, en tant q;i'il est le dieu de l'air; car c'est plus tard que fut inventé le conto pouranique de la naissance des vents au sein de Dili. Coupés en quarante-huit parties par la foudre d'Indra, ils criaient. .Siva (c'est le même que Roudra) et sa femme les entendirent : celle-ci souhaita d'avoir une semblable progéniture, et les Marouts devinrent fils de Siva et de Parvall, cest-à-dire de l'air et de la terre.

RU4-VÉDA. — SECTION PREMIÈRE

'.I. Comme le pasteur (soumis devant son maitrei je t'honore et t'adresse mes hommages. Père des Marouts, accorde-moi le bonheur. Ta faveur est le bien le plus admirable ; voilà pourquoi nous implorons ta protection.

10. 0 toi, qui es le refuge des hommes, éloigne de nous ta (colère), qui tue les vaches et les hommes ! Que ta bénédiction soit avec nous ! 0 dieu, sois notre bienfaiteur et notre patron! conserve-nous, toi qui règnes sur un double domaine ' !

11. C'est à Roudra que nous adressons cet hymne, en implorant son secours. Que ce (dieu) accompagné des Marouts, écoute notre prière ! Qu'ils nous protègent également, Mitra, Yarouna, Àditi, la Mer, la Terre et le Ciel !

HYMNE III

Al! SOLEIL, PAR C 111 TSA.

[ili-lre : Trichtoubh.l

1. Le magnifique flambeau des dieux, l'iril de Mitra, deVarouiia etd'.\gni, le Soleil, àme de tout ce qui existe, a rempli le ciel, la terre et l'air.

"2. Comme l'époux suit sa (jeune) épouse, le Soleil suit aussi la divine et brillante Aurore, à l'heure oii les prêtres, attendant pour honorer les dieux les moments favorables, adressent à leur digne (protecteur) un hommage digne de lui.

3. Les chevaux du Soleil, nobles, rapides, brillants, s'élancent dans leur route, dignes, comme lui, de nos hommages. Baissant la tète sous le joug, ils s'attachent à la voûte céleste, et s'empressent de commencer leur révolution entre la terre et le ciel.

4. Et telle est la fonction divine, la fonction sublime du Soleil. A la moitié de sa course circulaire, il retire en lui-même ses rayons ; et quand il dételle les chevaux de son char, la nuit couvre l'univers de son voile.

.j. Ainsi, pour nous faire jouir de la vue de Mitra et de Varouna, le Soleil manifeste sa forme à la face du ciel. Sans relâche, ses coursiers nous ramènent sa figure, tantôt brillante, tantôt noire.

6. Divins rayons du Soleil levant , délivreznous de toute faute honteuse. Qu'ils nous protègent également, Mitra, Varouna, Aditi, la Mer, la Terre et le Ciel!

1. Traduction du mot dwibaihàh. Voy. page 85 col. '1, note 1 .

AUX ASWI\S, PAR CAKCHIVA^.

{Mclre : Trichlmilih.i

1. Je prépare comme un lit ' d'honneur aux (dieux) véridiques. Je produis le chant (sacré), do mémo que le vent produit (l'onde) du nuage. Ce sont les Aswins qui, sur un char et à travers les armées (ennemies), amenèrent une épouse au jeune Vimada -.

2. Vous marchez avec fermeté, avec vitesse, appelés par les dieux ; (divinités) véridiques, l'àne (attelé ;"i votre char), dans vos combat.^ qui enrichissent Yama ^, terrasse des milliers d'ennemis.

3. 0 .\swins, Tougra *. tel que l'homme qui va mourir et qui se défait de son trésor, avait confié à la mer (son fils) Rhoudjyou. Vous avez sauvé ce Rhoudjyou sur votre propre vaisseau, (sur un vaisseau) aérien qui s'élève au-dessus des eaux.

4. (Dieux véridiques), au bout de trois jours et de trois nuits vous avez, sur votre triple char ', ailé, rapide, porté sur cent roues et attelé de six coursiers, ramené Rhoudjyou, de l'élément humide, sur le rivage de la terre ferme.

5. Telle fut votre prouesse sur la mer immense, incertaine, insaisissable ; et vous avez, ô Aswins,

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