‹ Monde ancienChapitre 465 sur 848 · Déesse du mal. Voy. page 54, col. 2, noie · texte numérisé non relu

Déesse du mal. Voy. page 54, col. 2, noie

2. Nous avons déjà vu, page 126, col. 1, noie 1, que Vai'ûuna, réputé dieu des ténèbres, est considéré aussi comme dieu dn mal.

i. ki se termine le sixième Mandata, qui porle le nom de Bharadwadja, et commence le septième, qui est sous le nom de Vasichtlia.

4. Cet hymne, consacré à Agni, le représente comme un roi armé pour le combat. Les différentes parties de son armure sont célébrées. C'est la cuirasse; c'esl-idire, celle couche de libations qui est jetée sur le feu, et qui l'enveloppe d'une fumée comparée à un nuage. C'est l'arc avec sa corde ; c'est-a-dire, le brasier qui, sous le souffle du vent, se rétrécit et s'élargit. C'est la flèche ; c'est-à-dire, la flamme qui part du foyer et s'amincit en pointe. C'est le carquois ; c'esl-â-dire, le foyer, qui réunit la masse do la flamme.

5. Le mot que porte le texte est ârlni, qui me semble identique nvec ârtli, loi ipin le porte le Diclituinaire do

RU;-VliDA. — SECTION CINQL'IÉMK.

5. Le carquois (d'Agnil est le père d'un grand nombre de flèches; ses enfants résonnent en se lieuitant contre leurs frères. Le carquois, attaché sur le dos (d'Agni), produit une troupe retentissante qui lui assure le triomphe.

6. Assis sur son char ', l'excellent écuyer pousse en avant ses coursiers dans la direction qui lui convient. Sa pensée mesure la longueur des rênes, qui modèrent leur ardeur.

7. Les coursiers s'élancent avec les chars; de leurs sabots féconds - jaillit la lumière ; ils rendent mille bruits sourds, et de leurs pieds de devant foulent et terrassent leurs ennemis.

8. L'holocauste est porté sur son char ; là, où nous apercevons son arc et sa cuirasse, venons chaque jour nous asseoir; et près de ce char fortuné déployons notre zèle.

9. Les Pitris (ou pères d'Agnil = sont assemblés pour recevoir l'offrande et la douce (libation); entourés des mortifications de la pénitence et de la puissance des rites, grands et profonds, vainqueurs et invulnérables, doués d'une force parfaite, environnés d'une troupe (de rayons), et fameux par la vigueur de leurs traits.

10. Ces Pitris sont enfants de prêtres *, et honorés par le soma. 0 Ciel et Terre, (dieux) bienfaisants, soyez-nous propices! Que, grandi par le sacrilice, Poùchan nous protège contre le mal ! Que le méchant ne devienne jamais notre maître !

11. La flèche (d'Agnil, garnie d'une plume éclatante, (ressemble) à l'animal des bois qui menace de sa corne. La flamme, qui enfante (ces flèches),

M. Wilson. Or, le sens que ce Dictionnaire donne aumot àrtti est end of Ihe bow, traduction assez obscure qui semblerait plutôt indiquer la. pointe, la corne de l'arc. Je pense qu'il est ici question des deux, points qui sont au milieu du bois de l'arc et de la corde, et qui ne s'éloignent que pour chasser la flèche.

1. Nous savons que le char d'un dieu, c'est le feu du sacrifice, comme ses chevaux, ce sont les rayons qui jaillissent du feu.

2. Le texte porte ].> mot pâni, qui veut diremain; et nous avons ^u que ce mol, quand il s'agissait d'une divinité resplendissante, était synonyme de rayon. Comme il est ici question de coursiers, le mot sabot remplace le mot main .

3. Ces Pitris, dit le commentaire, sont les gardiens du char; il ne donne pas d'autre explication. Section I, lecture vu, hymne xii, il est aussi fait mention de Pi(ris,que le commentateur confond avec les Pitris Agnichwàttas. Je pense qu'ici, comme dans le passage cité, les Pitris sont les Feux .iijnayalf, pères d'.\gni, allumés par la piété des prêtres, et par conséquent considérés comme leurs enfants. Le mot bràhmana signifie ;î/s du brahmaii. du prêtre. Les Pitris pourraient être aussi les Dévas Angiras et autres, regardés comme les Pères de quelques-uns des prêtres.

•4. Voy. la note précédente.

est comme la vache attachée avec ses veaux. Dans le lieu où s'empressent à la fois les divers ministres (du saci'ilice), que les flèches (d'Agni) s'élancent pour notre protection !

12. 0 (flèche) aiguë, protége-nous de tout côté, et couvre nos corps. Que Soma soit notre maître, qu".\diti nous donne le bonheur !

13. (Agni a aussi ses coursiers), dont (les prêtres) frappent et la tête et la croupe. Directeur de ces sages coursiers, excite-les dansleurs nobles ébats'.

15. Comme un serpent enveloppe le bras de son corps, (l'arc) avec sa corde entoure la flèche, et appuyé sur le bras, il porte des coups sûrs. Que les flèches intelligentes s'unissent en un faisceau vigoureux et protecteur.

15. La flèche a une tète de fer, et sa pointe arrache des soupirs. Honneur et adoration à la flèche divine qui va semer les nuages -I

16. 0 (Flèche) meurtrière, aiguisée par la Prière sainte, pars avec vigueur. Va attaquer nos ennemis, et ne nous livre pas à leur haine.

17. Dans l'endroit où ces flèches se pressent toutes à la fois, telles que de jeunes héros à l'aigrette (éclatante), que Brahmanaspati, qu'Aditi nous accorde son secours ; oui, qu'elle nous accorde chaque jour son secours.

18. (0 Agni), je couvre tesnerfs d'une cuirasse^; que le royal Soma vienne te revêtir de son ambroisie. Que Varouna augmente ta grandeur ; que les Dévas, ô (dieu) vainqueur, te jettent dans une (sainte) ivresse.

19. Que notre ennemi, qu'il soit notre parent ou un étranger, soit poursuivi par tous les dieux. Que la Prière sainte soit pour moi une cuirasse.

A AGM, PAR VASICHTHA.

{Hêtres : Virât et Trichtoubh \)

1. Les prêtres ont enfanté l'illustre Agni; leurs mains ont extrait du sein de l'Aranî ce (dieu) nouveau-venu, ce maître de maison qui fait briller au loin ses rayons.

2. (Les ministres du sacrifice, appelés) Vasous =, ont dans sa demeure établi le resplendis-

1. 11 est évident qu'il est ici question des flammes du sacrifice, produites et dirigées par le prêtre.

2. Pardjanyarétas, épithète donnée au rayon d'Agni, qui pompe l'eau dont est formé le nuage.

I 3. C'est la libation jetée sur le corps d'Agni.

i. Un manuscrit intercale ici un chapitre qui n'est I qu'on index des vargas de la première lecture. I 5. Ce mot signifie qui consolide, gui établit. C'est le

INDE

POESII

.YRIOUR.

saal Agui pour le salut de tous ; il réside dans chaque maison, toujours uouveau, toujours digne de nos hommages.

3. 0 ,\gni toujours jeune, brille poui' nous et allume ta flamme éternelle. D'innombrables coursiers ' s'approchent de toi.

4. Dans le lieu où sont assis les nobles ministres (du sacrifice), les Feux célestes ont uni leurs belles et vigoureuses clartés à celles de nos feux (terrestres).

5. 0 puissant Agni, accorde à nos prières une opulence honorable, que soutienne une belle race d'enfants et de serviteurs, et que le génie du mal * ne vienne point renverser.

6. Le sacrilicateur généreux qui, le matin et le soir, lève la coupe remplie de la libation, est accueilli par la flamme (d'Agni), riche en trésors.

7. 0 Agni, brûle nos ennemis de ces traits dévorants dont tu as brûlé Djaroùtha ^. Repousse la Maladie gémissante.

8. 0 Agni, (dieu) bon et pur, bi'illant et lumineux, (touché) de nos louanges, protège celui qui allume tes feux.

9. 0 Agni, touché de nos louanges, protège les mortels pieux et attachés aux Pitris *, qui souvent allument tes feux.

10. Qu'ils triomphent de toute la magie des Asouras dans les combats livrés à Vritra, ces nobles héros qui applaudissent à mon œuvre sainte.

11. 0 Agni, nous sommes tes serviteurs. Puissions-nous ignorer la pauvreté! Puissions-nous être environnés d'une race vigoureuse, ô (Dieu) domestique, et voir dans nos maisons une heureuse famille!

12. (Juand (Agni), doué de rapides coursiers, daigne visiter notre sacrilice, il nous accorde une maison hahitèe par une nombreuse famille, et par une lignée de nobles et vertueux enfants.

i;i. Garde-nous, ô Agni, contre l'horrible Rakchasa; garde-nous contre le méchant, impie et pécheur. (Ju'avec ton secours je puisse vaincre les armées (de mes ennemis) !

li. Dans ce lieu où (Agni), notre enfant, entouré de mets et de libations, se pare de rayons

nom que l'on donne à une classe de divinités. C'est jilutOt une classe Je prêtres, comme nous l'avons vu établi pour les Marouls, les Angiras, etc.

1. Voy. page :i47,col. 2,note l.Lo commontairedilque ce sont les holocaustes {havimchi).

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