Voy. page 122, col. 1, noie
INDH. — l'OlîSIK I
(Aurores) nous accortleiit ili' luiiKS jours, l'I une hpurcuse quantiti' l't d'orge l't de vaches!
A ACXI, PAU D 1 KGIIATAM AS.
{Mélres : Atyaclitî el Trichloubh.)
t. Le dieu, en prenant une forme apparente, se dislingue par sa substance lumineuse, qu'il doit à la I''orce dont il est né '. Une t'ois produit, il est fortifié par la Prière, et les voies du sacrifice le soutiennent et l'accompagnent.
2. Les offrandes constituent une de ses formes '. Nos libations la perpétuent dans le foyer où il réside. Une autre de ses formes existe au sein des sept heureuses mères ^. Une troisième est le (Soleil mèmel, souverain des dix (régions célestes)*, que ( les prêtres ) engendrent et nourrissent = pour extraire le lait de ( ses rayons ) généreux.
3. (Juand les seigneurs et maîtres du sacrifice ont , par le moyen de la Korce, tiré Agni de l'asile où gisait sa forme auguste; quand ils l'ont, suivant l'antique usage, alimenté du miel des libations, Màtariswan vient dans le foyer exciter son ardeur.
•'{. Cependant les diverses offrandes du père (de famille) sont apportées, et Agni monte rapidement dans les branchages du bûcher. Ce n'est plus alors la jeune et faible lueur qui brillait, ([uand ses deux (mères) venaient de lui donner le jour.
'). liientôt il pénètre dans les (branches) encore intactes, et qui sont (comme) ses mères "; il s'étend, il s'élargit. Il envahit d'abord les plus élevées, et, toujours pressé, il va plus bas en attaquer de nouvelles.
(j. Alors ( les hommes ) par leurs offrandes et
1 . Nous savons qu'Agni est nommé Venfant de la force, à raison des efforts que l'on afaits pour l'extraire de Varanl.
2. Nous rappelons au lecteur qu'Agni est quelquefois considéré sous trois rapports : comme feu du sacrifice, comme feu élhéré, védyoula, comme feu solaire.
3. Ces sept mères, suivant le commentaire, ce sont les sept vents qui amènent les nuages, où réside le feu é'héré, le feu de l'éclair et tle la foudre.
i. On compte dix points de l'horizon ; et le soleil, en parcourant le ciel, règne sur ces dix régions.
a. Nous avons vu tout à l'heure comment le soleil était l'enfant du sacnlice, et, par conséquent, le nourrisson des prêtres.
6. Le texte porto seulement le mot de mères. Le commentateur l'entend des dix régions céh'sles ; il senihle comprendre que le feu s'étend dans l'air, et entre en possession de l'atmosphère . ainsi, plus haut, on disait que le soleil était le maître des dix régions, c'est-à-dire du ciel entier. Je n'ai pas cru pouvoir adopter ce sens ; je n'ai pas vu dans cette phrase les régions de l'est et de l'ouest ; j'y ai vu les branches supérieures et inférieures qui composent le bilcher, et que gagne successivement le feu.
YllIQUE. li.Tt. n.|
leurs hommages honorent ( Agni ) sacrificateur, qui est comme Bhaga dans les nagions célestes, en le voyant avec force et avec majesté s'approcher des Dévas (immortels), et venir recueillir les louanges des humains.
7. Mais voici que l'adorable (Agni) a changé de forme; agité par le vent, il a courbé sa taille, et produit en résonnant des espèces de tourbillons. Toujours brillant, il brûle en divisant ses voies, et en laissant des traces noires de son passage.
8. Partant comme un char, il se dresse en crêtes rougeâtres, dont il va frapper le ciel. Aussitôt, loin de sa clarté, fuient les ténèbres, de même que les oiseaux se cachent des chaleurs du soleil.
9. Par toi, ô Agni, apparaissent et Varouna qui aime le beurre consacré, et Mitra, et le bienfaisant Aryaman. Dans tes œuvres successives, tu semblés te multiplier; tu t'entoures d'autres êtres, comme la roue de ses rayons.
10. Agni, en faveur de l'homme qui t'adresse des hymnes et de précieuses libations, (dieu) toujours jeune, tu viens à cette fête, célébrée en l'honneur des dieux. Enfant de la Force , source de tout bien, (dieu) nouveau, nous t'honorons comme lihaga dans l'ieuvre du sacrifice.
11. (Maître des pieuses cérémonies), rends-nous favorable Damoûnas, (ce dieu) notre soutien, qui est pour nous tel qu'un riche trésor , ou tel que le généreux Bhaga. Celui qui sait gouverner les deux mères d'Agni, ainsi que les rênes (d'un char), doit savoir aussi diriger, au moment du sacrifice, les louanges qui s'adressent aux dieux.
1:?. Qu'il nous entende, le ( dieu ) sacrificateur, aux belles clartés, aux chevaux rapides, au char magnifique ! que l'heureux et prudent Agni se rende ;i nos vœux, et nous conduise rapidement vers le bonheur et la richesse!
13. Nous avons célébré Agni, qui, par la vertu de ses feux puissants, est vraiment roi souverain. Que nos princes, que nous-mêmes, nous propagions notre race, comme le soleil grossit le nuage!
A HIVERS D 1 K r X , S II II N 0 M M K S A P R t S ' , P A II UinUIIATAMAS.
{ilélre : Anouchloubh.)
1. Agni, (.surnommé) Samiddha ', amène aujourd'hui les dieux vers celui qui lève la cuiller
1. Voj'oz, pour ce mot et pour l'hymne entier, la section 1, lecture i, hymne 13.
2. L'épithete sousamiddlui remplace, clans la section I, celle do samiddha qui siguilio enflammé.
lIKi-VKUA. — SIÎCTIDN UKCXIÈMH;.
ides libations). Fais que ces aboiulantes offrandes soient une source de biens pour le serviteur qui a préparé le soma.
1. (Agni, appelé) Tanoûnapàt ', accueille, comme dignes de toi, et le beurre et le miel du sacrilice, (jue te présente un prêtre tel que moi, un serviteur qui te comble de louanges.
3. 11 aime la rosée et le miel du sacrilice, le dieu brillant et purilicateur, (le dieu) admirable, (nommé) Xardsansa - , qui trois l'ois^, du haut du ciel et parmi les Dévas *, reçoit nos hommages.
i. Agni, (célébré sous le nom) d'Ilita °, amène ici le bon et magnifique Indra. (Dieu) à la langue brillante, c'est à toi que s'adresse cette prière.
5. Levant la cuiller (des libations), et jonchant la terre de gazon (sacré) en l'honneur de leur pieux sacrifice, (les mortels) présentent à Indra l'hommage le plus dévoué et le plus solennel.
(j. Ouvrez-vous pour laisser passer les Dévas °, Portes magnifiques et divines ', vous que la piété sanctifie et que tant de vœux environnent, vous qui purifiez (les hommes) I
7. 0 .Nuit, 0 Jour (déliés) fortunées et douées de tant de beauté, augustes mères* du sacrifice, venez vous asseoir sur cet heureux gazon.
8. Couple sage et divin de sacrificateurs ', urnes d'une langue brillante et amis des prières, daignez aujourd'hui présider à uotre solennité, qui donne le bonheur et réjouit les dieux.