Samoudra; c'est le vase qui conlieiil \<^s liJjatioiis
[). 0 Indou, ô (Dieu) brillant, aussi doux que
le miel, (les prêtres) le lancent de leurs mortiers dans les ondes (de la libalionj, pour ([ue lu sois le breuvage d'Indra.
0. Répandez en l'honnneur du puissant Indra, armé de la foudre, ce beau et joyeux Soma, aussi doux que le miel.
HYMNE XIX
A SOMA, PAR RAIIOIGANA, FUS TE GOTAMA.
(.Mt'(re . r.àyatri.)
1. Les pieuses et pures Libations s'élancent. Elles annoncent de riches présents.
2. 0 Indou, sur la terre et dans le ciel augmente notre force. Sois le maître de l'abondance.
3. 0 Soma, vers toi viennent les ^Vents qui répandent la fraîcheur, ainsi que les Ondes ; ils ajoutent à ta grandeur.
4. Grandis, ô Soma ; que ta force croisse de toute pari. Que l'abondance soit avec toi.
5. 0 (Dieu) bi'illant, les Vaches (du sacrifice) versent pourtoi sur le large foyer (ou tu es placé) et leur beurre et leur lait inépuisable.
ti. 0 Indou, ô maître du monde orné de si belles armes, nous recherchons ton amitié.
A SOMA, PAU SYAVASWA, FILS d'aTRI.
{Mélre : Câyatrî.J
1. Les riches Libations, qui inspirent une glorieuse ivresse, ont coulé dans le sacrilice.
2. Et aussitôt les épouses de Trita ', pour satisfaire îi la soif d'Indra, ont extrait des mortiers le brillant Indou.
11. Et aussitôt, pareil au cygne qui (prélude) aux chants, (Indou) a donné le signal de toutes les prières. Tel qu'un coursier, il se baigne dans le lait de la vache.
'i. A la vue du Ciel et de la Terre, ô Soma, tu cours avec la rapidité du cerf, et tu vas te placer au foyer du sacrilice.
5. Comme une femme applamlil à un amant chéri, ainsi les Vaches (de l'Iiyume) ont résonné en te voyant arriver dans la coupe (sacrée).
1. Trila est une forme d'Agni, ou du sacrifice. Ses épouses sont les dix cloigls qui expriment le jus du soma : nous savons que le mot dinjoiiH (duiijt^ est féminin .
|l,PCl. VIII. I
lUC-Vl'IJA.
SIUITIO.N SIXIHMK.
'iTl
(i. Acrorilc-iimis mic ûloirc ln-ilhiiitc, cl ;'i moi et au seigneur |i|iii t'iiivo([uentj. Uoiiiie-nous la sagesse et l'opulence.
IIYMMC X\I.
A SOMA, l'AU TniTA.
(ilèlrc : Gàynti-Î.)
1. Les sages Libations se précipitent (dans nos coupes) avec la rapiilité du torrent, et la (vivacité) du buflle (qui court) vers la forêt. •
,!. Pures et brillantes, elles coulent comme une (douce) rosée, vers les bassins du sacrifice, où elles se mêlent au lait et au caillé (qui les attendent).
3. Les Libations se répandent en l'bonneur d'Indra, de Vâyou et Varouna, des Marouts, de Viclinou.
■'i. Les (prêtres) font entendre les trois voix ' ; les Vaches - (du sacrilice) mugissent. (Le dieu) biillant part avec son murmure.
5. Les grandes mères ^ du sacrifice, enfantées par les Rites pieux, ont répondu à ce bruit. Elles [larent le nourrisson du Ciel.
G. 0 Soma, donne-nous l'opulence des quatre mers; (donne-nous) des biens innombrables.
HYMNE .XXII
A SOMA, PAIÎ TlilTA.
1. Indou s'élance avec son courant impétueux de libation, et brise les obstacles les plus forts.
2. Soma arrive en l'honneur d'Indra, de Vàyou, de Varouna, des Marouts, de Vichnou.
3. Du sein des généreux mortiers (les prêtres) tirent le généreux Soma qu'ils ont écrasé; ils en expriment (une espèce) de lait.
-'i. Que le brillant et joyeux (Soma) soit ensuite, en l'honneur d'Indra, plongé dans (les ondes de) Trita *. (Mêlé avec le caillé), il s'épaissit et prend des formes.
ô. Les (dieux) enfants de Prisni = reçoivent le lait (de ce Soma) assis au siège du sacrifice. (Ils partagent) ce bel et précieux holocauste.
1. Je suppose que le poëte fait allusion aux Irois divisions, chacune de huit syllabes, de la Gàyatri.