‹ Monde ancienChapitre 19 sur 848 · Je n'ai pu adopter le sens du commentaire · texte numérisé non relu

Je n'ai pu adopter le sens du commentaire

6. On donne ici au vent le même nom qu'au feu, Vahni. L'idée est sans doute différente.

7. Nous allons lâcher d'expliquer cette image, qui doit se représenter souvent. D'abord le mot vache, dans le langage poétique, est tout ce qui procure un avantage; cet avantage est le Uni que l'on relire de celte vache. On donnera donc ce nom au sacrifice, à la prière, à la terre, au nuage, à la libation, aux rayons du soleil, etc. Ici la vache diiit être le nuage, ou plutôt la lumière, le rayon. \a sein de la nuit, représentée comme une vaste caverne, sont renfermés les rayons, enlevés et gardés par les Asouras, enfants de Bala, et nommés Panis. Vrihaspali, autrement Agni, le feu du sacrifice, réclame ces vaches : une chienne divine, nommée Saramà, et qui n'est que la voix de la prière {vàg déoi), est envoyée à la découverte. Indra, le dieu du ciel qui commence à s'éclairer, marche, avec les Marouls et les Angiras (c'esl-à-.lire les prêtres), à la délivrance de ces vaches, el il brise la caverne où elles sont renfermées. De tous cea détails on a composé une

tj. Voilà pourquoi l'hymne qui chante les dieux célèbre aussi le grand (dieu des vents), qui assiste (Indra) de ses conseils, et découvre les heureux trésors.

7. Avec l'intrépide Indra, (ô dieu), on te voit accourir; tous deux pleins de bonheur, tous deux également resplendissants.

8. Notre sacrifice confond, dans un hommage aussi empressé, Indra et la troupe (des Marouts) bienfaisante, irréprochal)le, et brillante des feux (du malin).

9. (Dieu des vents), qui parcours le monde, viens vers nous, ou de ton séjour habituel, ou de la demeure céleste de la lumière '; notre voix aujourd'hui t'appelle.

10. Nous invoquons aussi la libéralité d'Indra; (qu'il nous entende), soit d'ici-bas, soit de l'air qui enveloppe la terre, soit du vaste séjour de la lumière.

HV.M.NE Vil.

A INDRA, PAR MADHOITCIIHANDAS.

iirtre : Gâyatii.l

1. C'est Indra dont nos chants, Indra dont nos hymnes, Indra dont nos prières exaltent la grandeur.

2. Indra, avec ses deux coursiers azurés et dociles à la voix s, va se mêlant à tout; Indra, tout brillant d'or, porte la foudre.

3. Pour élargir l'horizon, Indra a élevé le soleil dans le ciel; au milieu des vaches (célestes), il a lancé sa foudre.

'i. Dans les combats, si fertiles en butin, Indra protége-nous; sois pour nous un auxiliaire terrible!

5. Dans les grandes comme dans les petites affaires, c'est Indra que nous invoquons ; Indra, qui s'unit à nous, et frappe nos ennemis de sa foudre.

G. Toi, qui es libéral.et qui donnes l'abondance,

légende, dont nous venons d'indiquer quelques traits et qui peut avoir quelque rapport avec la fable de Cacus. Les vaches que j'appelle célestes me semblent être ici les rayons du soleil : dans d'autres passages, ce mot désignera les nuages qui répandent sur la terre l'eau, qui e.st pour cllo une espèce de lait. Je me trompe fort, si cette explication ne doit pas être aussi celle de l'histoire de la vache lo chez les Grecs, laquelle est donnée en garde à Argus, le Sahasràkcha [millioculus).

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