‹ Monde ancienChapitre 90 sur 848 · I.N'Dl · texte numérisé non relu

I.N'Dl

l'OliSIlî LYIIIULlî.

[Lecl. vi.|

bicnfaifant Indra, et, brillantes, hontlissant du joie, elles s'étendent sur son domaine.

11. Heureuses de le toucher, elles se eolorent de leintes diverses; elles apprêtent le so??ia (versé en son honneur) : ces vaches hieii-ainiées d'Indra aiguisent aussi son arme foudroyante, et elles s'étendent sur son domaine.

12. Elles vénèrent avec respect la force de ce (dieu) prudent; elles le secondent dans ses (euvres nombreuses, et, prévoyant sa pensée, elles s'étendent sur son domaine.

13. L'invincible Indra, avec les os de Dadhyantch ', a terrassé quatre-vingt-dix-neuf- ennemis.

14. Il a cherché la tête de cheval (de Dadhyantch) cachée dans les montagnes, et l'a trouvée dans le lac Saryanàvàn ".

15. Et (ces os merveilleux), on les aurait pris pour les feux du rapide Twachtri, alors éteints,

1. Dadliyantcli (voy. p. 90, col. 1, note 2), filsd'Alliarvan, régla, comme lui, le culte des dieux, et fit des hymnes que l'on appela astlii ou plutôt aslhan, et avec lesquels on soutint nne guerre toute spirituelle contre les mauvais génies. La légende a embelli ou dénaturé ce simple récit; elle a, suivant l'usage, abusé des mots, personnifiant et allégorisant les choses au (•ré de .son imagination. Dadhyantch, pendant sa vie, avait vaincu les Asouras, qui fuyaient seulement à le voir. Il mourut, et les Asouras remplirent la terre. Indra ne pouvait leur résister. Il se mil à la recherche du saint Kichi, et apprit qu'il était mort, mais que ses os avaient contre les Asouras le pouvoir do la foudre. Ce Dadliyantch avait été une espèce de centaure à tête de cheval. Au milieu des montagnes, dans le lac Saryanàvàn, on trouva sa léte, dont les os furent employés contre les ennemis d'Indra. L'ne autre légende dit que Dadhyantch avait appris le Cavatcha-vidyà, et il devait perdre la tête, si jamais il le révélait. En faveur des Aswini-Coumàras, il manqua à sa promesse, et la menace eut son effet. Ceux-ci remplacèrent sa tète par une tête de cheval. Indra eut besoin plus lard, contre les Rakchasas, des os de cette tète : Dadhyantch consentit à mourir pour les lui fournir. Ces légendes me paraissent un voile bizarre, mais transparent ; le mut que nous rendons ici par os n'est pas asthi, comme cela devrait être, mais astUan. Or, on entend par sthàiia une division, un chapitre de livre. Il paraîtrait que les prières composées par Dadhjanlch étaient détachées et sans .suite : c'étaient en quelque sorte «les mélanges, asthan. Ce mot, coufondu avec uslhi, a donné naissance aux légendes. Un disciple peut-être de Dadhyantch, nommé Aswasiras ou Tète de chrval, avait le dépôt de ces prières ; son nom aura donné lieu à un surcroît d'embellissement. (On cite le nom d'Aswalàyana, comme cidui d'un llichi qui a travaillé au Uig-Véda.) Au reste, ces licences d'imagination sont communes dans les traditions anciennes : voyez, pour exemple, la fable des Tèttirîyas. 11 est encore ])ossible que les prières de D.idhyantch aient commencé par le mot Aswasiras, ou bien qu'elles fussent consacrées aux Asieins. Voy. lecture viii, hymne •*, vers 12; et hymne 5, vers 22.

2. Voy. p. CI, col. 1, note J ; m ji.S!), col. 2, note 2. a. Dans le pays de Cm rùukcliéira.

comme s'ils avaient été au séjour (glacé) de Tchand ramas '.

10. Qui donc aujourd'hui attache au char (d'Indra) ces chevaux qu'attelle lu sacrifice, chevaux vigoui'uux, brillants, invincibles, portant au front une arme aiguu, frappant (leurs ennemis) au cœur, et répandant la jûie(parmi leurs amis)'? Honneur et vie ;'i celui qui célèbre leurs services !

17. Quel est celui qui fuit, qui tremble (devant le dieu)'? qui ressent l'atteinte de ses coups? Qui (au contraire) éprouve le bonheur de sa présence '.' qui l'invoque pour son lils, pour son éléphant, pour sa fortune? qui, pour sa propre personne ou pour sa famille?

IS. Quel est celui qui, (pour plaire à Indra), célèbre Agni, et, à dus époques fixes, l'honore par des holocaustes et des libations de beurre ?.\ qui les dieux apportent-ils lus fruits du sacrifice? Qui, par ses offrandes et ses hommages pieux, s'attii'u la protection (d'Indra) ?

19. Oh, viens ! Maghavan, dieu puissant, honore le mortel (qui t'honore). Lubonheur ne vient que de toi. Indra, je l'adresse ma prière.

20. 0 toi qui es notre refuge, que jamais tes dons et tes secours ne viennent à nous manquer ! Ami des hommes, accorde à leur sollicitude tous les trésors (dont tu disposes).

AUX jiAiinrTs, vAn gotama.

[ilèlres : Djagatî et Trichtoubh.)

1. Comme des femmes à la brillante démarche, les enfants de Roudra s'avancent, célébrés pour leurs hauts faits; car les Marouts ont développé le ciel et la terre; héros destructeurs, ils se plaisent à nos sacrifices.

2. Couverts d'une humide rosée, ces enfants de Roudi-a croissent dans le ciel, où ils établissent leur demeure. Soumis avec respect au noble (Indra), ces lilsdePrisni^ développent leur force et amassent de riches trésors.

3. Nés de laTerre '> , quand ils se parent de leurs ornements, ils jettent sur leurs corps irèclatantus couleurs ; ils renversent tous leurs enninnis, et sur leur chemin coule la (pluie qui est) le beurre (des campagnes).

1. Tcliandramas, c'est la lune, dont les rayons sont regardes comme glacés.

2. Voy. p. 53, col. l,nole 5. Dans levers suivant, on les appelle Co-màtarah, mot que le commentateur entend par FUs de la terre.

Page 1