Les offrandes consistent en libations et en mets
Rli;-VÉDA. — SECTION QUATRlEMli:.
tes flammes, qui fait rotontii- autour de toi ses invocations et ses prières, (ce mortel) est certain de ton secours, et obtient toute espèce de prospérités.
10. 0 magninque Agni, enfant de la Force, nous voulons t'Iionorer magnifiquement par nos invocations et nos liolocaustes; nous voulons, allumant tes feu.K sur le foyer, l'adresser des chants, des hymnes, de fortunées prières.
11. 0 toi, qui remplis au loin de lumière et la terre et le ciel, (dieu) sauveur et digne de tous les éloges, étends l'éclat de tes rayons sous la riche abondance de nos innombrables offrandes.
12. 0 (dieu) notre protecteur, accorde-nous, (accorde) à nos fils et à nos petits-fils une mâle et solide opulence. Que nos récoltes soient pleines! que (nos richesses) soient immenses! que notre bonheur soit innocent!
13. 0 Agni, tu es roi et maître de grands trésors. Fais que j'obtienne de nombreuses richesses. 0 Agni, ta royale opulence peut être sans crainte libérale et prodigue pour celui qui t'honore.
LECTURE CINQUIEME
A AGXI, PAR BHA R A D « A D JA.
(J/f/rcs : Anuuchluubh cl Sakwari.)
1. 0 Agni, tu viens, comme un ami, prendre l'offrande placée sur ton foyer. 0 (dieu) qui as les yeux ouverts sur (le monde), que tu conserves, tu es le plus bel ornement du sacrilice.
2. Les hommes te célèbrent par des chants et des holocaustes. Vers toi accourt le cheval ' innocent (du sacrifice), qui précipite les eaux et règne sur le monde.
3. Les maîtres de nos rites pieux, se livrant à une (sainte) joie, allument tes feux et font de toi l'étendard du sacrifice, au moment où la race de Manou vient t'invoquer pour obtenir le bonheur.
4. Qu'il soit fortuné, le mortel qui cherche par la prière à plaire à un bienfaiteur tel que toi !
1. Le commentaire croit qu'il est ici question du soleil. Je suppose qu'il est quesUon du soma personiiiljé.
Avec le secours d'un (dieu) grand et lumineux, il triomphe de la malice de ses ennemis.
à. Le mortel qui t'invoque en allumant tes feux, ô Agni, obtient de toi une famille brillante et nombreuse, une vie de cent ans.
G. Tu t'entoures de flammes, dont la fumée blanchâtre s'étend dans le ciel. 0 (dieu) qui purifies (le monde), l'Iiymne semble te donner l'éclat du soleil.
7. Ainsi tu es vénérable parmi les nations ; tu es pour nous un hôte chéri, digne de notre amour comme un vieux prince, de notre tendre sollicitude comme un enfant.
8. On t'extrait (de l'Arani), et, tel qu'un coursier qu'on destine au travail, ou te lance au milieu du bûcher. 0 Agni, tu (l'enveloppes) comme le (vent) qui parcourt (le monde); les offi-andes que tu reçois te donnent la vivacité du cheval; ou, tel que l'enfant, tu rampes (sur le foyer).
9. 0 immortel Agni, de même que le troupeau sur le gazon, ainsi tu es au milieu du bûcher; et tes brillantes ardeurs fendent le bois) et le dévorent).
10. 0 Agni, notre pontife, tu aimes les sacrifices que les peuples te préparent dans leurs foyers. 0 maître des nations, fais notre force. Aime notre holocauste, ô (toi que nous appelons) Angiras.
11. 0 dieu, qui as (pour nous) la bonté d'un ami, ô Agni, (placé) entre le ciel et la terre, porte aux autres dieux notre prière. Conduis vers un bonheur solide les hommes qui brillent (de tes feux). Puissions-nous triompher de nos ennemis, et du péché, et des maux (de la vie) ! oui, avec ton secours, puissions-nous triompher de tous les maux !
A A G M, PAR BlIARAD V AU JA.
iih'tre : TriclUoubli.;
1. 0 Agni, il doit vivre longtemps, il jouit longtemps de ton heureuse clarté, le mortel qui est le gardien de ton sacrifice, qui est né en quelque sorte dans ton sein. 0 dieu, avec Mitra et Varouna, dont tu partages les plaisirs, tu protèges puissamment ce mortel contre le mal.
2. Il a honoré Agni par ses holocaustes ; il l'a flatté par ses œuvres; il a comblé de présents un (dieu) généreux. En récompense, ce mortel obtient une glorieuse lignée ; il est affranchi de tout mal, de tout chagrin.
IXDIÎ. - l'OERIR LY
Il l:
3. Ta vue est comme celle du soleil, elle est puriliante. Quand tu hi'illes, ta flamme s'élance inspirant la terreur. Le bûcher est le berceau où il est né; et cette aimable demeure n'est pas celle (du Rakcliasa) de la nuit; c'est celle d'un (dieu) qui étonne [lar son bruit et console par sa lumière.
i. Sa crête est aiguë, son corps large et brillant, sa bouche dévorante, telle que celle du cheval. Ainsi que la hache, il lance sa langue. De même que l'orfèvre (amollit le métal), il semble fondre le bois qu'il dévore.
5. Tel que l'archer qui ajuste sa flèche, il prépare son arme. Il aiguise son rayon, comme (on aiguise) le tranchant du fer. Changeant de port et d'allure, tantôt il poursuit l'obscurité, ainsi que (le chasseur poursuit) l'oiseau; tautùt il siège sur le bois du bûcher, ou bien il marche avec promptitude et légèreté.
6. Tel que (l'antique) Uébha ',il revêt de splendeur les vaches (du sacritice), et murmure sourdeiiient, ami splendide et immortel, qui le soir et le matin, et (au milieu) du jour, allume ses feux (à la voix) des prêtres.
7. Brillant comme un soleil, le (dieu) généreux et magnifique résonne au milieu des branches (qu'il dévore) ; et, s'élançant d'un jet rapide, il va décorer de ses riches lueurs les deux nobles époux, le Ciel et la Terre.
8. Tantôt à ses propres rayons il semble, pareil à l'éclair, en ajouter d'autres, qui étendent son paisible éclat; tantôt il brille avec force et puissance, tel que Ribhou -, lassant la violence des Marouts.
HYMNE III
A AGM, PAU lill AU A 11 W A 11 .1 A.
iMélre . Trii.:lituuljb.)
1. 0 pontife, enfant de la Force, s'il est vrai que dans les sacrifices des fils de Manoutu vc^uilles accomplir les rites pieux, ô Agni, daigne au-
1. Suivanl, lu i-uiiiinpiilaliMir, lii'lilia csl iiiin l'pillHic du soleil. Je ijeiise i|ue i.'esl le nom il'uii Kielii ilu s-icrifico, d'un Rile personnifié. Il me semble qu'il a déjà élé cilé dansée sens même, section II, lecture i, liymiio vi, slance 10. Cependant comme Rébha veut dire chantre, le poêle pourrait bien avoir eu l'intention d'établir une comparaison entre Agni faisant entendre son murmure dans le sacrifice et le prêtre qui récite les prières.
2. Ribhou est un de l'es trois dieux qui portent le nom général de Ribbous. Le commentaire regarde ce mot comme 'vnonvme de sot<-<l.
jourd'hui fassocier à notre pensée, et honore les dieux qui attendent nos hommages.
2. Qu'Agni, dés le matin, brillant à nos yeux comme un soleil, re(;oive nos louanges et nos offrandes. Ce (dieu) qui est la vie de tous, immortel au milieu des mortels, (ce dieu) qui possède tous les biens, naît avec l'Aurore et devient notre hôte.
3. Les (chantres), tout couverts de ses feux, célèbrent sa grandeur. Et lui , resplendissant comme le soleil, revêt ses rayons lumineux. Il apparaît, purifiant, impérissable, et détruit, à l'olient, (les vapeurs ténébreuses) d'Asna '.
i. 0 toi qui es notre fils =, tu es digne de nos hymnes. Nourri des mets (du sacrifice), Agni est né pour nous dispenser la richesse et l'abondance. Ainsi, maître de la force, donne-nous la force : roi, donne-nous la victoire. Tu habites la maison d'un (homme) pieux et innocent.
ô. (Agni) aiguise ses rayons protecteurs; il dévore nos offrandes, et, comme le Vent, maître des régions (célestes), il triomphe (de l'obscurité) des nuits. Puissions-nous aussi vaincre celui qui ne te donne pas d'holocaustes ! (Puissions-nous), comme le coursier (vigoureux), repousser l'attaque des méchants !
6. 0 Agni, tel que le soleil, tu as couvert de tes rayons glorieux le ciel et la terre. Tes lueurs brillantes ont chassé les ténèbres, et dans la marche rapide tu ressembles à l'enfant d'Ousidj ', environné de splendeur.
7. 0 .Agni, ô toi qui nous réjouis par l'éclat de tes rayons, nous t'honorons; écoute-nous. Dieu rapide et non moins puissant qu'Indra, les plus sages d'entre les prêtres te présentent leurs riches offrandes.
8. 0 Agni, tu iinus mènes licureusemeiit à la fortune par les voii'S les plus sûres. Tu nous fais traverser le mal. Donne aux (lères de famille et à ton chantre ces biens que tu possèdes. Puissionsnous vivre cent hivers, entourés de plaisirs et d'une généreuse lignée ! ■
MVM.NK IV.
A Ai; M, l'Ail II II A 11 A IIW A 11 .1 A.
[Mélrc : Tnolitouhh.)