‹ Monde ancienChapitre 89 sur 848 · IN DR A, PAR CDT AM A · texte numérisé non relu

IN DR A, PAR CDT AM A

flé'if Dja^ali.

1. 11 est riche en chevaux, il est le premier pour ses troupeaux de vaches, le mortel que tu aides de tes secours, ô Indra I Tu viens à lui avec tes vastes trésors, comme les eaux vont naturellement à l'Océan.

2. Oui, comme les eaux (coulent vers la mer), les déesses aussi viennent au lieu du sacrilice ; elles ont vu sur la terre poindre et s'étendre la lueur du foyer. Les Dévas, tournés vers l'orient, honorent le (dieu) ami des saintes cérémonies et serviteur des autres dieux; ils cherchent à lui plaire, comme des amants (àleursbien-aimées) '.

:'. A cette double libation que verse en ton honneur la cuiller du sacrifice, tu as ajouté l'hommage des hymnes. Pieux et recueilli, (le prêtre) s'occupe de ton culte; une heureuse force s'attache à celui qui t'adore et te sacrifie.

4. Les Aogiras, jadis, auteurs de rites religieux, ont allumé le feu sacré et introduit les offrandes; ils ont enlevé à Pani ce troupeau (céleste) - qu'il gardait comme son bien, et qui sert à la prospérité de nos coursiers et de nos vaches.

j. Atharvan ', le premier, avait enseigné le moyen d'ouvrir par les sacrifices la voie (aux vaches célestes), à l'heure où naît le soleil, leur bien-aimé et le gardien des œuvres pieuses, à l'heure où le fils de Cavi *, Ousanas, se présente

1. Celle strophe représenM les prières el les rites sacrés remplissant leurs fonctions. Le dien qu'ils honorent est Agiii.

2. Voj-. p. 4i, cûl.l, note 7. Ce troupeau céleste, ce sont les nuages qui fertilisent la terre, el qui sont amenés au ciel par les prières des Angiras.

.1. Atharvan ,\oy. p. 90, col. 1, note l)me parait avoir inslilné les sacrifices du malin, dans lesquels on demande anv dieux la pluie que les Asouras retiennent prisonnière.

■4. Ce fils de Cavi, cet Ousanas, est le même que Soucra (voy. p. 73, col. 2, note 2i. Ousanas, régent de la planète de Veuus, est aussi le précepteur des Asouras ou génies des ténèbres, qu'il semble diriger le matin et le soir. Il soutient la cause de ses élèves chéris. Les Dévas ont pour défenseur et pour maître Vribaspati, c'est-à-dire Agni. Ce nom de Vribaspati a été donné à la planète de Jupiter : quand on le rencontre dans ces hymnes, il me semble ne désigner que le dieu Agni. Pour le nom de Cavi, je renvoie à la préface qui pré-

en même temps pour détourner ces vaches. Alors nous invoquons l'immortel (Indra), né pour repousser (les Asouras).

f). Quand, jaloux d'obtenir une heureuse postérité, (le chef de famille) fait préparer le pur cousa, ou Lien qu'il charge le prêtre de chanter auprès d'un brillant autel l'hymne poétique; quand la pierre (du mortier) résonne comme la voix d'un chantre sacré, c'est alors qu'Indra se plait à venir à nos fêtes.

\i\ MM-; i\.

A INDRi, PAR GOTAMA.

'Jléires : Anouchtoubh, Ouchnich, Giyatri, Trichtoubh , Vriati el Panklî.)

1. Les libations sont versées pour toi, à Indra puissant et vainqueur! Viens. Que la force te remplisse, comme le soleil (remplitile ciel de ses rayons.

2. Partout où les poètes chantent ses louanges, partout où les mortels lui offrent des sacrifices, les deux coursiers d'Indra transportent ce (dieu), dont la vigueur est insurmontable.

3. Vainqueur de Vritra, monte sur ton char; la prière vient d'atteler tes chevaux. Que ton attention se tourne du C(ité de la pierre (du mortier) qui résonne (pour toi).

•4. Bois, à Indra, ce breuvage excellent, immortel, enivrant, dont la pure rosée coule pour toi dans le foyer sacré.

5. Honorez donc Indra, et chantez ses louanges. Qu'il s'enivre do nos libations. Vénérez sa force éclatante.

6. 11 n'est pas de plus habile ècuyer que toi, ô Indra, quand tu attelles tes chevaux. Il n'est personne qui égale ta force, personne qui puisse te surpasser, aurait-il les meilleurs coursiers.

7. Celui qui seul distribue la richesse au mortel qui l'honore, qui domine sans contestation, c'est Indra. Oh, viens!

8. Quand donc Indra voudra-t-il briser l'impie, comme on brise de son pied une plante épineuse? Quand voudra-t-il écouter nos prières '? Oh, viens !

0. Celui qui, entouré de dévots serviteurs, t'honore de ses libations, ô Indra, tu lui donnes une force terrible. Oh, viens !

10. Les blanches (vaches du ciel) boivent cette douce rosée partout répandue. Elk-s s'unissent au

cède le deuxième volume du Bbàgavata-Pouràna de M. Eug. Burnouf. Quant à moi, au lieu de reconnaître un pi'rsonnage de Cavi, peut-être imaginaire, je traduirais volontiers le mol Càvya, qui est dans le texte, par ceux-ci : digne d'être chinté par le poète {stoii:yah)

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