I.N'DE. — POESIE LYRliJIE
tu l'as atla([ur, 1rs Mui'outs l'tuiit prèsduloi. Sous les llèeliL'S du ton aru, lu-: Saiiacas ' ont ti'ouvO la moft de mille manières ; ils ont péri, tes élivs qui ne connaissent pas les sacrifices.
5. Ces impies, qui osaient lutter contre des (dieux) amis des sacrifices, tournùrent honteusement la tète, ô Indra, quand du haut des airs, à la face du ciel et de la terre, monté sur ton char, ferme, terrible, tu soufflas sur ces misérables.
6. Ils avaient attaqué l'armée du grand Indra ; les religieux - Angiras priaient en détresse. Tels que de vils eunuques qui voudraient combattre contre un héros, vaincus et troublés, (nos ennemis) furent précipités, et s'enfuirent devant Indra.
7. Et toi, Indra, sur les frontières de ton brillant empire tu combattais ces ennemis, qui, après avoir ri, pleuraient leur folie. Du haut du ciel, tes feux venaient consumer le brigand. Tu protégeais celui qui t'offre des hymnes et des libations.
8. Brillants d'or et de pierreries, nos cruels adversaires couvraient la terre, et s'enorgueillissaient de leurs forces. Ils n'ont pu surpasser Indra, qui les a vus s'évanouir à l'éclat du soleil.
•J. Indra, lu embrasses également par ta grandeur et la terre et le ciel. (Excité) contre ces mécréants par nos chants respectueux, Indra, tu a^ souillé sur le brigand.
10. Le puissant Indra a touché de sa foudre ces (nuages) qui du ciel n'arrivaient pas à la surface de la terre, et qui de leurs voiles magiques semblaient envelopper (le brigand) riche de ces dépouilles. De son trait lumineux, il a l'ait jaillir le lait des vaches (célestes).
11. Les ondes enlevées à Vritra coulaient au gré de nos souhaits. Cependant (l'impie) reprenait ses forces au sein des rivières. Indra, poursuivant son dessein, a d'un trait vigoureux, durant plusieurs jours, détruit son espoir.
12. Il a brisé la porte d<; cette cavei ne, ui'i i Vritra) tenait les eaux enfermées avec lui. Indi-a a déchiré Suuchna '' aux cornes jnienaçantesl.
lira clail appelé Arija. On pourrait ci-oire, eu lisam col hymne, que c'est un chant allùgorique en l'iioniienr d'une victoire n-niportée sur les brigantis de la montagne, sous la protection du dieu national Imlra.
1. Ainsi s'aiipellenl les compagnons do Vritra. La mère do Vriira, Dàuoa, lire son nom du verbe dâ, qui sigiiilie dunnei: Le mol Sanaca a une cUymologi ? analogue : sau veut aussi dire donner. Seiail-ce un simple effet du has;iril, que le rapprocliemeiit île Dânou el do IJanué chez h'S Grecs V
2. Ce mol est la IraJuclion de A'ttuogwd, qui semble é;re Is surnom d'une iribii d'Angirasas.