‹ Monde ancienChapitre 49 sur 848 · Voy. lecture il, nol.i 2, col. 1, page · texte numérisé non relu

Voy. lecture il, nol.i 2, col. 1, page

8. Voy. licluie II, note 3, cul. 2, page Tii. f). Plus haul, noie 1, col. 2, pajje m.

que tu suis dans le ciel, viens aujourd'hui pour nous garder et daigne, ô dieu, converser avec nous.

lUMNt; IV

A AGMI, l'An CANWA, 1 I I. S DE GHIIRA.

[Mètre : Vrihali.)

I . l'ar des hymnes solennels, nous implorons, au nom lie l'assemblée religieuse (ici réunie), le grand Agni, que tant d'autres invoquent comme nous.

■2. Agni, augmente la force des mortels ! Nous t'honorons par des holocaustes; sois-nous aujourd'hui favorable, sois notre protecteur, |ô dieu) qui possèdes la richesse !

3. Nous te choisissons pour être le messager (des dieux) et le sacrificateur, toi qui renfermes tous les biens. Tes feux grandissent et s'étendent : tes rayons touchent au ciel.

'{. Pour les dieux Yarouna, Mitra, Aryaman, s'allument les feux de leur antique messager. Le mortel qui t'honore, ô Agni, obtient par toi toute l'opulence (qu'il souhaite).

ô. Agni, tu es pour les mortels un heureux messager, un sacrificateur, un gardien du foyer domestique, une source de joie. Toutes les œuvres fortes et constantes qu'accomplissent les Dévas se font par ton concours.

(i. Par toi, Agni, toujours jeune et fortuné, se consomment tous les holocaustes; sois-nous favorable et aujourd'hui et dans l'avenir, et, par les sacrifices que nous offrons, augmente la force des dieux.

7. C'est Agni surtout, (Agni) brillant tle .son propre éclat, que les hommes viennent honorer par leurs hommages; ce sont les feux d' Agni qu'ils allument par leurs offrandes, quand ils veulent être vainqueurs de leurs ennemis.

8. (C'est avec lui que les autres dieux) ont vaincu Yritra et lui ont donné la mort; (avec lui qu'ils) ont étendu le ciel, la terre et les eaux, pour en faire le domicile (des êtres). yu'(Agni) soit pour Canwa, qui l'invoque, un riche bienfait 'ur; (qu'il le dirige vers la richesse) comme le cheval hennissant (porte le guerrier) vers les vaches (de ses ennemis).

i). Prends place (sur notre causa); tu es noble, grand, et digne de nos hommages. Brille donc, Agni, le bien-aimé des dieux, et enveloppe-toi d'une fumée éclatante et remarquable !

10. Toi que bîs Dévas ont allumé ici-bas en faveur lie Manon, olijcl précirux du sacrilice et

KIC-VÉDA. — SECTION PREMIKRE.

niaitre des holocaustes; toi qui nous réjouis par ii; don de la richesse, et qu'a fêté le Canwa Médhyfttîthi ' ; toi qu'honorent le généreux (père de famille) et ceux qui chaatent des hymnes !

11. Cet Agni, que le Canwa Médhyâtithi alluma jadis, nos offrandes viennent de le faire briller au foyer du sacrifice. Que dos chants s'élèvent pour célébrer la granHeur d'Agni !

l'2. Toi qui reçois nos offrandes, comble-nous de bieus; car tu es l'ami des dieux, Agni. Tu es le roi de l'abondance la plus renommée. Fais notre bonheur, toi qui as la puissance.

13. Lève-toi donc, et sois notre protecteur, non moins que le divin Savitri. Lève-toi pour nous accorder l'abondance, à nous qui, par les hymnes de nos prêtres, invoquons ton appui.

l'i. Lève-toi, et sois notre guide pour nous sauver du mal. Brûle tous nos ennemis, fais que nous nous levions également pour agir et pour vivre. Fais agréer aux dieux nos sacrifices.

15. (Dieu) jeune et resplendissant, Agni, sauvenous du Ri\kchasa; sauve-nous du méchant, étranger à toute générosité ; sauve-nous de l'ennemi cruel, et de celui qui veut notre mort.

16. Comme (le guerrier) armé d'une massue, accable de tout côté nos vils adversaires, ô toi qui es entouré de rayons brûlants ! Se souffre pas que nous ayons pour maître le mortel qui nous hait, et qui aiguise ses traits contre nous.

17. Ce n'est pas (en vain) qu'on a demandé à Agni la richesse qui procure la force. Agni a donné le bonheur à Canwa ; il a sauvé Médhyàtitlii et ses amis; il a comblé de ses biens (le mortel) qui le glorifie.

18. Nous appelons à notre sacrifice, de la région lointaine (où ils séjournent maintenant), Tourvasa, Yadou et Ougradéva. Qu'ils viennent avec Agni; que ce dieu, vainqueur du Dasyou, amène aussi Navavâstwa, \rihadratha et Tourvîti -,

19. Agni, c'est Manou qui, pour le bonheur de sa race à jamais bénie, a constitué ton foyer lu-

1. Le te\l(? porte Médlii/ntilln; je crois que c'est le même que MéJtiàlitlii, tils de l'ancien Canwa. On dit aussi que Méilbàtîthi et Médliyâlithi sont deux frères, tils de Canwa.

2. Cette strophe renferme les noms de plusieurs personnages appelés ràdjarchis. Yadou est un des cinq liLs d'Yayàti, cinquième roi de la race lunaire. Tourvasou, appelé ici Toarvasa, était son frère. Je ne sais rien d'Ougvadéva ni des autres. Cette histoire antique cite plusieurs Vrihadralhas. Je pense que la mémoire de ces princes, renommés pour leur piété, est ici évoquée par le poète reconnaissant; leurs mânes sont invités à venir siéger au sacrifice.

mineux. Tu as lui pour Canwa, ô (dieu) né au foyer du sacrifice; et. arrosé (du beurre consacré),tu obtiendras toujours le respect des mortels. 20. Les rayons d'Agni sont brillants, forts, redoutables. Il est difficile d'en approcher. Daigne réduire en cendres les mauvais génies ', doués d'une force (funeste), et tous les (ennemis de notre bonheur).

AUX MARUITS, PAR CANWA'-'.

y.Vé(re : Gâyatri.

1. Enfants de Canwa, célébrez la puissance des Marouts que transporte un char brillant, ( puissance) rapide et inattaquable dont vous ressentez les effets.

2. Ils viennent de naître, brillants de leur propre éclat. (Voyez-vous) leurs armes, leurs parures, leur char traîné par des daims? (entendezvous ) leurs clameurs?

3. Écoutez, c'est le bruit du fouet qu'ils tiennent dans leurs mains; c'est le bruit qui, dans le combat, anime le courage.

-'i. A cette troupe (divine), qui détruit vos ennemis, noble, forte et glorieuse, offrez la part d'hymnes et desacritices que lui accordent les Dévas.

5. Loue donc cette puissance des Marouts, invulnérable et rapide, qui règne au milieu des vaches (célestes), et ouvre avec force (leurs mamelles pour en faire couler) le lait '.

6. Parmi vous qui remuez si puissamment le ciel et la terre, qui agitez celle-ci comme la cime ( d'un arbre ), quel est le plus vigoureux?

7. Contre votre marche impétueuse et terrible, l'homme ne peut résister; les collines et les montagnes s'abaissent devant vous.

1. Ces mauvais génies portent ici le nom d'Yàtoumàvàn; plus haut, au vers 10 de l'hymne précédent, c'était Yàtoudhânan.

2. Ce Canwa, dont le nom est cité dans le cours de l'hymne, est-il le même que celui dont nous avons parlé, lecture i.note 1, col. 2, page 48? Le mot Ghora, qui signifie terrible, el qui est le nom de son père, peut avoir quelque analogie de sens avec le mot Apratirulha, qui implique Xiiied'invincible. Cependantje pense qu'ilfaut distinguer le tils de Ghora et le fils d'Apratiratha; que ce dernierest un ancien Canwa, souche d'une famille sacerdotale, et père de MèdhàlithiouMédhyàtithi, ici mentionné, et que le fils de Ghora est un membre moins ancien de la famille des Canwas, lequel rappelle, dans cet hymne un des titres d'honneur de son aïeul. Le commentateur dit quelque part que le tils de Ghora devint tils de son propre frère Canwa.

.T. Ces vaches, comme nous le savons, C9 sont les nuages ; leur lait, c'est la pluii'.

INDE. — l'OliSlE LYIÎIOI'E.

|Lc,

8. Sous vos pas redoutables, la turri! tremble lie crainte, telle qu'un roi accabk' par r;\ge.

9. Le lieu de votre naissance est ferme et stable ' ; vous pouvez, du sein de votre mère, vous élancer, tels que des oiseaux; car, des deux côtés, est un clément solide.

10. Ces (dieux) répandent le son comme on répand la libation. Leur souffle étend les voies du ciel; (l'eau tombe), et la vache (en s'y désaltérant) y entre jusqu'aux genoux.

11. (Voyez-vous) ce long et large (nuage), Mis de l'onde (qui s'y amoncelle) ? (Il semble) invulnérable. (LesMarouts) savent le chemin par lequel on arrive jusqu'à lui pour l'ébranler.

12. 0 Marouls, puisque vous avez la force, faites-la sentir aux hommes, faites-la sentir aux collines.

13. Uuand les Marouts sont en marche, le chemin retentit de leur voix: chacun les entend.

14. .\ccourez, portez ici vos pas rapides. Les enfants de Canwa vous attendent avec leurs offrandes; ici vous serez satisfaits.

15. Agréez notre sacrifice, car nous vous sommes dévoués. Daignez nous assurer une longue existence.

U X M A II II UT s, PAU CVNWA.

[Ilc'ie : (jà\alri.

1. 0 vous qui aimez nos hymnes, qui vous plaisez sur notre causa, quand viendrez-vous nous prendre dans vos bras, comme un père

prend) son enfant ?

2. Où ôtes-vous maintenant y (Juand arriverezvous? Venez de la terre conrne du ciel. (N'entendez-vous pas les homme.s) soupirer après vous, comme les vaches (après le pâturage}?

;i. (J Marouts, où sont les biens nouveaux (que nous allons tenir de vous)? où sont vos trésors? où sont toutes vos félicités?

'i. l'ils de Prisni, quand vous ne seriez pas immortels, (faites toutefois) que votre panégyriste jouisse d'une longue vie.

.ï. (Jue l'homnie qui chaule vos louanges ne soit pas comnir la (faible) biidie sur le gazon; ipTil n'aille pas trislemcnt fouler li; eliemin d'Yaniii.

1. Le lieu J(! U n,-ii3,s:ince des Venls esl la terre; considérée comme leur mère, la lerre porte le nom do Pri$ni. Voir leriure 11, note 5, col. 1, pajteS. L'air, placé entre le ciel et la lerre, reçoit les Vonls. •

G. Que jamais .\irriti ' si redoutable par sa force, Nirriti l'insurmontable, ne vienne nous frapper ; qu'elle tombe avec la soif (qu'elle a causée).

7. Oui, c'est la vérité : ces (dieux) forts et resplendissants, dont Hùudra est le chef, peuvent, sur un sol desséché, faire tomber la pluie sans l'accompagner de vent.

8. Tel que la vache , le tonnerre mugit : comme le veau est suivi de sa mère, (les Marouts sont suivis) de la foudre, et par eux la pluie sort (du nuage).

9. Les Marouts, même pendant le jour, forment une espèce de nuit avec le nuage qui traiisporle les ondes et qui fond sur la lerre.

10. Le bruit des .Marouts a retenti, et aussitôt toute demeure sur la terre, les hommes même, ont tremblé.

11. 0 Marouts, dont la main est forte et la marche infatigable, venez ici près de ces rivières aux bords agréables.

12. Uue vos roues, que vos chars, que vos chevaux soient fermes; (lue leurs harnais soient éclatants de lumière.

13. Allons, élève la voix pour célébrer Agui, (qui est) Brahmanaspati -, et qui ne brille pas moins que Mitra.

11. Que les vers harmonieux = sortent de ta bouche, et se répandent comme une (douce) pluie. (Chante l'hymne religieux.

15. Célèbre la troupe des .Marouts, brillante, digne d'éloges et de respects. Qu'ici, dans ce sacrilice, ils reçoivent nos hommages.

lIVM.Mi vit.

AUX MAROUTS, 1' A 11 C A K \V A .

IMrIre : Vrilialî.i

1. 0 Marouts, lorsque de la région lointaine (où vous habitez), comme un rayon lumineux, VOUS lancez votre souffle puissant, quel est l'homme dont le sacrifice, dont l'hymne vous attire? quelle maison, ô dieux terribles, quel mortel visitez-vous ?

2. Que vos traits soient solides pour repousser nos ennemis, fermes pour les arrêter ; que votre force soit digne de louange, et ne ressemble

1. Voy. lecture il. note i, col. 'J, page 14. Nirriti, déesse du mal, nie semble être ici la Maladie; la soif dont il est question, doit être celle de la fièvre. Voy. lecture 1, note 1, col. 1, page 10.

2. Le poète emploie ici le mot slncu pour designer toute espèce ito vers.

lUct. Ill.|

RIG-VÉDA. -SECTIO.N l'KtiMlERB.

pas à celle d'ua mortel qui ne sait que tromper.

3. (Dieux) puissants, vous renversez ce qui est solide, vous soulevez ce qui est lourd; et c'est ainsi que vous enlevez les arbres de la forêt ou les flancs de la montagne.

4. Partout vainqueurs, on nu vous connaît d'ennemis ni par delà le ciel, ni sur la terre. Enfants de Roudra, que votre force soit puissante par la concorde, et la victoire vous est assurée.

5. Ils ébranlent les montagnes, ils arrachent les rois de la forêt. 0 dieux Marouts, toute votre troupe s'élance, comme si l'ivresse exaltait vos esprits.

6. A vos chars vous avez attelé des daims; l'avant-train de ces chars est rouge. La terre entend le bruit de votre approche, et les mortels ont frémi.

7. Compagnons de Roudra, nous implorons votre prompt secours en faveur de notre famille. Venez-nous en aide, et (protégez) un Canwa tremblant, comme vous l'avez fait autrefois.

8. Suscité par votre colère ou par la vengeance de quelque mortel, un (ennemi) puissant nous attaque. Privez-le de tout aliment, de toute vigueur, des secours qu'il attend de vous.

0. Dieux prudents et dignes de nos sacrifices, vous avez accordé toute votre protection à Canwa. Accordez-nous aussi, ô Marouts, tous vos secours; soyez avec nous, comme l'éclair est avec la pluie.

10. (Dieux) pleins de libéralité et de force, vous possédez toute la vigueur, toute la puissance (désirable). 0 Mai'outs, à l'ennemi passionné de votre poëte, envoyez, comme une flèche, un ennemi (qui le frappe).

UV.M.NE MU.

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