VEDA
WiCTlUN DEI'XIÈME.
hautii sagesse; oui, il les protège avec une haute sagesse.
8. Nous t'invoquons, toi, seigneur de tout ce peuple; toi, également bon pour tous; à toi, notre père de famille, (nous demandons) le bonheur : oui, à toi, qui portes les paroles de la piété, (nous demandons) le bonheur. (Nous t'invoquons), toi, l'hôte des mortels, sur qui nous fondons notre espérance comme sur un père ; et tous ces (saints) ministres présentent (pour toi) ces aliments, ces holocaustes ; oui, (pour toi) et pour les (autres) dieux.
9. 0 Agni, plein de force et de splendeur, tu nais pour le service des dieux ; oui, comme un seigneur opulent pour le service des dieux. Tu t'enivres (de nos libations) pour mieux briller; 'u n'agis que pour faire preuve de force. Tes serviteurs t'honorent, (dieu) immortel ; oui, (ils t'honorent) avec la promptitude (de la conliance), (dieul immortel.
10. .Vu grand, au vigoureux Agni, qui, comme l'habitant de vos étables, s'éveille avec l'aurore, rendez gloire; oui, rendez gloire à Agni, au moment où le (père de famille) chargé d'offrandes, dans toutes les demeures, fait entendre sa prière ; où, devant lui, pareil à (l'antique) Rébhu, vient élever sa voix le plus grand des chantres (divins), le plus grand des sacrificateurs.
H. Agni, toi qui te fais voir près de nous, compagnon des dieux, apporte-nous avec bienveillance de grandes richesses ; oui, avec bienveillance. Tu réjouis nos yeux, tu nous combles de biens: fais beaucoup, (dieu puissant), en notre faveur, en faveur de (la mère de famille) ici présente ', (dieu) magnilique, fais beaucoup en faveur de tes chantres. Sois terrible (pour nos ennemisi, et, par ta force, détruis Irur jjuissante lignée.
.* AGNI, P.\R PAROITCHHEPA.
Mflrf : .ityaclui.;
1. U nait sous la forme de Manou -, le ju-emier des pontifes, Agni, sacrificateur de Tordre
1. Asyê m'a paru indiqufr que le sacrifice pour lequel cet hymne avait été composé, était commandé par une femme. Le commentaire croit que le poète fait ici allusion à la terre.
a. Jlanou est ici un i:om général qui désigne l'humanité. .\eni, dans le foyer domestique, rst l'ami, l'hôte, le compagnon de l'homme; U a, eu cette qualité, quelque 'hose if'humain.
des Ousidjs '; oui, sacrificateur d'un ordre qui nous appartient '-'. Agissant partout avec empressement, il est pour celui qu'il aima comme un seigneur opulent. Pontife invincible, il s'asseoit au foyer du sacrifice; oui, il s'entoure d'un cordon .lumineux) au foyer du sacrifice.
2. Nous adressons à ce maître des sacrifices un culte solennel, des invocations pieuses, et accompagnées d'holocaustes en l'honneur des dieux; oui, accompagnées d'holocaustes. De sa llamnie il enveloppe et consume les aliments qui lui sont offerts, ce dieu que Màtariswan est venu de loin, oui, de loin, faire briller pour Manou ^
3. -aussitôt il embrasse le (vase) de terre qui le re(;oit, et, tel qu'un taureau généreux, il lui communique en grondant la semence (lumineuse) ; oui, en grondant, la semence (lumineuse) -'. Le dieu ouvre ses cent yeux, et se jette sur le bois du bûcher; et Agni, peu à peu gagnant les places voisines, s'étend aux places plus éloignées.
4. Pontife diligent, Agni, dans toutes les demeures, accomplit le sacrifice; oui, par sa vertu, il accomplit le sacrifice. Par sa vertu, ce (dieu) sage donne à celui qui l'alimente la connaissance de toute la nature. Ainsi, hôte (de l'homme), nourri du beurre sacré, chargé vde nos offrandes), il nait, oui, il nait pour s'appeler Védhas =.
5. Lorsque, dans les rayons du puissant Agni, viennent à tomber, avec un bruit comparable à celui des Marouts, les aliments, oui, les aliments destinés à (ce dieu) rapide ; alors il vient, par sa munificence, récompenser la piété. Invoqué par nous, il nous sauve du mal; oui, invoqué par nous, :,il nous sauve) de la méchanceté et du péché.
G. ,Dieu) universel, immense, infatigable et protecteur, il tient .tous les biens) dans sa main
1. Ousidj est le nom de la mère de Cakchîvàn. Les Ousidjs forment la famille de ce Richi. Voy. page 50, col. 1, note 2.
i. Le mot iwa se prête à deux sens : qui lui apparlient ou qui nous appartient, qui est dans notre nature.
3. Màtariswan est le dieu du vent, qui, le matin, soufflant de l'horizon, excite le feu qu'on allume pour le sacrifice. Il semhle l'apporter à l'homme, autrement i Manou, instituteur des cérémonies sacrées.
4. Cette phrase me parait offrir un sens métaphorique, et indiquer une espèce de mariage mystérieux entre le feu et son foyer.
3. Le mot Védhas me semhle devoir signifier celui qui conlie)it une partie de l'intelligence dicine. On le rend par pradjgua, sage, intelligent. Ce nom se donne à tous les dieux.
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
droite. Qu'il les répande sur nous comme en passant; oui, qu'il les répande en quelque sorte au pré de nos besoins. Tu portes l'holocauste à celui (l'entre les dieux qui le désire. Pour l'homme pieux, Agni ouvre la voie du bonheur; oui, il ouvre les portes (des trésors).
7. Le fortuné .\gni, placé dans sa demeure humaine, est au milieu des sacrilices comme un monarque désirable; oui, il est au milieu des sacrifices comme un monarque chéri. Il règne sur les holocaustes que reçoit le (foyer) de terre ; il nous protège contre la maligne influence de Varouna '; oui, contre la maligne inlluence du grand dieu.
8. Ils chantent Agni sacrificateur, maître de la richesse, ami bienveillant; ils célèbrent (le dieu) infatigable; oui, ils célèbrent (le dieu) qui porte les holocaustes. Ame de tous les êtres, connaissant la nature entière, sacrilicateur digne luimême de sacrinces, (dieu) aimable et sage, les Di'vas (mortels) - l'appellent à leur secours, et l'honorent par leurs riches offrandes, oui, par leurs riches offrandes et par leurs chants.
HYMNE VllI.
A INUIIA, PAR l'ARIl l TCIIHÉl'A.
{Hélre : Atyachlî.)
1. 0 Indra, ce char du sacrifice ^ chargé d'offrandes, que tu conduis, (dieu) rapide et irréprochable; oui, (ce char) que tu conduis, daigne le diriger pour notre bien, et accueille, (dieu) irréprochable et protecteur, notre prière accompagnée d'offrandes; oui, notre prière qui ressemble à celle des (anciens) sages.
2. Écoute-nous, ù Indra, toi qui, dans toutes nos luttes, nous combles de les'bienfails; toi qui, invoqué par tes serviteurs, les délivres de leur fardeau et affliges (leurs ennemis), qui donnes la gloire aux héros et l'abondance aux sages; les maîtres (de la terre) te célèbrent, (dieu) rapide et impétueux ; oui, rapide comme un coursier.
3. Tu répands tes libérales faveurs sur celui qui est libéral envers toi ; tu viens, ô héros, vers
1. Varouna esl le soleil noclurnc, el, sous ce rapport, il esl, dit le commentateur, considiiré comme pàpadevatà, (liviiiilé du mal.
2. Cette épilhéle est ajoutée pour indiquer la signification restreinte du mol dèva, qui ne s'emploie ici que comme désignant les prêtres et les personnes nobles, qu'ailleurs, au contraire, on appelle amiita (immortels).
3. Le sacrifice, nous l'avons déjà \n, est compaié à un char que l'on pn'pare h l'nsage d'un iliiii.
le morlel qui vient à toi ; oui, ce mortel, tu le protèges. Indra, je t'adresse cet hymne, à toi, au Ciel, au glorieux Roudra, à Mitra, à Varouna, (je l'adresse) accompagné d'offrandes; oui, je (l'adresse), accompagné d'offrandes, au (dieu) qui fait notre bonheur.
4. Nous désirons qu'Indra accueille notre sacrifice et le vôtre, (Indra) qui est la vie de tous, invincible auxiliaire; oui, invincible auxiliaire dans les combats. Dans toutes nos luttes protègenous, souviens-toi de nos hommages Nul ennemi ne peut te vaincre : tu es au-dessus de tout ennemi, oui, tu es au-dessus de tout.
5. Brise les forces de nos adversaires. Comme les feux brillants de Varan'i, qu'ils soient puissants tes secours; oui, (dieu) formidable, tes formidables secours. Tu nous guides, comme autrefois Anènas '; ù héros, tu nous animes. Tu protèges tous les (domaines) de Poi'irou. Tu viens près de nous pour emporter, oui, pour emporter nos offrandes.
G. Je veux aussi adresser mon hymne à l'heureux Soma ', qui, comme (les autres), digne de notre invocation, s'empresse d'accourir à notre prière ; oui, vainqueur des Ralvchasas, accourt à notre prière. Qu'il vienne donner la mort à l'ennemi dont la folie nous outrage. Que le méchant tombe ; oui, qu'il tombe et disparaisse.
7. U (maître) opulent, chantons dans uu hymne pieux, chantons le (dieu) riche et fort; oui, le (dieu) aimable et fort. Prions et honorons par nos offrandes ce (dieu) que les sages ont de la peine à flèi'hir ; oui, prions Indra, offrons-lui de purs sacrilices.
8. Indra déploie pour vous et pour nous ses glorieux secours qui repoussent nos ennemis, oui, qui brisent nos ennemis. L'armée de cet avide (adversaire) qui s'avançait pour nous perdre, a été frappée; oui, accablée de ses traits, cette armée terrible n'a pu supporter ses coups.
9. Indra, viens vers nous avec l'opulence qui t'environne ; arrive par une route tranquille, oui, par une route libre de tout ennemi. Protègenous de loin, protège-nous de prés. Conservenous de loin par tes secours; oui, conserve-nous toujours de près par tes secours.
1. Anéiias et l'oilrou sont d'anciens rois. l,e nom ilo Poùrou est pris quelquefois pour le nom d'Iiuiniiie en général.
î!. Le mot iiiilou, que j'ai rendu ici par soma [\\hniiun),est quelquefois aussi un des noms de la lune, comme le niot soma lui-inènn'.
RIG-VÉDA. — SECTIOX DEUXIEME
10. Accorde-nous, Indra, une opulence trioinpiiante. Tu es formidable, et la grandeur t'environne pour notre salut; oui, (elle t'environne) comme un ami pour notre salut. Sauveur puissant, immortel protecteur, attaque tout autre char que le nôtre. ;Dieu) qui portes la foudre, frappe ; oui, (dieu) qui portes la foudre, frappe notre ennemi.
11. Indra, pour prix de nos louanges, sauvenous du mal; tu peux arrêter nos ennemis ; oui, tu es dieu, et tu peux arrêter nos ennemis. Frappe le criminel Rakchasa, et conserve le sage qui me ressemble. C'est à cette condition que t'a engendré un père (généreux) ' ; ô toi, notre refuge, il t'a engendré pour tuer les Rakcliasas; oui, (c'est pour cela qu'il t'a engendré), ô toi notre refuge.
HV-M.NK IX.
A IVDRA, PAR l'ARlILTCHHÉPA.
l/.'/rcj ; Atyachli el Triclitou l)h.,
1. Indra, viens à nous de l'extrémité de l'horizon, comme (.\gni) ici présent (vienti à nos sacrifices, comme ce roi prolecteur des hommes pieux; oui, comme le protecteur des hommes pieux (vieut) dans nos demeures. Nous l'invoquons en te présentant nos mets et nos libations, ainsi que des enfants invoquent leur père, pour obtenir de loi notre nourriture; oui, (dieu^ toutpuissant, pour obtenir de toi notre nourriture.
2. 0 Indra, bois ce soma limpide que le pilou a exprimé du trésor (de la graine), comme le taureau altéré, oui, comme le taureau boit (l'eau) du puits. Qu'à cette source d'ivresse (divine) qui t'excite et te soutient, tes chevaux l'amènent, ainsi que les Jours, oui, ainsi que les Jours (amènent) le Soleil.
3. C'est par lui qu'a été ouvert cet antre céleste, qui semble être le nid de l'oiseau (divin), et qui est creusé au sein d'une voiile, oui, d'une vùiite sans hornes. .\rmé de la foudre, Indra, le plus grand des Angiras, a voulu forcer l'étable des vaches (divines). Il va, polir nous rendre l'abondance, OUI, pour uous rendre l'abondance, il va ouvrir les portes (de cet antre).
'i. Indra prenant dans ses mains l'arme tranchante de la foudre, l'aiguise pour la lancer ; oui, il l'aiguise pour en frapper Alii. Indra, ton attaque
1. Le tc3\le porte djanitd, que le commentaire explique par àdicartri, paraméwarn. Tous ces dieux, eu effet, sont créés ; il y a quelque cliose au-dessus d'eux et ce quelque cliose. inconnu, n'a point de culte.
est pleine de force el de puissance ; el, ainsi que le btjcheron (fend) un arbre, avec la vigueur tu fends les nuages ; oui, tu les fends comme avec une hache.
5. Indra, c'est toi qui donnes l'essor à ces rivières qui courent vers la mer comme des chars, oui, comme des chars de combat. Fortes de ton secours, elles forment un courant inépuisable ; telles que les vaches donnant à Manou un lait abondant, oui, donnant au genre (humain) un lait aboiulanl.
G. Les enfants d'Ayou ', avides de biens, el pareils au sage ouvrier qui fabrique un char, ont préparé pour toi cet hymne; oui, ils l'ont préparé pour obtenir de toi le bonheur. Ils le chantent, ô (dieu) sage, comme vainqueur dans les combats, aussi rapide que le coursier, afin que tu leur accordes la force et les biens; oui, les biens de toute espèce.
7. En faveur de Poùrou, de Divodàsa, tu as brisé les quatre-vingt-dix villes -. Pour Ion serviteur Atilhigwa, ô danseur ' (céleste) , avec la foudre, oui, pour ton serviteur Alithigwa, tu les as vaillamment (brisées). Tu as enlevé Sambara de sa haute montagne; ta puissance nous comble de biens, oui, nous comble de biens de toute espèce.
8. Indra protège dans les combats l'Arya qui fait des sacrifices ; il a pour lui mille secours dans toutes les batailles; oui, dans ces batailles qui sont une source de gloire. En faveur de Manou, il a soumis les impies à l'obéissance; il a donné la mort (à l'ennemi) qui a la peau noire *. Malgré son habileté, tout être cupide est consumé par lui; oui, tout être nuisible est consumé par lui.
'.). Sous la forme du disque solaire, il a paru aux yeux (de ses ennemis). 0 prodige de puissance ! seigneur resplendissant, il pousse en môme temps, oui, il pousse le cri (de mort) ^. Cepen-