l'ii Adilya; le Soleil
,'i. Lo Viclinoii-l'ouiîliia signale un Somaca, lils de
Saliadéva, Traduclion do M. Wilson, p.4o:>. Il r.ile aussi un Saliadéva, fils de SrinJJaya, p. 3.'jJ. Voy. llaiivaiisa, loinc 1, page 11!), lu'i Somaca destend à la ciiiquiemis pénéralion d'un Srindjaya, fils de Milrayou, el pclil-fiis de Divodàsa.
4. Je traduis ainsi le mol Vrickaii, que le coinnienlaleur scinidc :ipplii|uer ,n Indra. Si je devais le faire rap-
ftIG-VEDA.
SECTION TROISIEME
et distribue le sot7ia (aux dieuxi qu'il vénrie. Il enfante les sept rayons ' lumineux. Cependant, les (prêtres) avec le jour entonnent les hymnes qui font le bonheur (des hommes).
4. Quand le ciel apparaît aux premières lueurs du matin, quand les iDévas) allument les feux du prand astre, c'est alors que le plus noble des héros chasse les noires ténèbres, et sa présence apprend aux mortels à distinguer les objets.
5. Indra, ami de notre soma, porte l'infini ; de sa grandeur il remplit le ciel et la terre. Au-dessus de tout s'élève celui qui domine les inondes.
6. Sacra connaît ce qui est bon pour les hommes ; secondé parles robustes (Marouts), il a envoyé les Ondes. Les prêtres (Angiras' par leurs saintes paroles ont (avec lui) brisé la caverne -. et ouvert le pâturage des vaches (célestes).
7. Ta foudre, pour nous sauver, a frappé Vritra, qui enveloppait les eaux. La Terre en a frémi de joie. 0 héros, ô maître victorieux, envoie-nous ces Ondes qui coulent de la mer (céleste\
8. 0 (dieu) partout invoqué, quand tu as fendu la montagne (aérienne), Saramà t'avait d'abord révélé le trésor (enlevé). Tu es notre conducteur, et, chanté par les Angiras, tu brises la porte du pâturage (divin), et tu pourvois à notre existence.
0. 0 Maghavan, les prêtres t'implorent; viens auprès du sage qui te chante pour le combler de tes bienfaits. Accours vers lui avec les (Marouts), tes alliés. Nous avons besoin de tes dons. Que le magicien impie, que le ravisseur (des Ondes) périsse sous tes coups ^.
10. Viens dans notre demeure avec cette pensée qui tue le Dasyou. (Autrefois) Coutsa* désira et
linrl.'r à un dieu, ce sérail pluliit ii Agni, qui. en s,i qualité de prèlre, .iccomplil les merveilles du sacrifice. l'richnn s'enlond ici de celui qui verse la libation.
1. On se rappelle que le feu est censé avoir sept rayons; de la vient qu'Agni a les épithètes de Sapta- (Ijihwa, Saptadjwàla, Saptadidhili. Saptàrichis, dii'ii aux sept langues, aux sept flammes, aux sept rayons. Le nombre sept pourrait encore s'entendre des sept S;enres de mètres sur lesquels se composent les hymnes, et qui concourent à la formation de lu lumière.
2. Cette idée est exprimée par le mot asmaii, qui -isnifie pierre. Le mot caverne, que j'ai choisi, a une double signification, que je prie le lecteur de vouloir bien adopter suivant la circonstance. Tantôt ce mot caverne représente le nuag' qui renferme en son sein l'onde salutaire; tantôt ce même mot se rapporte n l'enveloppe ténébreuse de la nuit, d'où apparaissent les rayons du jour.
.■?. Voy. page H, col. l, noie ".
*. Le commentateur entend ce pas-age d'une manière loute différente. Il suppose qu'il se rapporte an Coutsa, dont il «era qu^.''tinn dan> la strophe suivante: il dit
obtint son amitié. Assis tous deux sur le mémo siège, vous aviez la même forme, et ta pieuse épouse elle-même hésita entre vous.
11. Tu vas donc, pour secourir Coutsa, assis sur le même char que lui, poussant les deux coursiers, aussi rapide que le vent. Le jour même que ce sage choisit pour une expédition, il attelle ses (chevaux) impétueux, et (vous partez ensemble) comme à la conquête d'un riche butin.
1-2. En faveur de Coutsa, tu as donné la mort au misérable Souchna ; tu as tué Couyava ' et ses mille compagnons. Avec l'arme de Coutsa détruis tous les Dasyous, et que le disque de Sourya s'élève librement.
13. Pour Ridjiswan-, fils de Védathin, tu as frappé Piprou, et le robuste Mrigaya. Tu as tué cinquante mille compagnons du noir (Rakchasa). Comme la vieillesse détruit la beauté, brise les villes (célestes).
14. Quand tu apparais avec ton corps en face du soleil, ta forme immortelle se distingue aisément. Tel qu'un élépnant sauvage, tu réduis en poussière la plus forte puissance ; tel qu'un lion terrible, tu repousses toutes les armes.
ITi, Les (mortels) avides de richesses viennent à Indra, et l'invoquent dans le sacrifice, comme s'ils attendaient do lui seul leur bonheur. Us le chantent dans leurs hymnes, et lui demandent l'abondance. (Indra) est pour eux comme une demcureagréable ; il est comme la Fortune prospère.
IG. Implorons donc pour vous cet Indra qui sait accueillir la prière, et qui fait tout pour le
donc : 0 maghavan, tu es venu combler de les bienfaits le poète qui te chantait. Tu t'es placé près de lui pour le secourir. Il demandait ta protection, et Dasyou, magicien impie, est tombé sous tes coups. Je n'ai pas adopté ce sens, parce que la strophe suivante commence par un impératif, yàhi.
1. Couyava est un Asoura. Voy. page 104. Quant à Coutsa. voy. page 62, col. 2, note 2; page 106, col. 1, note 3; page loti, col. 1, note i. Coutsa, dit la légende, est un ràdjarchi, fils de Rourou; sa mère est Adjounî. Incapable de lutter contre ses ennemis, il appela Indra à son secours. Indra se rendit à sa maison, et, tua ses ennemis en prenant sa figure. Coutsa était ainsi devenu l'ami d'Indra, qui se trouvait son commensal. Satchi, l'épouse d'Indra, vint pourvisiler son époux, et en voyant deux formes semblables, elle se lronip.i, et prit Coutsa pour Indra. Je ne sais pas bien l'explication que l'on peut donner de celte légende. Coutsa quelquefois signifie la foudre: coulsyaveul dire l'arme de t'oM^sa. Coutsa pourrait bien être l'éclaircie personnifiée; quand le ciel se découvre parliellement, on peut prendre l'éclaircie pour Indra lui-même.
2. Ridjiswan est un prince dont il a été qui-slion pige 73, T.i et surloul lO-J.
INDK. - l'OI'SII' l\ IlIOUE
lionheui- de l'Iiomme. 11 dispose des biens qui sont l'objet de nos désirs, et, à la voix d'un clianire tel que moi, il s'empresse d'apporter tous les trésors de rabondance.
17. (Noble) béros, Arya (généreux), si, au milieu do l'étonnement général, la foudre en éclats vient à tomber, s'il s'élève un combat terrible, pense à nous et protège notre corps.
18. Garde le souvenir des prières de Vâraadèva ; sois un ami, un sauveur dans le combat. Nous accourons vers toi, qui es le plus sage des (dieux). Sois toujours pour celui qui te chante le sujet des plus magnifiques éloges.
19. 0 généreux Indra, puissions-nous tous avec ces bonimes qui te sont dévoués, et par toi comblés de biens, vaincre nos ennemis sur le champ de bataille, et, brillants d'une splendeur toute céleste, passer dans la joie d'heureuses nuits et de nombreu.x automnes !
20. Enfants de Bhrigou, honorons le grand et généreux Indra; construisons pour lui le char (du sacrifice). Qu'il garde contre tout danger nos amitiés, et que, terrible (pour nos ennemis), il protège et conserve nos corps.
■21. 0 Indra, par toi que (nos pères) ont chanté et que nous chantons aussi, que (la maison) de lou serviteur soit remplie dé biens, comme les rivières (sont remplies d'eau). (Dieu) traiiu'' par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont accomplis en ton honneur ; nous t'avons fait des offrandes de toute espèce. Que la l'rière de\ienne pour nous telle qu'un char (fortuné) !
HYMNE Mil.
A I Ml R A , r A R V A M A b L \ A .
\l,'liex : irichloiiljh. Viral et Ecupada.;
1 . 0 Indra, tu ci grand. Le Ciel et la Terre sont grands aussi, et ils reconnaissent ta supériorité. Dans ta puissance tu as donné la mort à Yritra ; lu as délivi'é les Undes englouties par .\hi.
2. A ta brillante naissance le Ciel a frémi, la Terre a tremblé par la crainte de ta colère. Les grandes montagnes (du ciel) sont frappées; leur sein qui se fermait est ouvert, et les eaux coulent par torrents.
3. Le (dieu) puissant manifeste sa force ; il lance sa foudre avec violence, et perce la montague (céleste), lînivré (de notre soina], de sou tonnerre il frappe Vritra; et les Ondes s'échappent avec rapidité, ilépouilli'cs de rcnvL'lo|ipe qui 1rs retenail.
'i. 11 peut se vanter d'avoir un noble fils, le sage res])lendissant ' qui est ton père. Celui qui a fait Indra est le plus habile des ouvriers. (Quelle gloire) d'avoir donné la naissance au (dieu) qui est l'objet de tant de louanges, qui porte la foudre et qui ne saurait honteusement tomber de sa haute demeure!
ô. Indra est le roi (suprême) qu'invoquent toutes les nations ; seul, il peut tout ébranler. Des transports de joie unanimes accueillent cette juste offrande que te présentent l'opulent (père de famille) et le déva qui te chante.
6. Nous lui devons, à ce grand (dieu) , toutes ces libations ; nous lui devons ces offrandes qui portent le bonheur dans les sens. A ton tour, ô Indra, sois vraiment pour nous le maître delà richesse. Tu es le soutien de tous les êtres.
7. A peine es-tu ué, o Indra, que tu adoucis les souffrances des hommes. Ahi dormait en retenant les eaux : ô .Maghavan, tu l'as déchiré avec ta foudre.
8. (Nous célébrons) le grand Indra, vainqueur et conquérant , impétueux et magnifique. 11 ne connaît point de bornes; il manie le tonnerre; il a tué Vritra, et, doué de richesses, il s'appelle Maghavan, nous distribuaut et la fortune et l'abondance.
'J. .Mais Maghavan, seul contre les cimcmis qui l'entourent dans le combat, sait toujours obtenir la victoire. 11 apporte avec lui l'abondance, et en fait ses largesses. Puissions-nous compter au nombre de ses amis !
10. La renommée le présente ainsi comme Iriomphateur. 11 donne la mort à ses ennemis, et, pour i)rix du combat, il s'empare de leurs vaches. Qand Indra se livre à sa juste colère, tous les êtres tremblent, soit animés, soit inanimés.
11. ludra, par sa victoire, nous donne des chevaux, des vaches, de l'or; Maghavan, par ses bienfaits, comble tous nos vcrux. Le plus vaillant des héros au milieu de ces prêtres puissants, il distribue la richesse et apporte l'opulence.
12. Quelle distance existe entre la force du père etde la mère- (dumonde)et celled'lndra, qui a tout engendré, et qui, par le moyen des nuages
1. QuaiiJ le puële à cliuqiu; instaiil nous représente le (Uel lunime en^^endré par liijra, je ne pouvais pas ià (lire que le Ciel (Jyôlii esl le pero d'Iudra. J'ai donc rc'i;ardé ilyûli couinie ayanl la si)!nilii;alion do prêtre, de ministre éclatant du culte; signification que je lum liè'yi donni^e. Voy. page 2:i0, col. 1, note 2.
-2. C.Vst-a-dirè du Ciel cl .le la Terre.
JLect.
RIG-VEDA
SKCTIOX TROISIEME.
tonnants, vient, rapide comme le vent, rendre la vie à la nature épuisée I
13. Maghavan donne la richesse au pauvre ; il réduit en poussière le (pécheur) insensé. Armé de la foudre, il brille, il détruit; mais aussi il établit solidement la fortune de son serviteur.
li. 11 a brisé la roue de Soïirya, et empêché l'enlèvement d'Étasa '. Le noir (nuage), qui fuyait incertain, (par toi) perce son enveloppe, et verse son onde au sein des airs.
15. C'est ainsi que dans la cérémonie de Vasiknî^, le sacrificateur (répand ses liiiations).
16. Sages que nous sommes, nous demandons l'amitié d'Indra. Xous voulons des vaches, des chevaux, d'abondantes moissons, des épouses. .Nous invoquons celui qui donne des épouses et qui nous couvre d'une protection solide ; il esl pour nous comme le seau qui sert à monter l'eau du puits.
17. Écoute-nous ; tu es notre sauveur, notre parent ; jette les yeux sur ceux qui t'offrent le sonia, et fais leur bonheur. Tu es notre ami, notre père, le plus grand des pères; tu as fait le monde. Donne l'abondance à celui qui te supplie.
[i<. 0 Indra, écoute-nous ; tu es le protecteur de ceux qui recherchent ton amitié. Monlre-toi notre ami. Nous te chantons ; donne l'abondance à celui qui te chante. Dévoués à ton service, ù Indra, nous célébrons ta gloire, et nous t'honorons par ce sacrilice.
19. Oui, nous chantons le magnitique Indra, qui seul triomphe de nombreu.K ennemis incapables de soutenir son attaque. Le chantre (pieux) est son ami ; il est sous la protection de celui que ni les hommes ni les dieux ne sauraient vaincre.
1. Voy. page "6, cul. 1, noie 7; section I, lecture iv, hymne xv, si. 13, et même section, lecture vin, hymne ix, st. 13. Je restitue de celle manière (a légende d'Étasa, que, surtout page liO, je crois avoir défigurée. Swaswa avait obtenu que le Soleil iSoùryal s'incarnât el devînt son fils. Le Richi Élasa eut un démêlé avec Soi'irya, et il pria Indra de le secourir. Dans un combat Élasa, devenu prisonuier, se trouvait emporté sur le cliar de Soùrya : Indra brisa une roue de ce chur, et arrêta ainsi le ravisseur d'Étasa. Le deu.\iènie vers de celle strophe semble indiquer le sens de celle légende. Élasa sérail le nuage que le Soleil paraît emporter dans sa course. Indra brise la roue ou le disque du Soleil, c'eslà-dire obscurcit ses rayons; le nuage s'arrête, se condense et arrose la terre.
-2. Il y a une cérémonie que l'on nomme askiiii, et qui semble devoir être une libation. Elle a lieu le malm quand la nuil règne encore, ou le soir quand la nuit commence : car le mol askini signifie noire. Le vers ici traduit est ce qu'un appelle écnpail. Il n'a qu'un ;juiiii, uu le quart d'une slance.
•20. Ainsi qu'il exauce nos vœux, ce magnitique Indra, objet de tant de louanges, protecteur i;ivincible des hommes. Roi de tous les êtres, donne-nous cette riche abondance que itu as coutume de donner) à celui qui te chante.
21. 0 Indra, par toi que (nos pères) ont chanté, et que nous chantons aussi, (que la maison) de ton serviteur soit remplie de biens, comme les rivières sont remplies (d'eau). (Dieu) traîné par des coursiers azurés, des rites nouveaux sont accomplis en ton honneur : nous t'avons fait des offrandes de toute espèce. Que la Prière devienne pour nous telle qu'un char (fortuné) !
HYMNE XIV
,V IMIRA, PAR VAMAUEVA.
Hclre : Trichloubh.;
1 . (Un assistant parle à Yàmadéva.) Voici la voie ancienne que les dieux ont tous suivie pour arriver à l'existence. Que par la même voie naisse I Indra), déjà mùr pour la vie. Par des soins trop empressés ne cause pas l'avortement de la mère '.
2. (Vàmadéva répond.) Cette voie ne me semble |)as encore ouverte. Les accouchements irréguliers sont malheureux. Tout ce que je dois faire n'est pas fait; avec l'un il faut que j'emploie la force, avec l'autre, la prière -.
3. La mère se lève. Qu' (Indra) la voie et qu'il vienne. Que tout s'enchaîne et s'accomplisse avec ordre. Que dans la demeure de Twachtri"" Indra
1. Je suis loin d'être d'accord avec le commentateur sur tous les détails de cet hymne. Il serait Ires-long de m'expliquer sur ce dissentiment. Je ne citerai qu'un seul exemple, qui fera sentir la profonde différence qui existe dans nos deux manières de voir. Il pense que par le mol mère il faut entendre ici Aditi, la mère des dieux. Je crois que la mère dont parle le pcële, c'est la vache du sacrifice, la flamme, qui risque de s'éteindre sous les libations multipliées. Il y a dans ce passage un mol qui n'est pas rendu exactement, cl sur le<jMel je vais m'expliquer. Ce mut est amuuyà, pronom féminin au troisième cas. Voici comme je conçois l'esprit de cette sirophe : le sacrifice du matin, qui est la matrice où naissent les dieux, se poursuit. La flamme esl allumée, mais il est à craindre qu'elle ne soit élouffée par la libation qui sort de la cuiller sacrée, djouhuù. C'est ce mot djouhoû qui me semble sous-entendu, et qui esl désigné par le pronom amouijâ. Ma màinram auiouyii paltavé cah ; ne fais pas tomber la vière avec cette cuiller, c'est-à-dire n'abats point la flamme avec la libiilion.
2. On se souvient que c'est par ta force que le feu est extrait de l'Arani. Le poète va maintenant employer la prière avec Indra.