Autrement par le Rig et le Sàman
i. Il y a cinq airs vitaux, aspirés ciu Lxlialés par diverses voies; ce sont [apànu, Voudàna, \o prâna, le samàna et le vyùiia.
5. Le commentateur nous apprend que les Aghàs et Ips Ardjounîs sont des constellalions, etqu'-'Ues correspondent à celles qui ont été appelées depuis Magliàs et l'hàUjounh. Ce sont des étoiles appartenant au Lion.
6. Dans les stances précédentes, le poète donnait au char de Soùryà deux roues qui étaient les deux oreilles. Ici il est questionde ces trois roues que l'on donneau char des Aswins, c'est-à-dire des trois Savanas. Le commentateur veut que deux de ces roues soient le soleil et la lune; ensuit'! il pense que les trois roues représentent le l'Mir, le miiis. rHiiiiée.
magiques. L'un d'eux a l'œil ouvert sur tous les mondes; l'autre naît ensuite pour marquer les saisons.
19. L'un apparaît toujours nouveau, pour être l'étendard des Jours et le compagnon des .\urores. L'autre, Tchandramas, partage aux dieux la part qui leur revient (dans les holocaustes), et renouvelle sa longue existence.
20. 0 Soùryà, moute sur ton char doré, (sur ce char) magniQque et rapide, garni d'excellentes roues, établi avec le Kimsouka et le Salmali '. (Ju'il te transporte heureusement vers ton époux, au séjour de l'immortalité.
21. Lève-toi, ô Viswàvasou ', que j'honore par mes prières et par mon culte. Une épouse est née pour toi. Cherche une autre femme parmi ces enfants que font érlore les Pères (du sacrifice). Ta naissance t'y réserve un lot que tu peux réclamer.
22. Lève-toi, ô Viswàvasou. Nous t'honorons en te chantant. Cherche une autre femme ; unis ensuite l'époux à son épouse.
23. Elles sont droites et dépourvues d'épines, les routes par lesquelles nos amis viennent solliciter (le beau-père). Qu'Aryaman, que Bhaga les conduise. 0 Dieux, que ce couple d'époux soit bien dirigé !
2i. (0 Soùryà), je te délivre de ce lien de Yarouna '-, dont t'a liée l'adorable Savitri. Sur le foyer de Rita, dans le monde du Sacrifice, pour ton bonheur je t'unis à un (nouvel) époux.
2j. Je l'enlève à l'autorité paternelle, pour la remettre dans la dépendance d'un mari. Puisset-elle, ô bienfaisant Indra, être fortunée et avoir de nombreux enfants !
26. Que Poùchan te prenne par la main et t'emmène d'icL Que les Aswins te portent sur leur char. Daigne aussi, digne du nom de Giihapatni ', visiter nos maisons, et réponds aux vœux de notre sacrilice.
27. Que ta famille croisse dans notre maison. Éveille-toi pour (.\gni) Gàrhapatya. Unis ton
i. Kimsuuka ,butea frondosaj ; Salmali (bonibax heptapliyllum).
2. Le commentateur dit que c'est un Gandliarwa; Vibhâvasou est aussi une épilliète dAgni, et par conséquent du Soleil, qui, sous ce nom de Gandliarwa, do vient un des époux de Soùryâ,. Ce passage s'expliquera plus tard dans la stance 40.
3. Voy. page 498, col '2, note 3. Varonna est un ijoni de Soma.
i. Féminin ilu mut griliaimli (maître de l.i, mai un . Ai.'ni. en .v tir qii.ilil.'.'allnine le feu CàrliapiiNa.
i; ii;-via)\. — sKcrniN m rr 1 1; \i i-:.
i-ur]js à L-elui du cet épùUN.. cl rcpoiiilL/ tous deux aux vœux de notre sacrince.
28. Mais je ne vois plus que du rouge et du noir : c'est Crityâ «, qui s'attache à l'époux. Le nombre de ses (noirs) parents augmente ; et le mari se trouve enctiainé au milieu d'eux.
29. Donne aux prêtres tes vêtements : donneleur tes parures. Crityà, sous la forme de l'épouse, pénètre clicz Tcpoux.
30. Avec cette pérheresse le corps brillant (de l'époux) est dépouillé de ses parures. 11 est comme lié et resserré dans son vêtement.
31. Que les Maladies, qui accompagnent naturellement les pompes nu])tiales, soient repoussées par les dieux adorables dans les lieux d'où elles sorlent.
32. Que les comiiagnons des époux ne voieni point de voleurs sur leur chemin. Que les routes deviennent bonnes ])0ur eux. Que leurs ennemis s'enfuient.
33. Que cette épouse soil heureuse. ,\pprochrz d'elle ; regardez-la. Faites-lui vos souhaits, et retournez dans vos demeures.
34. Tel mets est brûlant, tel autre est piquant; tel est noir comme la poéle, tel autre est pareil à du poison «. On ne saurait les manger. Le prêtre qui peut connaître Soûryâ mérite d'avoir la robe de l'épouse.
35. Les désirs sont variés. Que chacun soit servi à son gré. Vois toutes les formes de Soùryà : c'est le prêtre gui les purifie.
36. « Je prends ta main pour notre bonheur, n (dit Agni) ; « je veux que tu sois ma femme et
que tu vieillisses avec moi. Bliaga. Aryaman. " Savitri, le puissant (Indra) % les Dieux t'ont « donnée à moi, qui suis Gàrhapatya. »
37. « 0 Poi'ichan, amène cette (épouse) fortunée " dans laquelle les enfants de Manou doivent " trouver un germe fécond, (cette épouse) dis- « posée à se livrer à mes désirs, et que j'appelle " de tous mes vœux *. j'
38. 0 Agni, (les Gandbarwas), avec toute la pompe nuptiale, environnent le char de Soilryà, qu'ils t'amènent. En récompense (de nos hommages) . donne aux maris une épouse et des enfants.
i. Ciilyà est un mauvais génie femelle. N'est-ce pas le démon de la nuit obscurcissant Vibhàvasou?
2. Je ne sais pour quelle raison le,commenlaleur se donne une peine extrême pour faire rapporter ces diverses idées à la couleur des vêtements.