‹ Monde ancienChapitre 42 sur 848 · Voy. lecture i, note 5, col. 1. pige · texte numérisé non relu

Voy. lecture i, note 5, col. 1. pige

3. Les iricadrous sont , à ce qu'il paraît, trois sacrifices; les jours où ils arrivent Sunt appelés Iricadrouca, anirement àhlii2>lài;ica. Le commenlaire parle de ces trois sacrifices, qui se nommeraient iljijntih, (jnli. aijouli ; mais il ne donne pas d'autres délails. Le mot cndrou semblerait indiquer des cérémonies faites pendant un temps noir et couvert.

i. Nom d'Indra, dispensateur des richesses.

RKl-VKUA. — SliCTlOX l'RHMlKK E.

brassait de loute sa granduur, foulenl et pressent maintenant Alii terrassé.

fl. La mère de Vritra ' s'abaisse; Indra lui porte par dessous un coup mortel; la mère tombe sur le (ils. Dânou est étendue comme la vache avec son veau.

10. Le corps de Vritra, ballotté au milieu des aii's agités et tumultueux, n'est plus qu'une chose sans nom, que submergent les eaux. Cependant, l'ennemi d'Indra est enseveli dans le sommeil éternel.

11. Ces ondes, vaches (célestes), avaient été comme emprisonnées par'Pani =, elles étaient devenues les épouses d'un vil ennemi, et confiées à la garde d'un pasteur tel qu'Ahi. Indra tue Vritra, et ouvre la caverne où les eaux se trouvaient enfermées.

13. Telle la queue du cheval (pour les insectes qui l'attaquent), tel tu étais alors, divin Indra, pour cet (ennemi) qui, dans ce duel (terrible), te frappait aussi de son arme. Vainqueur héroïque» tu reprenais les vaches célestes, tu venais jouir de nos libations reconnaissantes, tu donnais carrière aux sept fleuves ^

13. Ni l'éclair, ni la foudre, ni la pluie, ni le tonnerre lancé par son ennemi, au moment où Infh-a et Ahi combattaient, rien ne put arrêter liidra; .Maghavan triompha des efforts de ses adversaires.

ii. Pouvais-lu croire qu'un autre (jue toi fût capable de tuer Ahi, quand tu sentis, avant de lui donner la mort, la crainte entrer dans ton coeur? (C'est encore par amour pour nous que'' tu frémis de terreur, quand tu traversas les airs , comme l'épervier, au-dessus de ces quatre-vingt-dix-neuf * torrents formés par les eaux.

15. Indra, roi du monde mobile et immobile, des animaux apprivoisés et sauvages, (dieu) armé de la foudre, est aussi roi des hommes. Comme le cercle d'une roue en embrasse les rayons, de mèmr Indra embrasse toutes choses.

1. Le poêle donne à la lutro de Vrina le nom Je Dànou, comme qui tlirail OoïKid-io:. Je n'ose pas caractériser cet èlre allégorique. Serait-ce la vapeur dont se forme le nuage ?

2. Voy. lecture i, note 7, col. 1, page 44. Ce mot Pani doit avoir le sens d'avare.

3. C'est le nombre ordinaire par lequel on désigne en général les fleuves : tels le Gange et autres dit le commentaire.

i Nombre défini pour un nombre indéfini.

LECTURE TUOISIEME.

A INDRA, PAU III II A N V A S T 0 l: P A.

Hélre : Trichtoubh.

1. Venez, allons vers Indra, (qui nous enverra) les vaches (célestes) que nous désirons ; il peut faire le bonheur des hommes sagement pieux. (Dieu) invulnérable, il nous fait goûter tous les plaisirs de l'abondance que procurent ces vaches (merveilleuses).

2. De mémequerépervier vole vers son nid, moi Je me rends vers ce maître généreux et invincible, et j'honore par mes justes louanges cet Indra digne de tous les hommages do ses serviteurs.

'^. Entouré de son année ', il a |)ris son carquois et ses flèches. 11 est pour nous le père de famille- qui conduit ses vaches là où il veut. Indra, toi qui donnes la richesse, montre-toi généreux ; ne sois pas pour nous un marchand.

'i. Et voilà pourquoi tu as frappé de ton arme (Vritra), le brigand * chargé de butin ; Indra, seul

1. Cette armée, dit le commentateur, ce sont les nuages. Je croirais que le poëte désigne ainsi la troupe des Marouls.

2. Les mots père de famille servent de traduction au mot Arya, que je regarde comme fort important. Mon opinion particulière est que la colonie indienne conduite par Manou, et qui s'est établie dans l'Aryàvarita, venait des contrées qui sont à l'occident de l'Indus, et dont le nom général ét;iit Arie, Ariane, Hiran. Le- mot simple arya, et le mot de descendance, àrya, devaient être la dénomination générale des colons, qui devinrent propriétaire-; des terres. De là résulte que dans la langue ordinaire, le mol Arya, cessant d'être un nom de peuple, a conservé le sens de maître; plus tard encore, le système des casies ayant été établi, les hommes altacbés à la culture de la leire ont conservé ladéiiomin.ition d',iî-i/rt, confondue avec celle isVésya. Cependant les anciens babitants du sol indien avaient été repoussés sur les montagnes, et, contraints de vivre de déprédations, ils avaient reçu le nom de dasyou {brigand}. Peut-être aussi devaient-ils ce nom à leur caractère barbare, qui contrastait d'une manière étonnante avec celui des Aiyas, moral et religieux ; tellement que le mot urya ou àrya était devenu synonyme de bon, de respectable. .\ mesure que les colonies ariennes se sont multipliées, le nom du peuple s'est perdu, pour faire place à des dénominations nouvelles tirées des lieux ou des personnages ; mais je pense que comme le mot HelUne a désigné en général les peuples grecs, le mot Arya a longtemps aussi distingué les nations indiennes, et qu'on le trouve plus d'une fois avec cette signification dans les hymnes que je traduis. Ici Indra reçoit cette épithéte: c'est une manière d'identifier le dieu avec la nation par le moyen d'un mot à double entente et cher à tous les souvenirs : Indra est maître, il est Arya. Tel est le nom que l'on donna dans la suite à la déesse ï'àrvati; elle fut aussi .iryà.

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