Autre nom du Soleil
."î. Il faut bien remarquer que l'anleur distingue le Soleil do Varouna, qui en est l'dme et le directeur, •l. .\irriii est la divinilé dn mal. l'âpa dératâ.
niù-VÉUA. — SECTIUN PKRMIKIiR.
1 1. Je viens donc à toi avec une prière respectueuse ; celui qui t'offre cet holocauste te bénit et t'implore. Varouna, sois favorable à nos vœux: toi dont le nom est au loin célébré, épargne notre vie !
IC. Voilà ce qu'on m'a répété et le jour et la nuit, voilà ce que mon propre cœur me dit. Que le royal Varouna nous délivre, lui qu'a invoqué Sounalisépa enchaîné ' !
Ii!. Oui, Sounahsépa enchaîné, attaché aux trois poteaux, du bûcher sacré, a prié le fils d'Aditi, le royal Varouna, de le sauver. Que (ce dieu) sage et invincible brise nos fers !
14. 0 Varouna, par nos invocations, par nos sacrifices, par nos holocaustes, nous voulons détourner ta colère. Viens, toi qui donnes la vie - ; roi prudent, délivre-nous de nos fautes, i
13. 0 Varouna, délie les chaînes qui nous serrent d'en haut, d'en bas et du milieu ^. Fils d'Aditi, par le sacrifice que nous t'offrons, que nos fautes soient effacées, que nous soyons à Vditi * !
1. Voilà le passage sur lecjuel on se fonde pour penser qn- cel hymne est celui que Sonnahsép.a récila lorsqu'il était prisonnier. .Mais, en tous cas, la circonstance dont il est ici question est mentionnée comme déjà passée, et le reste di' l'hymne ne semble pas avoir le l'ul spécial qu'on lui suppose. Pour ma part, je pense que cet état de captirité de Sounahsépa, comme aillears l'état de cécité de certains personnnges, n'est qu'une métaphore qui peint l'abattement de l'homme incapable d'agir pendant la nuit, et en quelque sorte lié on aveuglé par les ténèbres. Le sacrifice du matin vient lui rendre sa liberté et la lumière.
2. Ces mots sont la traduction du mot Asoura. dont l'explication la plus convenable m'a paru être celle que je donne ici. On voit pour quelle raison ceti' épilhéte est attribuée au Soleil et aux autres dieux: V Asoura est l'être doué de force et de mouvement, et communiquant la vie dont il est animé. Les nuages ont cette propriété : et quand le poëte les a pa-soimifiés, les êtres, ennemis des dieux et qui les animent, ont pu être appelés Asouras. Ce mot a fini même p.ir désigner plus souvent les adversaires des dieux, les Titans indiens. Je suppose que, plus tard, dans la composition du mot Asoura. qu'on avait perdu de vue, on a cru trouver un a privatif, et qu'on a ainsi formé le mot Saura, qui signifie Dieu.
3. J'entends par ces mois que l'obscurité qui régne au ciel, sur la terre, dans les airs, est une triple chaîne qui lie les hommes pendant la nuit.
4. Le mot Aditi se trouve encore ici, et on le rend par solul. sécurilc. Je sais que la même expression peut avoir diférenles significations ; mais je n'aime pas que cette expression, dans des circonstances analogues, se trouve interprétée différemment. J'ai donné au mot Aditi le même sens que dans le premier vers. Etre à Aditi, c'est, comme en français, cire tout à la nature, jouir complètement de la nature, .\diti. dans les idées indiennes, me semble être l'ensemble de lamatière organisée, et animée d'un souffle divin : ce mot signifie complet, et est en opposition av. c le mot diti, qui vent
IIVM.XE VI.
.V v V n 0 r N A, p \ n sounahsépa.
{ilélre : (làyatri.)
I. Dans tous ces sacrifices que nous t'offrons journellement, i^ divin Varouna , nous pouvons, pauvres mort^'ls, mani|uor à quelqu'un de nos devoirs.
■2. (Épargne-nous: me non: livre pas à la mort, au fer d'un ennemi, au ressentiment d'un furieux.
:l. 0 Varouna, par nos chants nous voulons adoucir et calmer ton esprit, do même que le conducteur d'un char (délasse par sa voixl son cheval fatigué.
'i. Vers toi. comme l'oiseau vers son nid, volent nie- pensées, pour obtenir une existence prospère.
."). Et dans quel (autre) temps devons-nous invoquer l'illustre Varouna, qui possèile la force et la richesse, et non? rendre propice celui qui est l'œil du monde ?
G. Que (Mitra et Varouna) accueillent ce (sacrifice) offert pour tous les deux ; ils sont justes, quand ils favorisent un pieux serviteur.
7. Varouna connaît la voie de l'oiseau qui vole dans l'air, celle du vaisseau qui vogue sur la mer.
8. Ce dieu, ferme en ses œuvres, connaît la marche des douze mois quiengentlrent les êtres, et celle du mois qui complète l'année '.
0. Il connaît la carrière du vent, qui exerce au loin sa remarquable puissance; il connaît la demeure élevée des dieux.
10. Au sein de nos demeures réside et règne Varouna, fidèle à ses desseins, et digne d'être honoré par les sacrifices.
II. Le sage voit toutes les merveilles accomplies par lui, comme celles qu'il accomplira.
l'2. Que ce fils d'.\diti, honoré par nos sacrifices, nous dirige chaque jour dans une bonne voie ; qu'il prolonge notre existence !
13. Varouna a revêtu sa cuirasse d'un or éclatant et pur ; des rayons de lumière l'environnent de toute part.
dire divisé, incomplet. D'.\diti naissent les .idityas. ou formes du Soleil; de Diti, les Dèlyas, êtres malfaisants qui animent les météores célestes, et font la guerre au.x Adityas et aux autres dieux. Le sens du mot Aditi, comme je l'ai dit, peut être reslrei:it à la signification de terre: et Aditi est alors confondu avec Prithivî. Ce même mot Aditi. au masculin, est employé pour signifier l'ensemble des offrandes, le sacrifice.
1. C'est un treizième mois de quelques jours, ajouté pour rendre l'année lunaire égale à l'année solaire.
i.NDi-:. — PuÉsiE lyiuijue;.
14. Nul dans le monde n'oserait affronter ce dieu ; nul parmi ceux qui ont Tliabitude du mal, de l'injure, du crime.
15. C'estluiqui préparc cette nourriture abondante, soutien de notre vie mortelle.
16. Après ce dieu qui éclaire le monde, ma prière soupire, comme la vache après son étable.
17. S'il est vrai que mes libations te soient agréables, s'il est vrai que, comme sacrificateur ', tu consommes notre offrande avec plaisir, nous voulons encore nous adresser à toi.
18. Et en effet j'ai vu (ce dieu) visible pour tous; j'ai vu son cliar sur la terre ; (Varouna) exauce nos prières.
19. 0 Varouna, écoute aujourd'hui mou invocation; sois-nous favorable! J'iniplorc Ion secours.
20. (Dieu) sage, tu brilles partout, au ciel et sur la terre. Écoute et sauve-nous.
21. Délie les chaînes qui nous serrent d'en haut, d'en bas et du milieu «. Fais que nous vivions.
HYMNE VII
\Hetre : Gâyatrî.)
1. Dieu vénérable, (dieu) maîtredesmets consacrés, revêts ta robe (resplendissante), et accomplis notre sacrihce.
2. Viens, Agni, toi notre sacrificateur, toujours jeune, digne entre tous d'être l'objet de nos pensées, et de nos hymnes les plus brillants.
3. Sois pour nous généreux et bon, connue un père pour son fils, un parent pour son parent, un ami pour son ami.
4. Sur ce lit de cousa préparé par nous, que Varouna, Miira, Aryaman , viennent s'asseoir; rivaux terribles pour leurs ennemis, qu'ils soient pour nous comme un homme ^ (vis-à-vis d'un autre homme).
5. Premier des sacrificateurs, daigne te complaire en notre amitié; écoute nos chants avec bonté.
<j. (juel que soit le dieu que nous honorions avec notre sacrifice perpétuel, toujours à toi s'adresse l'holocauste.
1. Varouna esl une forme d'Agni ; le vers 10 le représente au sein des demeures liumaines, où il esl le dieu sacrifiealeur.
'2. Voy. la nule 3, i" col. pag. 13.
3. On pourrait aussi traduire : qu'ils viemieiil n'asseoir tur notre cousa comme sur celui de Manou.
'. Sois toujours le maître chéri des pauvres mortels, le sacrificateur satisfait de nos hommages, l'élu de notre cœur. Amis d'Agni, nous nous plaçons sous ses auspices.
y. Sous les auspices d'Agni, les Dévas présentent les mets choisis pour le sacrifice ; sous les auspices d'Agni , nous poursuivons nos adorations.
9. Ainsi, dieux et luortels, unissons-nous poui' accomplir de concert cette œuvre de bénédiction.
lU. 0 Agni, fils de la force ', avec tous les feux s, reçois ce sacrifice, ces prières et ces mets consacrés.
A ai;ni, a rois les dieux, par sounahsf.pa.
lililres : Gàyatrî el Trichtoubh.
1. Nous adressons nos hommages à Agni, roi des sacrifices, (Agni qui nous apparaît) tel qu'un coursier orné d'une longue queue ■■.
2. Qu'il nous soit favorable, ce fils de la force, dont les pas s'étendent au loin ; qu'il répande ses biens sur nous !
3. De loin, de près, que ce (dieu), qui est partout, nous protège toujours contre le mortel méchant.
i. Agni, aimonce aux dieux le sacrifice nouveau que nous leur offrons, accompagné de nos hymnes.
'}. Fais-nous part des trésors d'abondance que fournissent la région supérieure, la région du milieu, et celle qui est près de nous *.
ij. Dieu resplendissant, tu puises comme à la source intarissable d'un fleuve, pour répandre tes faveurs sur ton serviteur.