‹ Monde ancienChapitre 342 sur 848 · IIV.MNE IX · texte numérisé non relu

IIV.MNE IX

AGNl, PAK l:(ilDHA KT (J A V 1 C 11 T II r R A, FILS DATU I.

( Méire : Trichtouljli.)

1. .\gni s'est éveillé au foyer qu'allument les hommes et à l'arrivée de l'Aurore, qui est la vache (bienfaisante du ciel). Tels que les branches qui s'étendent (sur l'arbre), les grands Rayons se répandent dans les airs.

i. Oui, .\gni le sacrificateur s'est éveillé pour honorer les dieux ; il se dresse, et se présente le matin avec bonté. Ses feux s'allument, il brille, et sa force se développe à nos yeux. Le grand dieu se débarrasse des ténèbres.

'i. Quand Agni vientcomme s'enchainer au milieu de nos cérémonies '', il revêt toute la splendeur de ces (rayons, qui sont) les vaches (du sacrilice). En même temps l'Aurore, avide de nos libations, attelle ses coursiers. (Agni) se lève devant elle, et lui porte la liqueur onctueuse que versent les coupes.

■'i. Les âmes des fidèles se portent vers Agni, comme les yeux vers le Soleil. 11 est enfanté par

i. Ce passage pourrait aussi s'entendre d'une invilalion aux lioinnies qui font le sacrifice.

2. Le Glirita, le beurre vivifiant d'.\};ni, circule dans toute la nature. Il n'est pas seulement dans le sacrilice, il est dans le cœur de l'homme en qualité de Sarioapràna, dans les nu.i;,'es comme Véilyotitàgni, dans le soleil comme Sùnjàijni. Le commentaire, qui donne i saiiiadrua le sens de mer, pense que Glirita, au sein de la iTii'r, esl liadavafjni.

;i. Ii-i se tirinine le quatriémo Mandala, qui porte le nuni (1r Vàinadéya. Le cinquième va commencer, avec le nom il'Alri.

4. Cette même idée se trouxo plus haut, lecture JV, hymne VIII, stance (j.

l'Aurore et le Soir ', tous deux de couleur différente. Cependant au début des jours naît (celui que l'on appelle) le cheval blanc '-.

■). Oui, au début des jours il nait, ce (dieu) doux et brillant; il resplendit sur le bûcher qui l'a reçu. Agni, sacrificateur adorable, siège dans toutes les maisons, orné de sept rayons précieux.

Ij. Oui, Agni, sacrificateur adorable, siège au sein de sa mère '', sur un trône fortuné ; jeune, sage, juste, soutien (des êtres), il se plaît dans plus d'une demeure ; mais il brille (en ce moment) au milieu des hommes.

7. Agni, sage et bon, préside ;i nos sacrifices, et nous l'honorons lui-même par nos invocations. Par la vertu de l'holocauste, il a étendu le ciel et la terre; et (les hommes) lui adressent le perpétuel hommage de leurs offrandes et de leurs libations.

S. Digne d'être honoré, il reçoit nos libations, dans sa propre demeure, sous le nom de Damoûnas '' : célébré par les poètes, heureux hôte pour les mortels. Généreux et brillant Agni, nous te reconnaissons mille tètes, et par ta force tu surpasses tous les êtres.

9. 0 Agni, tu visites sans doute les autres (sacrifices) ; mais il n'en est aucun qui doive être pour toi plus agréable (que le nôtre, sacrifice) où l'hôte chéri de la race humaine nous ap|jarait beau, éclatant, adorable.

10. 0 Agni toujours jeune, les hommes, de loin comme de près, t'apportent leur offrande. Écoute la prière de celui qui t'invoque avec ardeur. 0 Agni, ta protection est grande, étendue, fortunée.

11. Brillant Agni, avec les (autres dieux) que nous honorons, monte aujourd'hui sur ton char large et resplendissant, et, dans ta sagesse, amène ici ces dieux par le vaste chemin de l'air, pour qu'ils goûtent à notre holocauste.

12. Faisons une invocation en l'honneur d'un (dieu) sage, fort, généreux et digue de nos hommages. De même ((ue le Soleil éclaire le ciel, cet hymne respectueux de Gavichthira glorifie Agni.

1. Allusion aux sacrifices du matin el du soir. Le texte porte les deux Aurores {Ouchasâ'^.

1. Agni qui brille pendant le jour. Dans l'hymne précédent on le comparait à un cerf hianc.

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