Agni en sa qualité de sacrificateur
3. Les Angiras sont les prêtres, ou les Rites personnifiés : les vaches sont ici les rayons de la lumière céleste.
4. Le commentateur croit que le sacrifice se fait non pour Indra, mais pour le Dcva qui l'offre.
'UKSIE LYIUQUE.
[Lect. U.|
colonne de (l'uniée) les deux parents (du monde); ils élèvent une flamme majestueuse.
13. Au moment où s'opôre la séparation du Ciel et de la Terre, que la grande prière consolide l'univers qui s'agrandit. Qu'Indra, célébré par nos hymnes respectueux, réunisse en lui toutes les forces les plus indomptables.
l'i. Ton amitié est grande, ôMaghavan;je veux que le vainqueur de Vritra soit fort. (Vois) les puissantes cavales qui vont te porter. Nous te présentons, au nom du père de famille ', et ces bymnes et ces offrandes. .\e nous oublie pas, ô gardien des vaches (célestes).
15. Le prévoyant Indra donne à ses amis la jouissance de toute cette nature, animée et inanimée. Il a, secondé des Marouts, produit avec splendeur le Soleil, l'.Xurore, et .\gni sous ses diverses formes.
Hi. Cet (Indra) qui est tout, et (que l'on appelli' aussi) Damoùnas -, c'est encore lui qui a créé toutes les Ondes (du sacrifice), venant à l'envi étaler leurs suaves beautés, prodiguer leurs douces faveurs, et s'offrant soir et matin à l'action purifiante des (trois) divinités s.
17. Par la vertu puissante de Soùrya se succèdent le Jour et la Nuit, opulents et dignes de nos hommages. Cependant autour de toi, magnanime Indra, (se rassemblent) pour repousser (tes adversaires) (les Marouts), tes nobles et invincibles amis.
18. Vainqueur de Vritra , sois le maître des prières et des hymnes, la vie qui anime tout, le bienfaiteur qui nourrit le (monde). Viens à nous; sois (toujours) grand, et fais-nous sentir tes heureuses amitiés et tes généreux secours.
r.l. Tel quWngiras, je vénère et je chante (le dieu) antique. Je lui adresse cet hommage. 0 Maghavan, attaque la multitude impie de tes ennemis, et fais-nous jouir du bonheur.
'20. Nous avons préparé de pures libations; que leurs ondes, heureusement pour nous, coulent par toi à pleins bords ! 0 Indra, monte sur ton char, et défends-nous contre l'ennemi. Rendsnous promptenient possesseurs de vaches (fécondes).
'21. Que le vainqueur de Vi-itra, maître des va-
I. Siiùri, celui qui fait les fr:us Ju sacrifice. \'uvfz pajçe 121, col. 1, note 8.
-1. Ce nom so donne ordinaircmpnt â Agni. Voyez page 122, col. 1, noie 1.
3 Ces Irois divinités sont Agni, Vàyou et Soùrya ou le Soleil. Voy. page 20.j, col. 1, note (i.
ches (célestes), nous fasse connaître ces vaches (divines). Sous la splendeur de ses rayons qu'il fasse disparaître les noirs (Asouras). Qu'il préside aux prières de notre sacrifice; qu'il force et qu'il nous ouvre toutes les portes (du ciel).
22. Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, le grand et magnifique Indra, le plus noble des héros au milieu du combat, aussi clément que terrible, vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille, et couvert de leurs dépouilles.
1' A [\ VIS \V A M I r H
[Mi-tre : Trichtouljh.)
1. Indra, maître du soma^ bois ce brillant breuvage que nous te présentons vers le milieu du jour. 0 Maghavan, tu aimes nos offrandes ; pousse tes coursiers de notre côté ; ouvre la bouche, et enivre-toi de nos liqueurs,
2. Bois, Indra, de ce soma étincelant où se confondent la farine d'orge et le beurre '. Nous te l'offrons pour ton plaisir. Avec la troupe des Marouts, qui donne le signal à l'hymne sacré, viens te livrer à la joie ; uni à ces enfants de Roudra, bois à longs traits.
3. 0 Indra, ces Marouts qui t'honorent augmentent ta gloire; ils font ta force et ta puissance. (Dieu) à la face majestueuse, au bras ariiié de la foudre, accompagné des Roudras, bois (ce que nous t'offrons) dans notre sacrifice du milieu du jour.
■'(. Ces Marouts, qui sont la force d'Indra, nous envoient le miel (céleste) qu'il a préparé. Secondé par eux, (le dieu) a su distinguer par quel coté il pcul ouvrir le flanc impénétrable de l'orgueilleux Vrilra.
5. Tel que Manou, û Indra, tu fais l'honneur de notre sacrifice. Bois ce soma, pour perpétuer la force. (Dieu) que transportent des chevaux azurés, avec les rapides et adorables (Marouts), amènenous les Ondes (célestes) ; car les Ondes dépendent de toi.
(j. Quand tu donnes la moi't à Vritra, alors tu lances les Eaux pareilles ;"i des coursiers animés au combat. Oui, Indra, de ton trait rapide (tu frappes) ci't impie (Vrilra), qui semble emlonui.
1. L'épilliiHi' mniitinn semble indiquer que le mélange a dil èlre battu. M. Wilson, au mol mnntha, fait mention d'un plat composé do farine d'oigo, de beurre el d'eau, ii sort o/' grurl or porridije.
RIG-VÉDA. — SECTION TROISIEME
et qui retient prisonnières les (Ondes) divines.
7. .Vvcc une vénération profonde nous lionorons le grand et magnitique Indra, (Indra) toujours jeune, généreux, immortel. Le ciel et la terre peuvent se mesurer ; la grandeur d'Indra est infinie.
8. Les œuvres d'Indra sont merveilleuses et innombrables : tous les dieux ne sauraient les détruire. Noble héros, il soutient la Terre et le Ciel; il enfante le Soleil et r.\urore.
9. Bienveillant Indra, tel est ton pouvoir : il éclate dès l'instant de ta naissance, quand tu as bu notre soma. Tu es fort ; et les mondes, les jours, les mois, les automnes ne sauraient user ta vigueur.
10. X peine es-tu né , Indra , à peine as-tu goûté de notre soma, que la joie te pénètre au sein de ta céleste demeure. Dans ce (dieu), qui remplit le ciel et la terre, que l'on reconnaisse l'antique protecteur des œuvres (pieuses).
11. Tu as donné la mort au violent Ahi qui enchaîne les eaux, ô (athlète) robuste , né pour tant de combats. Le ciel, en effet, ne voit alors que la moitié de ta grandeur, et l'autre partie de ton corps disparaît, assise qu'elle est sur la terre '.
IC. Oindra, que ce sacrifice offert en ton honneur, que ces flotsde soma versés pour toi puissent t' agréer. Touché de ces hommages, que tu mérites, conserve ton serviteur, et que nos prières aiguisent ta foudre pour la mort de Vritra.
13. Par mes offrandes je veux me concilier la faveur d'Indra. Puissè-je le rendre attentif à mes hymnes, et le gagner par mes libations, lui qui grandissait et grandit toujours aux chants d'autrefois, d'hier, d'aujourd'liui !
li L'inspiration (poétique) qui me pénétre naît pour la gloire d'Indra, que je chante avant l'apparition du jour, dans ces lieux mêmes où, prêtres et pères de famille, = ils t'invoquent tous, et te prient de venir, comme sur un vaisseau, les délivrer du mal.
1j. Le vase de soma est plein. La Swâhà semble ouvrir son limpide trésor pour t'inviter à boire. Que les Libations, pour satisfaire la soif d'Indra,
1. Le texte en bien difficile à Ira luire : altéra note terram operis. Image bizarre! Le nuage s'intercale entre les deu.'t parties sphériques du corps d'Indra, dont l'une est au ciel et l'autre sur la terre.
i. Je rends ainsi le mot oubhayé, que le commentateur traduit par ces mots obscurs : gens appartenant à deux familles, oabliayacoulavarttino âjanàii.
s'approchent de lui en tournant vers leur droite '.
16. Ni la mer profonde, ô Indra si souvent invoqué, ni l'obstacle des montagnes ne peut t'arrèter. Excité par tes amis, tu peux même briser le robuste Oùrva, détenteur des vaches (célestes).
17. Appelons à notre secours, au sein de ce sacrifice, le grand et magnitique Indra, le plus noble des héros au milieu du combat, aussi clément que terrible, vainqueur de ses ennemis sur le champ de bataille, et couvert de leurs dépouilles.
HYMNE iv.
EN L ' Il 0 N N E L R B ' 1 N D 11 A . PAR V 1 S \V A M 1 T R A .
[Mètres . Trichtoubh el Anouchloubh.)
1. (Récit.) Descendant avec vitesse du sommet des montagnes, et emportées à l'envi l'une de l'autre, telles que deuxcavales impétueuses, pressant leurs rives avec rapidité, comme deux vaches lèchent (le petit dont elles ont été séparées), la Vipâsà - et la Soutoudrî ^ roulent leurs flots abondants.
2. (Viswàmitra parle *.) Lancées par Indra et suivant une pente rapide, vous courez à la mer, de même que deux conducteurs de char. Vous vous précipitez l'une vers l'autre, et dans cette nmtuelle rencontre vos vagues brillantes s'enflent et se grossissent.
3. Je m'approche de la (Soutoudrî), la plus large des rivières. Nous nous présentons devant la grande et heureuse Vipàsà. Pressant vos rives comme deux vaches lécheraient leurs petits, vous allez ensemble au réservoir qui vous est commun.
4. (Les Rivières parlent.) Le lait (des vaches célestes) a grossi nos flots, et nous allons toutes