VùY. page 60, col. 2, note
18. Magnanime Indra, affermis cette force avec laquelle tu as terrassé le fils de Dûnou , qui s'avançait comme l'araignée. (De ta main droite) révèle la lumière à VArya, et de ta main gauche, Indra, terrasse le Dasyou.
19. Nous voulons aussi honorer tes heureux auxiliaires, (les Marouts), qui, avec (toi, que nous aimons à surnommer) Arya ', ont abattu tout l'orgueil des Dasijous. Par amitié pour Trita -, tu as détruit ce monstre merveilleux formé par l'art de Twachtri ^.
'20. En faveur de ce Trita, ([ui te charmait par ses libations, tu as sous ta grandeur écrasé .Vrbouda *. Comme le soleil fait rouler son disque, Indra a fait rouler sa foudre \ et, accompagné des Angiras, il a percé Bala.
21.0 Indra, que cette riche offrande attire tes bienfaits sur celui qui te chante ! Comble de tes dons ceux qui t'honorent. Ne les afllige pas en leur dérobant une partie de tes faveurs. Puissions-nous, avec force, chanter longtemps encore dans les sacrilices !
11 VMM-, IV.
A IVDRA, P. VU GRITSAMADA.
Meire : Trirhlouljh.!
1, Le dieu qui est né le premier, et qui, justement honoré, a par ses œuvres orné les autres dieux; qui, par sa force et sa puissance, fait trembler le ciel et la terre : peuples, c'est Indra " ,
2, Celui qui a consolidé la terré ébianlée, qui
1, Voy, page 61, col, 2, note 2,
2, Ce personnage est allégorique, et représente la libation, Voy, page 7i, col, 1, note 4; page 104, col. 2, noie 3.
3, Je suppose qu.' ce monstre est le nuage orageux où se trouvent accumulés les feux de Twachtri, Le commentaire regarde le mot Ta'dchtra comme le nom d'un Asoura.
4, Nom d'un Asoura,
5, Ce sens me parait clair. Le mot tchacrn, qui veut dire roue, a donné lieu à une légende que j'ai déjà indiquée. On raconte qu'autrefois le char du soleil avait deut roues; qu'Indra en prit une pour s'en servir comme de sa foudre, et la fil rouler dans l'air,
6, Pour rendre riison de la composition de cet hymne, qui vraiment n'avait pas besoin de celte explicaiion, le commentaire suppose que, dans un Sucrifice où se trouvaient Indra et GritsamaJa, les Asouras arrivent avec des intentions hostiles contre Indra, lequel sort de l'enceinie sacrée sous la forme de Gritsaniada, et laissait, la sienne au Richi, Les Asouras saisissent Giitsamada, le prenant pour Indra ; Gritsamada se défend, et leur apprend ce que c'est qu'Indra,
IXDE,
POÉSIE LYUIULIÎ.
[LccI. VI.]
a frappé les nuages irrités ', qui a ùteiulu Il's espaces de l'air et affermi le ciel : peuples, c'est Indra.
3. Celui qui, eu donnant la mort à Alii, a ilécliainC les sept fleuves - ; qui a délivré les vaches prisonnières de lîala =; qui, terrible dans les combats, entre deux nuages, a enfanté Agni '' : peuples, c'est Indra.
4. Celui qui a ranimé tous les êtres; qui a renvoyé dans sa caverne ^ (ténébreuse) le vil .\soura; qui, tel que le chasseur, vainqueur d'innombrables ennemis, s'empare de leurs dépouilles : peuples, c'est Indra.
j. (Les Asouras) se demandent : Où est-il? et, en le voyant si redoutable, ils se disent : Ce n'est pas lui. Cependant il détruit ses ennemis, qui se partageaient entre eux les richesses. Ayez foi en lui, ])euples, c'est Indra.
Cl. Celui qui mérite la prière et du riche et du pauvre, du prêtre et du poète qui le sup|)lient ; qui, distingué par sa belle face, est le gardien du soma que lui présente la coujie (sacrée) : peuples, c'est Indra.
7. Celui à qui appartiennent les chevaux, lus vaches, les bourgs, tous les chars; qui a |)i'oduit le Soleil et l'Aurore, et qui conduit les ondes : peuples, c'est Indra.
8. Celui que semblent provoquer avec leurs clameurs deux armées de nuages, ses ennemis, l'une supérieure, l'autre inférieure "; celui que les (\s\vins), portés sur le même char, appellent à plusieurs reprises : peuples, c'est Indra.
'.). Celui qui donne la victoire aux combattants ; que les guerriers appellent à leur secours; qui a tout formé à son image, et qui communique le mouvement aux êtres inanimés : peuples, c'est Indra.
m. Celui qui n'est raèchaut ((iir pour rr:i|iper
1. Le mol parv al a sipnilie mimlagn,' cl nnnge. I.l's Pourànas r^conlciil qii'auUvfuis les niunlagnos avaii'iit des diles, et se Iranspurlaienl il'elles-nièiiies à Iraveis les airs. La foudre d'Indra leur trancha ces ailes, et depuis ce temps elles sont immobiles. Ce conte n'est qu'un abus de mots, cl le coninienlaleur le rappelle à 1 occasion do ce vers.
'>. Voy. page Gl, col. I, noie 3.