‹ Monde ancienChapitre 29 sur 848 · Savitri e»! un nom Ju Suleil · texte numérisé non relu

Savitri e»! un nom Ju Suleil

2. Les mains et bras de ces (lieux, ce sont leurs rayons. On conte à ce sujet une légenJe. Dans un sacrifice, Savitri s'acquittait des fondions de prùlre. Ses acolytes lui présentant une offrande appelée pràsiira, la main du prêtre se trouva coupée. On en lit une autre d'or, qu'on adapta à son bras. Voici l'explication de cette légende : le grand sai'rifico accompli par le Soleil, c'est la fonclion qu'il accomplit dans ce monde. L'offrande prâsid'a, c'est le nuage qui interceple et coupe les rayons du Soleil. Le Soleil, ce grand Pdpi, c'est-à-dire le grand buveur, ne peut manquer Je recouvrer ces mains d'or qui ne lui ont été enlevées qu'un moment,

.'). Le mol napàt se présenle souvenl.el on le Iraduit de diverses manières. Je n'ai pas cru que des auteurs pussent ainsi se jouer avec la langue, et donner à un même mot, suivant leur caprice, un sens différent. J'ai rlierclic pour le mot tiapùt une signification uniforme, et qui con\iMt à toutes les cirronslances; je me .suis décidé pour le mol enfant, et j'ai rejeté' toutes les explications ingénieuses qui menaient A un autre sens. Dajis la circonstance présente, Savitri, c'est-à-dire le Soleil, est l'enfant des libations, dans ce sens que le sacrifice donne naissance au feu terrestre, et ensuite au feu céleste, qui est le Soleil. C'est ce qu'on verra développé plus loin daui beaucoup do passages.

4. Nous avons vu, lecture 1, not. 4, p. 8 , c. 2, que les épouses des dieux étaient les prières particulières qno l'on dit en l'honneur de chacun d'eux.

Hotrà ', Bhàrati -, Varoutrî ', Uhichanîi *.

11. Que ces déesses, amies des hommes, nous couvrent de leur haute faveur, et nous donnent la prospérité; que rien ne blesse leur aile (protectrice).

12. J'appelle ici Indrini, Varounânl, Agnâyi '; je les vénère, et les invite aux libations de soma.

13. Que le grand Ciel et la Terre agréent notre sacrifice, et qu'en récompense ils nous comblent de leurs biens.

H. Par leurs prières les sages, dans ce lieu où siège Gandharva ", recueillent le lait du Ciel et de la Terre.

15. 0 Terre, sois pour nous une habitation large et fortunée : donne-nous bonheur et gloire.

16. Que les dieux nous protègent de cette région d'où Vichnou ' s'est élancé, (excité) par nos sept genres d'invocations *.

17. Oui, d'ici Vichnou s'est élancé; trois fois ila foulé un soPemprcint de la poussière de son pied.

18. Vichnou, sauveur invincible, gardien des devoirs sacrés, en trois stations a fourni sa carrière.

19. Considérez donc les actes de Vichnou, par lesquels cet ami, ce compagnon d'Indra, indique (à l'homme pieux) le moment des sacrifices.

1 . Holrà, dit le commentateur, est l'épouse d'Agni, surnommé Ifomaniclipàda. C'est la personnilicalion de l'invocation faite au moment do l'holocauste. Ce mot signifie encore hymne.

2. Bhàrati est donnée comme l'épouse d'Aditya. Voyez encore, note 1, l" col., pag. 3.

3. Varoutri est désigné par le commentateur sous le synonyme de Varanii/à; il semblerait que c'est la déesse qui préside à la prière par laquelle on demande une grâce, vara. Varoutri est peut-être un nom dllà.

4. Dliichanà est la pensée, l'intelligence, Vesprit. Ce mot s'emploie pour signifier prière. Le commentaire confond Dliichanà avec Saraswali, appelée Vàgdévi, déesse de la parole. Voy. note 1, 1" col. pag. 3.

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