Sept " rênes servent à diriger un char ([ui
1. Je pense que monter le chrA'al ou frépurer le char d'un dieu, ce sont deux expressions qui ont le même sens. Cependant on a dit tout à l'heure qu'Indra avait le premier moulé sur le char du clieyal céleste; celte plrrase pourrait donc signifier: les dieux se sont réunis pour l'holocauste offert à celui qui, etc.
2. Que sonl ces coursiers? les jours peut-être, ou les rayons.
•3. Ce sonl les rayons du soleil,
4. Ce frère d'Agni esl le feu célesli', le feu de la foudre, yêdyouta, qui siège surtout dans les nuages et dans l'air : c'est pour cela que le commentaire semble le confondre avec Vàyou. Nous respirons aussi ce feu, c'est pour nous le souffle de vie.
5. Ces trois frères me semblent être le feu du sacrifice, le feu céleste et le feu solaire.
6. Le nombre sept s'applique à plusieurs espèces de choses : sept rayons, .sept flammes, et par conséquenl sept chevaux du soleil, sept mondes inférieurs, sept mondes supérieurs, sept mères, ondes ou genres de soma, sept mers ou lacs, sept genres do mètres, sept prêtres iiffii-ianl duns un sacrifice.
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n'a qu'une roue, et que traîne un seul cheval qui i brille de sept rayons. La roue a trois moyeux ', ] roue immortelle, infatigable, d'oii dépentlent tous ces mondes.
3. (Ou bien) ce char, qui a sept roues, est traîné par sept chevaux, et monté par sept personnages -. Sept sœurs ^ sont rassemblées (sur ce char), où sont placées aussi sept espèces de vaches (fécondes) *.
î. Qui a vu, à sa naissanci-, (cet être) prendre un corps pour en donner à ce qui n'en a pas? Où était l'esprit, le sang, l'âme de la terre? (Jui s'est approché de (ce dieul sage, pour lui faire cette iiurstion ?
'). Faible, ignorant, je veux sonder ces mystères ilivins. Pour s'élever jusqu'à la connaissance de ce tendre nourrisson (qui enfantera l'année), les poètes ont développé déjà les sept trames (de leurs chants) ^.
(i. Ignorant et inhabile, pour arriver à la science j'interroge ici les poètes savants. Quel est donc cet (être) incomparable qui, sous la forme de (l'astre) immortel, a fondé ces six mondes lumineux?
7. iju'il le dise, l'homme instruit dans le mystère du (dieu) fortuné qui traverse les airs! Les vaches (célestes) " prennent le lait de celui dont la tête est si noble ; elles couvrent sa face, et avec leur pied elles tirent leur breuvage.
S. Au moment du sacrifice, la mère a d'abord, (avertie) par la prière, accueilli le père. Celui-ci, (conduit aussi par la prière), s'est uni à elle. Et la mère, dans l'orilice qu'elle porte, reçoit le germe du fiuit ([u'elle désire '. Cependant îles prêtres)
1. Le commentaire veut que ces trois moyeu\ représentent trois saisons, on les trois temps. La roue, dit-il, c'est l'année, ou plutôt le disque solaire,
2. Ces personnages, suivant le commentaire, sont Wtyana (semestre*, le Bitou (saison), le Màsa (mois), le Pak^ha 'demi-mois), le Divasa (jour), la Hàtri ^nuit , et le Moithoûrtta (heure).
3. Que sont ces sœurs? Le commentateur pense que ce sont les six saisons, auxquelles il faut ajouter, pour compléter le nombre sept, le treizième mois coniidémentaire.
■4. Ces sept vaches sont les sept màtiis ou espèces d'ondes.
5. Les sept espèces de mètres sur lesquels se composent les hymnes.
l>. Ce sont les rayons ou les nuages.
7. Ce père et celte mère, suivant moi, ce sont les deux pièces de Varani. Jusqu'à présent nous avons vu qu'elles étaient appelées les deux mères : ici, il m'a semblé que la pensée de l'auteur était de supposer un mariage entre ces deux pièces, dont l'une {outtarà , pour produire le feu, est introduite dans l'ouverture que présente la seconde (outlànin. Le commentateur
Ii'.-VI'DA. — SEC'flON DEL'XIEMI'.
poursuivent leurs adorations et Icur.s hymnes. 'J. La mère a enfanté, et son fruit grandit au milieu des flots de la libation. Le (nourrisson, tel ipi'un jeune) veau, a mugi après la vache ' (du sacrifice). Dans les trois états - où il apparaît, il revêt diverses formes.
10. Toujours unique, quoique ayant trois mères et trois pères ", il s'élève. Cependant (les prêtres I ne restent pas inactifs, et chargent le (dieu) resplendissant de leurs prières, qui sont riches en savoir, mais qui ne peuvent arriver partout '.
11. La roue d'Agni, pourvue de douze rayons, tourne dans le ciel sans jamais s'arrêter. G Agui, sept cent vingt jumeaux ^ trouvent une place (sur le char).
12. On donne le nom de Pourichin '' à leur père, quand il se trouve dans la partie méridionale du ciel : et (ce père) y a cinq pieds '' et douze formes **. Dans la partie septentrionale, il porte le nom à'Ai-pita ", et sous une forme différenle (il est porté sur son chari, qui a se|it roues '" et six rayons ".
Vi. La roue à cinq rayons '- tourne donc avec tous les mondes. L'essieu, quoique chargé, n'est jamais fatigué; le moyeu est parfaitement attaché, et doit durer sans connaître la vieillesse.
M. Garnie d'une jante imtnortelle, la roue tourne; à l'extrémité du joug sont attelés dix porteurs '^ L'œil du soleil s'avance, couvert
rapporte ce passage au ciel et à la terre, et se trouve forcé de faire violence aux mots et même à la grammaire. Voy. page 37, col. 1, note i.