I.VIlliHK
i. Quand aujourd'hui tu dispenses le boiilieuiaux honinies, ù divine Aurore Ijénie parmi les mortels, les iprètres) purs de péché s'adressent au Soleil, (et s'écrient) : Voici Damoùnas M Voici le divin Savitri (qui vient) ;i nous!
'(. L'immortelle visite nos demeures, et du haut des airs recueille nos hommages. Libérale et brillante, elle va sans cesse distribuant les plus riches de SCS trésors.
5. Sœur de Bhaga, parente de Varouna, pieuse Aurore, sois louée en premier lieu. Ou,'il aille à l'occident exercer sa mauvaise iiiiluence, celui qui contient le mal; et devenons vainqueurs do lui par la vertu du char de l'heureuse (déesse).
G. Que de saintes prières retentissent : voici les feux qui étincellent. Les rayons de l'Aurore nous découvrent d'enviables trésors, couverts par les ténèbres.
7. Par des retours successifs, vont et reviennent le Jour et la .Nuit sous des formes différentes. Celle-ci est (comme) une caverne qui enveloppe le monde d'obscurité. L'Aurore brille sur son char resplendissant.
8. Toujours semblables à elles-mêmes, aujourd'hui et demain les (Aurores) embrassent la longue région de Varouna. Exemptes do reproche, (placées) à trente yodjanas - (de distance du soleil), elles accomplissent l'une après l'autre leur révolution.
9. L'Aurore sait quel hommage lui est réservé au point du jour, et elle naît, blanchissant de ses rayons la noirceur (de la nuit). (Comme) la femme vient (à son époux), elle arrive constamment chaque jour au lieu du sacrilice près de celui qui l'honore.
10. Telle qu'une vierge aux formes légères, ô déesse, tu accours vers le dieu du sacrilice ". Jeune et riante, tu devances (le soleil), et dévoiles ton sein brillant.
11. l'aroiUe il la jeune lille que sa mère vient de purilier, tu révèles à l'ieil l'èclataiite beauté
1. Banwûiias est un nomd'Agni; ce motïigtiifie domptant toul, ou qui aime la demeure du sacrifice. Le coiunieuUteur l'oxpliiiue par Vanamanàs, qui aime à donner. Hauitri ulUhaya, que nous trouvons plus loin, sont des noms du soleil.
â. L'yodjana est uno mesure trop incertaine pour que nous puissions tirer de ce passage quelque parti. L'aurore précède le soleil de trente yodjanas: quand elle est au pre(nier méridien, iLancd, le soleil en est éloigné de celte distance.
3. C'est-à-dire Agni. Cependant le mot Déva pourrait s'entendre du clief lui-même, ou du prêtre qui assiste au sacrifice.
de ton corps. Aurore fortunée, brille par excellence! aucune des Aurores passées ne fut plus belle que toi.
12. Riches en chevaux, en vaidies, en biens de toute espèce, s'unissant par les iruvres aux rayons du soleil, les Aurores s'en vont pour revenir, heureuses et toujours adorables.
[■>. Daigne agréer le rayon de (notre) sacrilice, et accomplis en nous ton œuvre fortunée. Aurore, sois propice à notre invocation; brille aujourd'hui pour nous! Puissions-nous être heureux et opulents !
11 V. M NE m.
X L'AL-RnilE, PAU CAK Cil IVAN.
(i;,7;c .- Tiicliloubh.)
1. L'Aurore nait en même temps i[u'Agni s'allume. Le soleil se lève; l'Aurore a préparé le large (berceau) de l'astre lumineux. Voici le divin Savitri (qui vient) à nous, et répand les biens nécessaires à tous les êtres animés.
'2. Consolidant les œuvres divines, déterminant les âges humains, l'aînée des (Aurores) futures brille, semblable aux (Aurores) passées, aux (Aurores) éternelles.
3. Cette fille du Ciel apparaît, vêtue de rayons lumineux, semblable ( à l'astre) qu'elle précède. Elle suit le chemin du sacrilice, comme si elle le connaissait déjà, sans s'égarer dans les régions célestes.
■'i. Son sein brille comme des feux éclatants. Semblable à .Nudbas ', elle nous montre des trésors précieux. Pourvoyeuse (vigilante), elle éveille les (hommes) endormis ; ainsi se présente la plus ancienne des (Aurores) futures.
ô. Dans la moitié orientale du vaste ciel, celte mère de vaches - (lumineuses) élève son étendard. Elle s'étend, elle s'avance, placée entre les deux (grands) parents (de la natnrr), (|u'ellc charme également.
(j. Ainsi grandissant à la vue, elle ne fait acception de personne; sa forme élégante et légère brille également pour le petit coninic pour le grand.
7. Telle que l'homme ([ui n'a pas de frère, elle semble monter sur son char pour semer ses bienfaits sur sa route. L'Aurore, richement vêtue.
1. l'octe dont il est question section I, lecture V, hymne 1, vers 13.
2. Ce sont les rayons ou les nuages qui couvrent l'orient au )ioinl du jour.
RIG-VEDA. — SRCTION 1)RI\[KMK.
e?t comme l'épouse amoureuse qui t'taie en riant aux regards de son époux les trésors do sa Ijeauté.
8. Sœur (prévoyantel, elle a préparé à sa sœur aînée ' un (nouveau) berceau, et en partant elle semble l'appeler de son regard. A son lever, les rayons du soleil ornent son cortège, tels que les compagnes (d'une jeune mariée).
'.I. A la suite de ces sœurs (qui sont nées) dans les anciens jours, une autre arrive, suivant son ainée. Que ces Aurores nouvelles, comme leurs devancières, se lèvent heureusement pour nous!
10. Opulente Aurore, éveille ceux qui t'honorent; que les avares, qui marchandent ton culte, restent dans leur sommeil. Riche et pieuse Aurore, lève-toi favorablement pour ceux qui l'adressent leurs offrandes et leurs chants, toi qui vieillis (les choses humaines).
11. La jeune (Aurore) vient à l'orient, et attelle (à son char) la troupe des vaches rosées. A son lever apparaît aussitôt le (divin) étendard ', et Agni brille dans les demeures (des hommes).
12. A l'apparition de (la déesse) qui apporte leur nourriture, les oiseaux et 1rs hommes sortent de leurs demeures. Aurore divine, aux mortels assemblés pour ton culte tu dispenses de nombreuses richesses.
13. Vénérables Aurores, mon hymne vous a célébrées. Vous avez désiré mon offrande, et en avez profité. 0 déesse, que par votre secours nous obtenions des biens innombrables !