‹ Monde ancienChapitre 211 sur 848 · C'est-a-direTwachtri, feu do la foudre · texte numérisé non relu

C'est-a-direTwachtri, feu do la foudre

5. Cette caverne, c'est le ciel nocturne, c'est la nuit elle-même et les ténèbres.

(J. Dans ce passage, où le commentateur introduit le ciel et la terre, j'ai cru retrouver l'idée que j'ai déjà exprimée section 1, lecture vu, vers 5 et G; je veu\ dire la pointure de deux nuages orageux, dont l'un est placé au-dessus de l'atiliv, cl ijui s'avanceni en iiiriiir lenips.

sans relâche le pécheur et l'impie; qui ne saurait partlonnerà l'Insolence, et ([ui terrasse le Dasyou : peuples, c'est Indra.

1 1. Celui qui, à notre quarantième libation >, a tué Sarabara, l'habitant des nuages; qui a fra|ipé à mort Ahi, l'enfant de Dânou, Ahi que nous voyions grossir et s'arrêter languissamment : peuples, c'est Indra.

12. Celui qui, orné de sept rayons, généreux et rapide, a donné l'essor aux sept fleuves ; qui, armé de la foudre, a frappé Robin * escaladant le eii'l : peuples, c'est Indra.

l;l. Celui devant qui se courbent le ciel et la terre; dont les montagnes (célestes) redoutent la puissance; qui, après avoir bu le soma, se trouve affermi, et arinj son bras de la foudre : peuples, c'est Indra.

l'i. Celui i[ui couvre de sa protection l'homme que recommandent ses libations, ses offrandes, ses hymnes, ses jjrières; qui se sent exalté par nos sacrifices, notre .sojna, nos présents : peuples, c'est Indra.

1."). (Dieu) invincible, lu accorderas l'abondance à riiumme (jui te fait des libations et des offrandes : car tu es juste. Puissions-nous, Indra, être tes amis, avoir la fortune en partage, et renouveler chaque joui' notre sacrilice!

A INURA, PMI OnrrSAMADA.

{3Iclie : Trichlouljh.;

I. La saison (des pluies) est la mère de la plante (du soma) ; (la plante) naît et croît rapidement au milieu des eaux dont elle est entourée. Elle j)ousse des branches (|ui s'emplissent de suc. Mais ce i[ui donne au sojita cet acri'uissemeni '■, voilà ce (lue d'abord il faut rhaiiler.

■2. Des ruisseaux de jus coulent de toute part, et se reiulent vers un même vase ' (|ui les contieiil. Us ne suivent tous i|ii'une même voie. U toi

) . Lecommenlaleurdit : dans la quarantième année, et liltéralement, le qaaraiilicme autumne.ie ne comprends pas que le dieu allende si longtemps pour exaucer ses serviteurs; je nie suis cru autorisé à rendre encore ici le mot sarad par libaliun, comme je l'ai déjà fait plusieurs fois. Autrement, je ne verrais tgut au plus dans sarad qu'un juio' d'automne.

•i. Nom d'un Asoura.

3. Ce qui donne cet accroissement à la plnnle, c'est le sacrilico, ou bien c'est Indra, qui a envoyé la pluie.

•1. Ce vase s'appelle Samoudra: il est comme une mer \irs laijnelle se rendent ces rivières de lilialii.rs.

ii;-viii)A.

Sliirrill.N DI'IXIKMH.

qui as fait cela, c'est loi que d'abonl il faut cliantor.

3. L'n homme accompagne de sa voix les offrandes ; un autre vient qui se charge des œuvres, et qui consomme les oljjets du sacrifice; par les ordres d'un troisième ' tout s'exécute. 0 toi qui as fait cela, c'est toi que d'abord il faut chanter.

4. Les assistants font part aux êtres divers des heureux fruits du sacrifice. Ils vont à la richesse, qui devient pour eux comme un fardeau trop pesant. (Asni), habile à briser les liens des choses, broie sous ses dents les offrandes du père de famille. 0 toi qui as fait cela, c'est loi que d'abord il faut chanter.

5. Toi qui as découvert la terre à la face du ciel ; toi qui, par la mort d'.\hi, as donné l'essor aux fleuves ;céleste.s1 ; toi, être divin, que les Dévas ont formé avec leurs louanges, comme avec les eaux on forme la nourriture (des hommes), c'est toi qu'il faut chanter.

6. Toi qui donnes les aliments; qui, du la ;tige) humectée que tu as grossie, tires le grain aussi doux que le miel; qui es un trésor pour ton serviteur, c'est toi qu'il faut chanter.

7. Toi qui, pour manifester ta suprême générosité, as produit les fleurs et les plantes salutaires ; qui as formé les diverses lumières du ciel ; qui as étendu des espaces larges comme toi, c'est toi qu'if faut ciianter.

8. Toi qui, pour détruire le riche Nàrmara -, et nous enrichir de la dépouille des Asouras, as produit la bouche invincible de la foudre; qui aujourd'hui encore te distingues par mille exploits, c'est toi qu'il faut cfianter.

9. Toi qui, pour le bonheur d'un serviteur dévoué, prodigues par niiffiers les secours et les bienfaits; qui, en faveur de Dabfiiti '% as frappé les Dasyous, et l'as délivré de prison ; qui ^toujours; t'es montré accessible [aux prières), c'est toi qu'il faut chanter.

10. Toi dont la force est attestée par toutes les rivières ; ([ui, auteur de tout bien, reçois l'offrande de notre reconnaissance; qui as étendu les six (mondes intermédiaires), et qui entoures de ta protection les cinq espèces d'êtres ^, c'est toi qu'il faut cfianter.

1. Dans ce passage, qui est une peinture du sacrifice, j'ai vu trois personnes distinctes, et non une seule, quoique le mot éka soit répété trois fois.

'2. Nom d'un Asoura.

Page 1