‹ Monde ancienChapitre 640 sur 848 · IIV.MNK \III · texte numérisé non relu

IIV.MNK \III

A SOMA, PAR llAIilNANTA, l'IIS li'ANCiriAS.

!'i]i-tre : T)j;ifeMi;.>

1. Le (dieu) brillant est purilié. Tel qu'un rapide coursier, il vient s'unir au (lait) de la va-

1. Adili ('<l le nom de la terre; et la tiTre ici, c'est la lerre ilu saciiliee, ou plulùt le fojer de terre, aulremeiit J'rilhivi. J'avais pensé jusqu'à présent que les Adityas étaient fils d'Adili, dans ce sens que le soleil, à l'Iinrizoïi, semblait naître de la terre. Mais il me somijle aujourd'hui que les Adilyas sont ainsi appelés, parce qu'ils naissent du sacrifice, dont Aditi est le foyer.

'2. Le commenlatenr explique ces mots en disant que la liliation traverse l'air, quand elle tonilie dans les vases divers du sacrifice.

'.i. Traduclion de l'adj^'clif tiipriclithn.

■1. CoUc traduction essaye de reproduire le sens du mot vaches qui est dans le texte. Car nous savons que la louange est aussi pour le poëte une vacke.

.'>. Il ne faut pas oublier que Soma est une forme d'Agni, et qu'Agni est dans le ciel le soleil, l'oiseau céleste.

clii;; Soma est jeté dans le vase (du sacrifice). Il fait cnteiHJre sa voix; les ((irètres) aussi font résonner la prière avec sa louange. Par comhiiin de présents il répond à leur amour!

?. Une troupe noinbreus(^ de sages élève la voix. Us pi'ècipitent Soma dans les entrailles d'Indra. Les prêtres aux mains brillantes, avec le ministère des dix frères, purifient l'aimaijle et douce libation.

3. Sans retard (Soma) vient se mêler au (lait de) la vache. Le bruit qu'il fait étouffe le bruit de la fille du Soliil '. La voix du prêtre le charme; mais ses (mains), ces deux sœurs diligentes, le saisissent (pour le fatiguer).

■'i. Agité par les prêtres, extrait des mortiers, l'aimable Indou, le maître brillant des vaches (sacrées) est placé sur le gazon. Entouré des Rites, consommant le sacrifice de Manou, le pur Soma vient à toi, ô Indra, avec la Prière.

.5. Versé par la main des prêtres, Soma coule en rosée, et vient ii toi, ô Indra, pour être ta Swadhâ. Tu accomplis les œuvres (saintes), tu amènes les prières - dans le sacrifice. Tel qu'un oiseau dans son (nid). Ici il brille entre les deux plateaux du pressoir.

0. Les sages, ouvriers prudents, prennent le lait du sage et immortel Soma, qui fait entendre sa voix. Aussitôt les Vaches (du sacrifice), les Prières, se rassemblent à l'eiivi dans la demeure de liita.

7. Le (Dieu) i|ui stjuticnl le vaste cirl habite le foyer de l'rithivi '', le Uot des Ondes, les (saintes) Rivières. Fort, généreux, opulent, il va porter la gaieté au ca>ur d'Indra.

8. Accours dans ce monde terresire. ô (Dieu) puissant; sois un bienfaiteur pour ton chantre qui te verse ( avec iiièté). Ne nous prive pas des richesses que nous avons pu obtenir. Puissionsnous arriver à une vaste opulence!

y. Donne-nous, ù Indou, des chevaux, des troupeaux, de l'or; (apporte-nous) une i-jilie abondance, tlomble-nous de cenl. de mille pi'ésenls. (Dieu) pur. viens (à la voix) de notre livmiie.

1. Les liommes s'atîilent en parlant au léser de I Aurore : le bruit des mortiers qui écrasent le suma s'élève au-dassus do tout ce tumulte.

2. Le commeiit.iire donne un autre sens. Il veut que vialili soit synonyme de sntroult (einifmi).

3. Autrement le foyer qui est fait de terre, ol qui est a|i|iidé \'ombilic dr l'rilliivi.

ii(;-viiu\.

SRCTIOX SRPTIHMR.

A SDMA, l'An l'AVITKA, III.S 11 ANCIRAS.

(ililre : DjafcMli.J

1. Di'S Irvns ' de (Sjma), i(ai respiro avec bruit, coulent tous ces (llols) qui sont frères, et s'assemblent au foyer do Rita. Le (divin) et pieux Asoura apparaît avec ses trois tètes - ; et ses vaisseaux transportent le sacriTicateur.

?. Les grands (Richis) se réunissent; ils lancent le (dieu), qu'avec empressement ils mèh'ut au torrent des ondes. Pères de l'hymne, ils ausmenteiU avec le miel de laliliation le vaste cor|is d'Indra.

3. Les (flots) sont entrés aux vases des purilications à la voix (de l'hymme qui les appelle). Le père antique ^ surveille leur œuvre. Le grand (dieu, surnommé) Varouna *, quitte le Samoudm ■■', et les sages consomment ses (ondes) protectrices.

'i. Sur le dos du brillant (Agui) " cou:ent de tous côtés les mille torrents (de ce dieu), dont la langue est aussi douce que le miel. Ses splendeurs rapides éclatent tout d'un coup, et vont de place en place (sur le foyer) s'attacher par mille chaînes '.

5. (Ces rayons) brillants arrivent au son des hymnes ; ils brûlent les impies; ils repoussent par leur (sainte) magie cette race, à peau noire, ennemie d'indru, et (la chassent) loin du Ciel et de la Terre, ces deux grands parents (du monde).

(i. .\és à la voix de l'hymne, doués d'une heureuse rapidité, ils s'étendent jusque dans l'antique domaine (de l'air) *. Privés île la vue et de l'ouïe,

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